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Le.
88 . : SIXIÈNE ÉPOQUE. ° enlève à, son œari Lollia Paulin, à ,cause.du renom decheauté:de
son aïeule et |a renvoie au bont.de quelques jours:; en'luidéfen+ ‘: dant. toutes relations. avec d’autres jusqu’au. moment:oùil luien: voie l’ordre de se tuer. On fait un mérite à.Glaude de n’avoir pas:
épousé, de femme ayant.appartenu à: d'autres; mais; comme Ca-' ligula, il eut cinq femmes, et, dans le sombre. une: Messaline. et
une Agrippine ,. dont les noms, indiquent encore : aujourd'hui tout ::
ceque leur sexe.a; produit de, plus dépravé. Drusillina; fe de.Gà-
ligula est égorgée ayec lui, à peine âgée de deux ans. Claude jette :
toute, nue sur.le seuil de sa femme une, petite fille qu'il :eroit'le fruit de J’adultère. Messaline fait exiler.et tuer Julie; fille de Germaniçus,.et une autre nièce.de, Tibère. Une, Lépida ; parente: des
Césars,,. fait ayec, Agrippine assantde beauté, d’opulence, dim V4.
pudicité, de violences, et. celle-ci la fait assassiner. :| 12 li
On pouvait, montrer, dans le, palais des Jules. la grotte où: h fut égorgé Caïus; la, prison où on laissa le jeune, Drusus périr de faim, en rongeant la Jaine de, sa; couverture ,.et en proférant contre: Tibère, des, imprécations que celui-ci, faisait recueillir. avec soin; pour les répéter ensuite au, sénat. Dans cette saile, Britannicus-but la coupe empoisonnée et mourut. aussitôt ;: &ans céttel autre; Agrippine chercha à provoquer les désirs, de:son propre fils et; : dans ce jardin, ce même fils ntyagneue ses attouchements curieux son cadavre sanglant.
Voilà les forfaits dont se souilla une seule famille , et tcétaient. des divi et des divæ. sur lesquels se portaient tous les regards, et que protégeait la mémoire d’illustres parents. Que trouverionsnous. donc en. nous. introduisant au sein d’autres: foyers, par exemple, dans la maison d'Agrippa, « où la seule Vipsania mou
« rut de sa belle mort, et où les autres périventsoit par le fer, sans
« qu’on en pût douter, soit par le poison où de faim, selon le «bruit public (41)?» dans les palais des patticiens, où l’on attendait. à chaque, instant. l’ordre. de se prostituer, ou celui ::de mourir ? dans le laboratoire de Locuste , longtemps un des principaux ins< truments du pouvoir (2), et où l’on venait-se' pourvoir de philtres pour se faire aimer (3), de poison pour accélérer un veuvage où
(1} Faces; Ann., IF.
(2) Diu inéer instrumenta, regni habita.
(3) On lit à Brescia cette, inscription, qui, pourtant pourrait ètre. speed Ù D. M, QUI ME VOLENT VALETE MATRONÆ MATRESQUE FAMILIAS VIXI ET ULTRA VITAM NIHIL GREDIDI ME VENERI ALUMNÆ ADDIXI QUOS POTUI PELLEXI FILTRIS: ET:ASTU VIRO HUMATO NON * VIDUA FUI NEC MARITÆ NOMEN, ADEPTA QUÆSO NE ME (INVITE PORYIA FAMILIA EST VENEHIS DOMI 8 ILLIGIUM QUPIDINUM CAYE VIATOR NE :N& DIU'GALCAT AM CALCES,
une $ où lot tuer de leurs:f
Taci (pour 1 mort, « Claude il y eut fait qu’ assure; produis exécuti Queran damné conspla diée de ductior remord de Sylle sonnem escortée etPomp moins, ( Plutarq « EXemM « SANS r « sùrete
Voye:
le déploi mais le lerons pl même a on met à les pil peuple de si bo
(1) Aus fleuve, en \éron eut
2) Suit
MŒURS, ! /r 1 89
une succession: de:breuväges pour lavortément? dens ces palais où l'orficompte-autant d’ennemis que d’éselaves , toujours :prèts à tuer deurs maîtres;:àdes épiériet:à dénoncer leurs moindres actes, leurs. plus:secrètes pensées?
