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Mémoires de l’Acad. des sc. de Paris, année

Fig. 10.

où se trouve un thermomètre, destiné à indiquer la température de l’air ambiant , est placé un siphon de verre renflé, aux deux extrémités, en boules fermées. L'une de ces boules, a, contient de l’éther, et porte à l’intérieur, un

MATIÈRE

formation d’une couche de rosée sur la boule et. Le moment où cette rosée est produite se reconnaît à une sorte de voile qui diminue brusquement l’intensité de la lumière réfléchie par le verre. La température est alors au minimum; mais elle se relève quand la rosée a disparu. L’observateur note ces deux températures; leur différence montre jusqu’à quel degré il faudrait abaisser la température ambiante pour précipiter de l’air les vapeurs qui s’y trouvent.

Mais cet hygromètre, que Daniell a fait connaître en 1820 \ est loin d’être parfait : indépendamment de plusieurs causes d’erreur qu’il laisse subsister, il n’est pas d’une manipulation commode. Dans ces derniers temps, il a été remplacé avantageusement par l’appareil condenseur de M. Régnault.

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