‹ Histoire universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 110 sur 135 · RE · texte numérisé non relu

RE

celui-ci:'Pieu le Père, ecomme:créateur,; a épousé la Sagesse, sa mère ;:qui. a enfanté-son Fils ‘bien-aimé., ‘c'est-à-dire: le monde physique. Le'Verbe; comme premier-né du créateur, est l’iratrument qu'il employa dans la Création, et le typei d’après lequel. il donnh la forme à la mätière (4): IFest le souverain pontife , le grand Médiateur’entré la Divinité et Mirr il pisse es de Dieu qui instruit le genre‘humain

Bien que le monde soit:fait:selon les idées du: l'Étre. suprême. x

vhnaissance de Dieu ne peut venir de la: création ; mais elle

spèce d'’intuition accordée à ceux-là seu:: :;'1° se déta-

“hoses de la terre. L'homme; dans cet 1. ‘’ütient des

ons immédiates ; des irradiations de la p:1t de Dieu,

ases qui le: transportent devant sa face: Personne ne

sat utéfois sonder la nature de l’Être suprème il est seule-

ment possible: de conjecturer qu’elle est: analogueà l'esprit humain

quant à la pensée j à la matière dn soleil pute à la DRE exquise de son essence.

Cet esprit curieux, dhés (Éd la cabale et le platonisme se mélaient à l'orthodoxie mosaïque, non sans quelque réminiscence de la doctrine de Pythagore , se met'alors àiexpliquer:la création dont l'œuvre réquérait Dieu , les quatre éléments , le’ Verbe et la bonté divine. Outre les créatures visibles, il en ést beaucoup d’invisibles qui remplissent l'air, et qui , exemptes dé maladie et de mort, sont , selon leur degré, anges, génies ou démons ; elles sont renfermées parfois dans les corps, ou constituent l’âme des astres. L'homme ne fut pas l'ouvrage de Dieu seul, parce qu’il devait être susceptible de vertus et de vices. Le mal est en partie nécessaire pour la conservation du tout ; il est en partie l’effet inévitable de l’altération des éléments, en partie un moyen de punition , en partie causé par l'homme lui-même.

L'homme a un corps et une âme , et celle-ci se compose d’une partie raisonnable, d’une autre irraisonnable : à la première se rattachent l'intelligence, le sentiment , le langage ; à l’autre, les passions physiques. Le premier homme créé par Dieu était une copie excellénte du Vérbe divin; mais, comme la vue de la fémme l’excita au désir de la propagation, il se prit d'amour pour la volupté, ce qui. le. fit tomber dans une vie malheureuse et dans une corruption toujours croissante. Dieu envoie son esprit à ceux qu’il vétit ramener à la vertu , et lon se rend digne ‘de ce don par la

(1) I'appela là matière oùx 8%, non parce qu’élle ‘n'existe pas, mais parce qh’elle né Possèdé pas la forme sans laquelle ôn ne peut concevoir dutune réalité, Plotin, quelques autrés néo-platoniciens et des chrétiens'en firent autant,

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