Tacite;révélateur implacable de cette dépravation, nous montre (pour ne:parler/que des crimes privés) dix-neufmille condamnés à mort, qui combattent sur le lac Fucin lors de M folle naumachie.de Claudé. Lorsque cetiempereur rétablit le supplicé des parricides, il y eut en cinq ans plus dé condamnations pour cet odieux forfait qu’on:en!avait prononcé durant plusieurs siècles ,'et Sénèque assure, avoir vu ‘plus de sacs que de'croïx (1). Les supplices se reproduisaient si fréquemment, qu’on enleva les statues du lieu des exécutions, pour: n'être pas obligé de les voiler:à tout moment. Querante-cinq hommes et:quatre-vingt-cinq femmes furent condamnés pour empoisonnement. Papirius, jeune homme de famille consulaire, tombe d’une fenêtre, et Fon en accuse sa mère ; répudiée depuis longtemps, elle avait poussé, à force de luxe et de séductions; ce jeune! garçon à de tels désordres, qu’il échappa au remords-en terminant ses jours: Lépida, fille des Émiliens, nièce de Sylla et de Pompée; accusée tout à !: fois d’adultère, d’empoisonnement, desupposition d'enfant, desortilége, serend au théâtre, escortée de toutes les nobles matrones ; là, invoquant ses ancêtres et Pompée, elle met tant d’éloquence dans ses supplications, que le peuple: poursuit, dé ses imprécations lé mari accusateur ; néanmoins; convaincue par la déposition deses esclaves, elle est exilée. Plutarque nous dit : « Dans chaque famille on trouve plusieurs « exemplesd’enfants, de mères, de femmes tués ; lesfratricides sont « sans nombre, et c’est une vérité démontrée que, pour sa propre « sûreté , un roi doit tuer son frère, »
Voyez ce peuple dans les spectacles ; ce qu’il veut, ce n’est pas le déploiement de l’adresse, de lhabileté, comme chez les Grecs, mais l’extraordinaire, mais les sensations violentes Nous ne parlerons plus desgladiateurs et des bêtes féroces; mais, sur ce théâtre même où l’on représente l’nvendie de l’encien poëte Afranius , on met réellement le feu aux maisons, et les histrions sont autorisés à les piller (2). Le clément Marc-Aurèle fait paraître devant le peuple un lion élevé à manger des homimes , et qui s’en acquitte de si boune grâce, quelle peuple'prie tont d’üne Voix l’empereur
(1) Aux-termes ‘des tôls faités sous les rois, le parricide était jeté dans le llcuve, enfermé: dans nn sûc de car avéé uit chat, un serpent et un singe, Quand Neron eut fait tuer sa mère, on vit des sacs suspendus à ses statues.
2) Suérone, in Ner,, 11,
de lui donner la liberté: Un Icare tombe réellement du ciel , et honné aussitôt un ours accourt le mettre en pièces. Un véritable supplice lité dé termine le drame de Prométhée, où:un certain Lauréolus est cloué sur la croix et dévoré par une bête féroce: On fait imiter l’héroïsme de Mucius Scévola à un: esclaye condamné à laisser réellement brûler la main qui s’est trompée. Martial raconte et ad- divord mire de pareilles scènes (4); or, .e’était en les multipliant que les d’aprè empereurs achetaient la liberté de ce peuple qui avait éteint la li- élale berté partout. nn Comment cette pudeur naïve que conserve une heureuse igno- shidié rance pouvait-elle durer dans Rome ; où les enfants des deux sexes gues allaient pêle-mêle aux mêmes écoles ? On suspendait des priapes resta | au cou des petites filles, la ville et les maisons étaient. remplies ét de nudités effrontées ; et dans les bains, adolescents, vieillards, utrb enfants ; se trouvaient confondus avec les jeunes filles et les ma-
la loi tardai point
trones (2). On laissait lire sans difficulté aux jeunes filles les an- Me ciens comiques avec leurs impudentes.obscénités (8); La mère tituées assistait avec sa fille aux indécentes réjouissances des Lupercales, sit aux danses des courtisanes en l’honneur de Flore, de même qu'à le qu’aux théâtres , où les mimes , représentant l'ivresse de la pros- filles e titution ; de l’adultère (4), exposaient complaisamment lescharmes trer pe lascifs d'Ariane et de Danaé ; bien plus ; on représentait les amours JS cliabih de Pasiphaé dans leur réalité brutale (5). Quelles pensées devaient Suéton accompagner de semblables spectacles, quels entretiens les suivre? boitié quelles œuvres devaient-ils enfanter ? nes po Les riches par volupté, les pauvres par nécessité, aux joies tranquilles dont le mariage récompensr ‘-< sacritices de deux cœurs ()E (1) De Spectac., passim, et TERTULL., Apoë., €. 15: (2) ManriaL, LIL, 3, b1, 87. — Pine, Hist: nat., XXXIII, 12. (3) Cicéron , de Orat., III, 12.
