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grecques et.orientales, dont les Pères de l'Église eux-mêmes tirèrent parti pour la défense et l’éclaireissement du christianisme, Toutefois, comme cette école manquait de bases solides; et n’était qu’une transition du faux au vrai que l’on n’osait embrasser, elle ne devint jamais populaire ; elle perdit tout éclat après Proclus, bien qu’il comptât de nombreux disciples , parmi lesquels se trouvent les fameuses Hypatie, Sosjpatra, Édésie, Asclépigénie, S’imprégnant de plus en plus d'idées orientales, qui se propageaient par le moyen des sociétés secrètes , elle adopta les rites magiques, qui non-seulement égaraient l'intelligence, mais conduisaient à des actes atroces.
L'erreur capitale des néo-platoniciens fut de se poser, depuis Plotin, comme les adversaires du christianisme , et, dans ce but, d’adopter le polythéisme, non plus dans sa forme abandonnée, mais transformé en symboles; or la philosophie n’a vas besoin de symboles , qui ne peuvent rien sur le peuple , toujours entraîné par le sentiment et les passions. De philosophes se faisart apôtres, ils manquèrent leur but. Incrédules et superstitieux, ils acceptaient toutes les religions, sauf à les dénaturer en les tronquant ; ils essa yaient de réunir les deux besoins qui divisent les hommes, celui de croire aveuglément et celui de voir avec évidence, se soumettaient à certains dogmes jusqu’à renier la raison, et critiquaient les autres sans mesure. La science 1:2 servit qu’à les égarer; ils montraient le mal, mais sans cifrir de remède, et, pour avoir accueilli tous les principes , ils se privaient de la rigueur qu’on trouve en se fixant à un seul.
Nous nommerons parmi les néo-platoniciens le compilateur Jean Stobée, Simplicius de Cilicie, commentateur d’Aristote, et même Plutarque et Maxime de Tyr. Plutarque discuta des questions philosophiques dans son livre contre l’épicurien Colotès, dans le Banquet des sept sages, dans ses traités sur le mot et écrit dans
le temple de Delphes, sur les oracles, sur le destin , sur les ques- :
tions platoniques, sur la procréation de l’âme , sur les contradictions des stoïciens. Il pose en principe que la matière est éternelle, et que Dieu en a formé des corps , dans lesquels descendirent des âmes immatérielles, diverses dans les différents hommes, douées d’une lumière divine et de quelque reste des propriétés dont elles jouissaient avant d’y entrer. Versé dans la philosophie grecque et connaissant aussi celle de l'Orient, il choisissait jparmi les différentes opinions; combattant les épicuriens et les stoïciens , il préférait les doctrines platoniciennes, sans adopter néanmoins aucun système ; il était entravé surtout dans la liberté de sa pensée par
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les erreurs superstitieuses dont abondenit tous ses écrits, surtout
son traité d’Isis et d’Osiris, dédié à la grande prêtresse de Delphes. Sous cette malheureuse influence , il veut trouver dans les mystères égyptiens un sens philosophique qui les justifie aux yeux de la raison; mais, outre qu’il dénature l'idée originelle d’Isis et d'Osiris , il ne s'accorde pas avec lui-même, les considérant tantôt comme des qualités du Dieu unique , tantôt comme des symboles des forces de la nature, tantôt comme de simples idées.
Maxime de Tyr assigne pour but à la philosophie le bonheur, et fait de l’art de raisonner le suprême plaisir. fl reconnaît un seul Dieu, père de tous, et duquel dérive une série d’êtres, qui, s’abaissant de degré en degré, unissent la divinité à la brute la plus infime.
Quant à Lucien, il tournait en ridicule théologiens et philosophes, et se bornait à savoir de leurs différents systèmes ce qu’il en fallait pour les bafouer. Sa préférence se manifestait néanmoins pour les épicuriens , puisqu'il niait tout ce qui se trouvait en dehors des biens sensibles, et pour les cyniques, en ne ménageant les injures à personne,
Nous serions porté à placer à cette époque Horus , OU, comme d’autres l’appellent, Horapollon, que l’on a cru antérieur à Homère , et qui n’était certainement pas Égyptien ; il dut appartenir aux temps où la théologie égyptienne se mélangea avec celle des Grecs. I écrivit sur les hiéroglyphes , non pour en donner la clef, mais pour expliquer les emblèmes et les caractères des dieux ; ce en quoi il a aidé un peu les modernes dans leurs tentatives pour expliquer cette écriture mystérieuse.
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