‹ Histoire universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 126 sur 135 · CHAPITRE XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII

L'histoire ne vient pas à l’appui des systèmes qui assignent aux beaux-arts, comme époques de leur plus grande splendeur, celles d’une grande liberté politique. Rome républicaine les cultiva avec si peu de bonheur que son orgueil ne se révoltait nullement à confesser la supériorité des Grecs. Le luxe des empereurs et des particuliers multiplia pour les artistes les occasions de se distinguer sans qu’il en résultât aucune véritable illustration.

Le Panthéon d’Agrippa est resté le monument le plus remarquable de l'architecture romaine, Déjà, du vivant d’Auguste, elle s’eltérait pat des emprunts étrangers, et le temple élevé à cet empereur en Carie, avec ses colonnes romaines, ornées de feuillage à la base ; dans une façade ionique, en est un témoignage bizarre. Le goûtse corrompant dé plus en plus, les colonness’allonsèrent jusqu’au double de la mesure prescrite ; des ornements e:t:vagants s’introduisirent, et l’ou prodigua les couleurs éclatantes. Ludius représentait sur les murailles des maisons, des paysages, des vendanges , des scènes champêtres, en y joignant des moulures architectoniques d’un goût capric':: x; il nous en reste des exemples dans les bains de Titus et dans plusieurs peintur:: de Pompéi, Le goût des empereurs dut être préjudiciable aux arts. Tibère n’aiimait que les obscénités; Casigula abattait la tête des dieux pour

y subutituer la sienne, et il fit enlever sur deux tableaux la figure de Jupiter pour y adapter celle d’Auguste, Néron couvrait de dorure les ouvrages de Lysippe, ainsi que ses palais; on conserve

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