(4) Mimos obscena jocantes Qui semper fich crimen amoris habent, In quibus assidue cultus procedit adulter…. Si ce Nubilis hos virgo, matronaque, virque, pucrque Spectat, et e magna parte senatus advst.
Nec satis incestis temerari vocibus aures :
Adsuescunt oculi mulia pudenda pati. Et sai Luminibusque tuis ( Auguste), dofus quibus, utimur, orbis, laquelle Scenica vidisti lentus adulteria. @) & (Ovin., Tris£., 11, 500 et suiv.) PAST F2 (5) Junctam Pasiphaen Dictæo, credite, tauro (3) Vi Vidimus : accepit fabula prisca fidem. (4) 4 (Manr., Spect,, 5.) (5) 4x
ciel , et supplice est cloué er l’héser réel- > et adque les int la li-
ise igno- JUX SEXES s priapes remplies ieillards,
les mas les an- La mère percales, e même la proscharmes s amours devaient suivre ?
‘MŒURS. ‘94 honnêtes ; préféraient les orages d’un célibat licencieux et la facilité de caresses vénales. Que si, pour se soustraire à la sévérité de la loi Pappia Poppéa; on se décidait à prendre une épouse, elle tardait peu à êtré répudiée ; et! les divorces se multiplaient au point de rendré l’adultère légal (1). Si l’on n’avait pas recours au divorce, les fruits de l’hymen périssaient avant de naître; ou bien, d’après l’horrible usage de touté l'antiquité, les nouveau-nés étaient jetés sur la voie publique. Libres de soins plus graves, les femmes s’abandonnaïent à toutes les frivolités du luxe, où se consolaient d’une vie‘uniforme et sans éclat (2) en se mêlant aux brigues d’ambition et de péculat; puis, sous l'empire ; il ne leur resta plus que le dernier degré de la corruption. À peine trouvaiton une union sans tache (3), et Pline rapporte que Lollia étalait à un banquet pour quarante millions de sesterces de perles (4); Tacite nous montre lës dames rümaines descendant avec les gladiateurs dans l’arène , ou faisant assaut de débauches avec les prostituées (5), ou se livrant aux esclaves ävec une telle fureur, que le sénat dut recourir à des remèdes plus propres à constater le mal qu’à le guérir. En lan 19 de J.-C. le sénat défendait aux veuves, filles et petites-filles d’un chevalier romain , de se faire enregistrer par les édilés au nombre de celles qui trafiquaient de leurs charmes : étrange défense dont on ne devinerait pas le motif, si Suétone et Tacite (6) ne nous apprenaient que des femmes de bonne maison se déclaraient meretrices , pour échapper aux peines portées contre les débauchées.
(1) Expression de Maria, liv. VI, ép. 7.
Julia lex populis ex quo, Faustine, renata est, Atque intrare domos jussa Pudicilia est,
Aut minus, aut certe non plus tricesima lux est : Et nubit decimo jam Thelesima viro.
Quæ nubit toties, non nubit : adultera lege est. Offendor mæcha simpliciore minus.
Si cela paraît exagéré, Juvénaz nous dit, VI, 20 :
.… Sic fiunt octo mariti Quinque per autumnos.
Et saint Jérôme vit à Rome quelqu'un qui enterrait sa vingt et uniè me femme, laquelle avait, à son tour, enterré vingt-deux maris. (2) Graviorum operum negata affectatio omne studium ad acriorem sui cultum hortätur conferre. (V. Max., lib. 9, ce. 1. n. 3.) (3) Vix præsenti custodia manere illæsa conjugia. (Tac, Ann. IL, 34.) (4) Hist. nat.,IX, 58, (6) Ann., XV, 32 et 37.
(6) Hnn., XA1, 33, 85.
a Pauvait<on:.attendre sautre | chose duns'uné ville'sù régit 'H'
courtisané. Actéa; où lascourtisane Poppéé; féimeh quiné mat. quait que lavertuviacousait Octavie. d'adultère,3 pour envahit” dé couchegioiles :plué .béljescétdient poureuivies:i cormitie le gibiér dads les:bois:;;pourréjouir une ‘orgie de l’éitipérenes et' tré jetées leilendemait :‘omme la couronnadepavots®isiis #90 HOTHIUEIES
Hne:s’agit: pas ici d’un peuple ignorant.etmisérablé; Hieulture
de l'esprit et l’urbanité.avaienti: atteint les degré ter plés élévé | et le bien-être, les jouissances d’aujourd’hui sont loin dc pouvoir soutenir la:éomparaison avet' ce qui était 4lôts : spectacle qui'sut-
fit "pour ‘éblouir ‘ceux dûnt lé. regard ne s'attache qu'à l'appa- r rénce. Les plus belles poésies , les ouvrages historiques les plus,
admirables,, circulaient .avec:il’attrait de da :nouveauté dans ‘les
mains.de tous, La:multitude recevait ‘sans travail’ sa"nurtitute ee"
assistait à des spectacles gratuits d’uné mdgnificence inexprimable, se p'oméenait sous de superbes portiques, .prodiges d'art et de richesse, et s’exerçait. dans: lerchamp.de Mars: au miliew de
monuments qui sont-encore la merveille des’simples cürièux, des : modèles pour les éüntialsseurs ;"puis , après | la: promenade e et de gymnästique , huit cents thermes lui offraient les plaisirs du. bain,
d’où elle sortait pour aller recueillir au théâtre. les hommages:et l'admiration des rois étrangers, prendre parti en‘favèur de’ tel où
teb'uctènr,iet: répandre dans ses quéréllés d’histrions un ‘sang qui
coulait jadis pour acquérir les droits civils...
Quant aux riches, c’est.tout au plussi le luxe effréné de l'Asie pourrait dépasser le faste et la mollesse dé ce temps; comme les laines de l'Apulie’et de l'Espagne étaient trop pesantes, l'Inde et la Sériqué envüyaient des étoffes d’une soie transparente; on trouvait lourde la chaussure romaine, et l’on portait à la main une boule de cristal, afin de prévenir la transpiration, Des centaines d’esclaves, machines intelligentes, faisaient tout pour leurs maitres, depuis la cuisine jusqu’à des vers; de sorte qu’ils pouvaient jouir tout à leur aise de voluptueux loisirs au Forum, dans les basiliques, dans les bains, La température des salles de banquets est attiédie par des bouches de chaleur, et les fenêtres sont garnies de pierres spéculaires; dans l’amphithéâtre, on peut faire pleuvoir sur le peuple une rosée parfumée de nard, et l’arène du cirque est semée d’une poussière d’or.et d’ambre. Le luxe des Romains n’était donc pas de l’art, comme chez les Grecs, mais dela volupté (1) ; à la fois gigantesque et misérable, ilest l’expression d’une civilisation
(but ineubiit vittumque vdciscitur ‘orben.”
matérie lintellig on vOya nes.et.d Greg.qu d'institu
t'es “yendol et tu n’as et Ariélote’ Tun'as'pal tin, et,-dh grec, de pè pers tumull pas honte, 4 et, ei te ! id du ‘sommeil boue de ia.
gnons des gl en ui sf gr:
Comme t dans l'aspec connafl pou (an maître ceux qui lui des'sciences Tucors do ton:imantea Si quelque plus humble table’ el'ce © lesos comm de mauve, je seulement tu jours traité d'aitféurs un comme les à toi in deinide mépris, £ inopinément soudain ce q découpe dur
Juvoir
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matérielle, sang proportions avec: l’ordre moral: Les:plaisirs ‘de l'intelligence ne servaient: qu'aurraffinement de : ceux’ des: sens; on voyait:donc figurer dansHles: cortégés ;au milieu des courtisanes.et.des mignons: le poëte; le philosophe, le Grec'surtont:: le: Greg.qui.sait.tout, depuis: le, métier. de: proxénète; jusqu'à :telui d’instituteur des enfants ÿ; qui supporte avec üne: égale longañimité | les faveurs et.les avauies, pourvu qu'il puisse être admis à la table du maître et:honoré de sa:conversation (4).5:citut Je qe la
trot 5h (tro) to HT IHOME CEE TT Ho >4! a Co RELTE! L) (1) Lorsqu'on. lit dans Lucien ( Vie des, courtisans ;) le portrait du ;frécepteur grec danâ les maisons riches de Rome, ôn y retrouve praipucg traits. de vessem-, st crie Poëte de 1500, l'abbé de 1700, et certains 1jt érafeurs du siècle palq #91 2s0prioiit éomuistio : 466 6 ASU AU AMI BEA UT
-« A wnrâge où; si tuétais hééschive, ‘il était temps’ do songer à la 1lbérté, ti tes, yendu, toiymême pour quelques oboles avec loué ta vertu) tonte ta science, et tu n’as tenu aucun compte des différents discours. que Platon, Chrysippe. et AHtôte"dnt voriposés ‘#'la louange de la liberté'et en haitie de la servitude ! Tüfn'ät/pas hôtité dé le trouver au’mitiéu dés flatteurs, dés fripons et des fiber tiné, et;-dhne une si grande multitude dés Romains! d'être’ seul avec fe rantéau’ grec, de parler Jeur Jaugue- avec des barharismes, ; de:prendre part ‘à: des: soti: pers tumullueux, parmi des geus de toute sorte, pervers pour Ja plupart ?.Tu'tas pas honte, dahs cès banquets, de louer Lors de propos, de boire outrè mesure, , et, ‘er te ‘lévatit"Té Inatin' au' brait de Y sonnette, pendant le plus doux moment du ommeil( de edurir' tout'émpressé ,'én''âÿant encbré aux jambes ‘lès tâches de boue de la yeilla 2? Quelle, $i grande |disette éprouvais-tu doncde lupins et d’oignons des champs? ronauale-Ae de;sources d'eau fratçhe at courante, pour tomber ni Vi 61 D'ART AÉBSPOÏE ?. + + à ee ve +» sos eponepereretense conan pont in ee
Comme tu portes une longue barbé, qué tu as jé ne’ saïs quoi de vénérable dans l'aspect, que 'tüportes dijnément l'habillement grec, ‘que tout lé motide te connaît pour professeur de, belles-lettrés): orateur où -pliitosophié,:il"lui'sémtble (an maître du logis) qu’il est. de bou: air, de mêler quelqu'un de :eettà espèce à ceux qui lui fônt cortége lorsqu'il sort, attendu qu’il passera. ainsi pour un ami des'sclehées et des léttres grecques, pour ün apprétiateur éclairé des, savants. Tucoors donc risque d'âvoir dünné à loyer, nôn'tés discours mérVeillèhx. ‘inais ton:manteau ou,tà barbe... APCE CAN UT EF A 9 9 A CET qu
Si quelque autre plus nouveau survient, lu es renvoyé, chassé dans un çoin des plus hambles, où tu languis, réduit à suivre du regard ce qu'on apporte sur la table et'ce qu’on dessért; si même ‘les plats viennent jusqu'à toi, tu rongeras lesos comme les ‘chiens, ét la faim te fera sucer doncèment quelque faille sèche de mauve, jetée ayec les restes, D’autres outrages ne to seront ps épargnés. Nonseulement tu n'auras pas les œufs (car il p'est pas nécessaire que lu spis toujours traité comme une ersonne étrangère et peu connue; y prétendre serait d’aittèurs ah aHétlènel dé ta part), mais Lu ne dois pas hlême avoir un poulet cormé les antres;! on en sert tingras ét dodu À l'homine riche, on te donne 'à toi un demmi-poussin, où mn vieux pigeon réformé, pour te faire liunte'ét en Kigné de mépris, Souvent s’il manque par hasard un des convives, et qu'ilaive ensuite inopinément, « Tu es de la maison, » te dit à l'oreille le laquais , et il L’enlôve soudain ce que tu as devant toi, pour le servir au survenant, Lorsque ensuite on découpe durant le repas soitun cerf, soit un cochon de lait, il faut que tu sois
Le despotisme, loin de diminuer le luxe, le, fomente pour inspirer la mollesse et le goût des jouissances, destinées à distraire de la servitude ou bien à indemniser de la tyrannie. Mais ce luxe,
dans les bonnes:grâces de l’écuyer tranchant ; sinon tu devras te contenter. de la part de, Prométhée , c'est-à-dire des os avec la moelle...,.......,.,. Man en de
Mais je n'ai pas dit qu’à l'instant où les autres savourent un vin vieux et dé. licat, toi seul bois de la mauvaise piquette. Plût au ciel qu’il te fût même accordé d’en ‘boire à satiété, car il arrivera plus d’uné fois sis tu en demanderas que le page feindra de ne pas t’entendre.......... Soie doaapante ss envine fee
Si quelque bavard de serviteur vient à rapporter que tur n'as pas loué le petit garçon de la maîtresse de maison lorsqu'il dansait ou jouait de Ja cithare, tu ne courras pas un mince danger. Il te faut donc coasser comme une grenouille qui a soif pour te faire distinguer parmi ceux qui applaudissent ; donner le ton aux plus enthousiastes, et maintes fois, quand les antres font silence, répéter quelque éloge médité, avec une dose surabondante de flatterie...,.....,4,4 eos.
Tu dois rester couché et baissant le nez comme dans les banquets des Perses, de crainte qu'un eunuque ne te voie lorgner quelque concubine ; tandis qu’un autre eunuque reste là, son arc tendu prêt à traverser les joues de Paudacieux qui regarde en buvant les objets défendus..…...,........,..... ssosapeee
Telle est l’existence ordinaire de la ville, Que t’arrivera-t-il HA en yoyage ? Souvent lorsqu'il pleut, toi qui marches le dernier, puisque c'est le rang que le
‘sort L’a réservé, tu atteuds les bêtes de somme, et, faute de voitures, on te juche, avec le cuisinier et ‘e coiffeur de la maîtresse, sur un chariot, sans même mettre sous toi une quantité de paille suffisante. ....,......., pp 6000000 0.00 0.0
S’il t’arrive de ne pas louer, on t’enverra bientôt, comme un être aaineux et insidieux, aux latomies de Denys. Il faut que tu les trouves (les maîtres de maison) savants et éloquents ; s’ils tombent dans quelque solécisme, leurs discours n’en doivent pas moins exhaler toujours le parfum de l’Hymette et de l'Attique, et être destinés à devenir des modèles de bon langage pour l'avenir. Ce que font les hommes est encore ce qu'il y a de plus supportable, les femmes sont bien pires (car les femmes affectent aussi d’avoir à leurs gages et à la suite de leur litière quelque savant ). Elles les écoutent parfois (le tout par moquerie) lorsqu'elles font leur toilette ou s’occupent de friser leyrs cheveux. Très-souvent, tandis que le philosophe se livre à ses démonstrations, survient la chambrière, qui appurte les billets d’un galant. Lui alors s’interrompt prudemment dans ses discours, en attendant qu’on se remette à l'écouter, après avoir répondu à l'amant.
A la fin, quand il s’est écoulé longtemps, et que reviennent les Saturnales et les Panathénées, on t'envoie un misérable manteau, ou bien une tunique usée, et tu dois en faire grand étalage. Le premier qui a entrevu cette pensée dans l’esprit du maître accourt bien vite te l’annoncer, et ne remporte pas une mince récompense pour pareille nouvelle. [ls s’en viennent le matin, au nombre de treize t'apporter le cadeau; chacun te fait valoir le bien qu'il a dit de toi, et le soin qu’il a pris, après en avoir reçu l’ordre, de choisir ce qu’il y avait de mieux. Ils s’en vont ensuite après avoir été tous récompensés par toi, tout en grommelant de ce que tu ne leur as pas donné plus. Ton salaire t'est payé ensuite à regret par deux et quatre oboles ; si tu demandes, tu passes pour importun et indiscret; il te iüu. fonc, pour l'avoir, supplier et caresser, et tn dois de plus courtiser l'intendant, &* qui exige un genre de flatterie tout différent. Le conseiller ordi-
l’égoïs comm bres e sous À après 1 cinq d ger de terces vit des beaux.
qu'il n grande l’achets vius éts tonneri d'imme avec di
Les l'envie magist côtes. I
naire et | biteur en ainsi ces penses pc On inv Tu es vieillesse, un beau par les é vieillesse ce que tu ment, cal tendu qu sans sou (1) Tro question, le plus cé traité sur
our DS distraire ce luxe,
enter. de la jeux et déne accordé nderas que oué le petit are, tu ne mouille qui pn aux plus er quelque des Perses, andis qu'un Paudacieux n yoyage ?
rang que le on te juche, ème mettre ‘aineux et maîtres de , leurs diste et de r l'avenir.
les femmes t à la suite moquerie) s-souvent, hambrière, ment dans répondu à
ue usée, et ans l'esprit
|“ MŒURG, |‘ 95
l'égoïsme le rendait sans cesse plus futile; au lieu de chercher, comme au temps de la république, à enrichir la patrie des marbres et des bronzes enlevés au monde vaincu, ou d’élever, comme sous Auguste, des monuments splendides, on courait avidement après les grossiers plaisirs de la bouche. C'était à qui engloutirait cinq dîners par jour; puis on se vidait l'estomac pour se gorger de nouveau: Chacun de ces dîners caûtait un millier de sesterces (198 f.), pour ne parler que des gens modérés ; car. on vit des hommes en dépenser trente mille pour acheter trois barbeaux. Tibère, à qui l’on fit présent d’un de ces poissons, lorsqu’il n’était pas encore effrontément vicieux, le trouva d’une trop grande valeur pour sa table, et l’envoya revendre. Qctavius, qui l'acheta, le paya cinq cent mille sesterces (99,000 f. ). Cet Qctavius était J’'émule d’Apicius, qui fut à Rome le type de la gloutonnerie (4); de cet Apicius qui, après avoir englouti à table d'immenses trésors, se tua , afin de ne pas se trouver réduit à vivre avec dix millions e sesterces seulement (1,980,000 f.) (2).
Les poissons les plus rares et les plus gros excitaient surtout l'envie des gourmets; on en conservait dans des viviers, et des magistrats étaient chargés d’empêcher qu’on ne les éloignât des côtes. Martial reproche à Calliodore d’avoir dévoré un esclave
naire et l'ami ne sont pas non plus à négliger ; en attendant, tu te trouves débiteur envers le tailleur, le médecin, le cordonnier, de ce que tu vas toucher : ainsi ces récompenses, ne te procurant aucun avantage, ne sont pas des récompenses pour toi.
On invente contre toi inille calomnies............ Doom o néons does se
Tu es accusé, soit d’avoir voulu corrompre le petit garçon, soit, malgré ta vieillesse, d’avoir violenté une chambrière, soit de quelque auire galanterie. Alors un beau soir on te prend empaqueté dans ton manteau, et on tr rousse dehors par les épaules. Misérable et abandonné de tous, tu as pour cci:rsaigne de ta vieillesse une bonne goutte, et, comme tu as oublié depuis tant &e temps tout ce que tu savais, tu as le ventre plus grand que la bourse. Or, c’est là ton tourment, car tu ne peux ni remplir tcn estomac ni {ni faire entendre raison, attendu que la gourmandise demande sa pâture accoutumée et ne peut s’en passer sans souffrir.
(1) Trois Apicius sont cités : l’un durant la république; celui dont il est ici question, au temps de Sénèque, et un autre à l’épaque de Trajan. Le second est le plus célèbre; plusieurs ragoûts conservèrent son nom, et on lui attribua un traité sur l'art culinaire (de Re culinaria ).
(2) Dederas, Apici, bis tricenties verri; Sed adhuc supererat centies tibi laxum.
Hoc tu gravatus, ne famem et silim ferres, Summa venenum potione duxisti.
Nil est, Apici, tibi gulosius factum.
(Marr., XII, 3.)
Gourmandise.
-96 SIXIÈMESÉPOQUE .
dans.un repas, parce quil laxait xendujanille tpois cents-deniers , moe aol Eu rOugE de tres ivras (4) 1Onisenvait- parfois Je poisson, vivant, et fretillant sur. | tables afin que les: yanges diverses que l'agonie fait subiraus.coulenrs. réjonissentros: convi- -Yés, qui, HR instant après,Avoir senti l'animal 2gliser sons eur main, AK \oysientreparaUre gensgnné, Lecmisinier dit on cou quénce le serteur le plus impprtent, et.la: préparation: Ps bah quets exquis la principale occupation des; esolares, Pia tout coup, le righe yet LP" O8 par rat sphige pe ere ne petite chambre AQU ait, pour. manger Butexre:(2)5;enfns Ken ouve que d'est une invention merveilleuse, d’arranger l'écaille de ‘anière à lur faire imiter le bois, pour avoir.des meubles, alant mille fois plus qu'ils ne paraissent conan si ice s2n008b li "En effet, c’est moins [ gourmandise.on lamollesse que don sst jaloux de satisfaire, que Ja manie de l'extraordinaire (æ0n6trum),
‘la première passion de ce temps, Dé là, les étranges fantaisieg.des empereurs et des Pa
irticuliers, les statues colossaless si, oppasées à cettè mesure qui avait constitué la, perfection de:Fart,greez.de là, le pont gigantesque, de Caligula, les vingt. chevaux attelés; au char dé Néron , ét son palais colossal et. ses énormes. simulacres ; de &, le vaste amphithéâtre de Vespasien, les, thermes de, Garar cälla ; lé tombeau d’Adrien, d'autant. plus sdmirés qu'ilsavaient des proportions plus démesurées, La lumière du jour; parcs qu'elle était gratuite, fut même dédaignée, et l'on eut de grandes biblio
thèques qui.ne s’ouvrirent, jamais ;,on, prétendit avoir des roses en hiver, et de la neige, en.été. Un personnage consulaire paye sit mille sesterces deux coupes, d’un ques nouveau ;. des. vases qussi précieux que fragiles doivent aiguillonnes lg caprice par la pensée du danger 1 es Prier La,nacre, et l'égaille sont. travaillées avec un habileté merveilleute ; .ung table extraordinaire, en. bois:da citronnier, coûta à Céthégus un million quatre cent. mille sesterces (417,200 £.). Ce fut un, mérite. que d'être un buveur ;insatiable ; et Tricongius mérita ce surnom pour avoir fait l'admiration de'Tibère en engloutissäht trois conges £ VB LUE eco . étsbloe
Cet empéréur éssaya dans le principe de réduire le, nombre-exr, cessif des lieux de débauche, des tayernes, des histrions,, le, luxe des meubles, et surtout des vases de Corinthe., Le sénat, interdit: l’usage de la soie pour les hommes et, celui des vases en.or pour, la. table, voulant qu’ils fussent réservés aux temples et aux cérémo: fre END UR 90 294 19/16
(4) Mantiar, X, 31.
(2) Séniqur, Fr 18, 100. Panperis cela, n al enrh
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OU MURS. 97 nies:sacrées; mais, quel! frein apporter là où la licence était si
grande;;et quand'élle avait pour s’enhardir And dé ceux qui
gouvernaient? Noûs 'püurrions multiplier les preuVes : Agrippine paya six mille” sesterces un rossignol; Caligula buvait souvent des perles liquéfiées , 3 où bien il faisait faire le service dans des plats d’or, qu'il distribuait ensuite à ses convives ; il lança durant plusieurs: jours dés sommes d’or au peuple; il fit construire des galè-
res de bois de citronnier avec des voiles de soie et des proues d'ivoiré ornées de perles ; et transporter d'Égypte un obélisque sur un vaisseau si grand, que quatre hommes en embrassaient à peine: le mât. Néron a des tapis babyloniens du prix de quatre millions de sesterces , une coupe murrhine de trois cents talents ; i! dépense pour les funérailles d’un singe tous les trésors d’un riche usurier qu’il a exilé, et consomme pour celles de Poppée autant de parfums que l’Arabie en peut produire dans une année. Tout cela est admiré, parce que tout cela est extraordinaire,
Il y avait donc à cette époque d'immenses richesses, une grande culture d’esprit, un vaste empire , de larges et belles routes , des armées ét des flottes puissantes, un commerce qui s’étendait aux derniers confins de la terre. Tous les éléments dont se compose pour quelques-uns la prospérité sociale se trouvaient réunis ; mais cela suffit-il? Un regard jeté sur l'empire peut résoudre la question. Qu’y trouve-t-on , en effet? le désordre de l'intelligence, absence des principes sociaux, religieux, philosophiques; une dépravation profonde , le vice et l’impiété érigés en système ; la férocité chez les maîtres , la férocité chez les esclaves, l’adulation chez les philosophes ; une corruption tranquille et une corruption impétueuse ; un instinct farouche chez le soldat, un instinct remuant et lâche chez le vulgaire ; la stupidité enfin d’une plèbe immense qui reste indifférente entre le vainqueur et le vaincu.
A une extrémité se trouvaient l’empereur, les soldats, les grands; à l’autre, la multitude, sans classe intermédiaire qui pût régénérer la nation , multitude tremblante comme les grands , comme les soldats , comme l’empereur, tous en méfiance les uns des autres : conséquence de l’égoïsme universel. Les uns s’élevaient au-dessus de leur bassésse originaire en approchant des grands, et en tâchant, à force de flatterie et d’espionnage , de s’introduire dans leurs rangs; d’autres se plaisaient à se confondre parini le peuple, afin de toucher leur part des libéralités dont il était Pohjet, et pour éviter les périls auxquels on s’exposait en se mettant en vue.
Parfois, quelque moraliste élevait des plaintes, et révélait,
dans la mesure de son courage, les plaies de l’époque, Pirpasi BIST, UNIV. = T, Y.
98 SIXIÈMR. ÉPOQUE.
bilité des riches, les misères du pauvre, la corruntian de tous. Vaines déclamations ! En effet, qui suggérait un remède au mal? Horace s’écrie en poëte : 4Wons habiter les les Fartunées, Juvéna] dit, comme aurait pu le faire un jeune écolier : Retiraz-vous sur le mont Sacré. Vous ne trouverez pas dans Tacite une pensée faisant allusion à la possibilité d’améliorer une civilisation dont il sait si bien peindre les désordres palpables; Sénèque et les stoiciens répondent, Tuez-vous, et les hommes politiques ne savent tout au plus que regretter le temps passé et une aristocratie usée.
Mais l’élément moral, d’où pouvait-on l’attendre? non des tyrans qui régnaient, non d’un sénat avili, non des patriciens décimés , non de la religion sans crédit, non des philosophes en proie au doute, non des riches dissolus , non de la plèbe ignorante de ses droits et de ses devoirs, — on ne pouvait plus lespérer que du ciel et de l'amour.