L EL
1t tou- Christ , mais obéis-
lance mour, d’exelui-ci enter er les apte à renant gémit e bois erçut, pas se repos
appri- Si vé- "C que nd?
reprit ‘il ré-
HUE seuls es au autre nt de
comn’eûtt rir à es de tique sortir “s le s vO-
lontiers de poisson que de chair, de substances crues que de mets assaisonnés. Ils ne faisaient qu’un seul repas au coucher du soleil, ou tout au plus ils rompaient le jeûne le matin avec un peu de pain. Le vin , interdit aux jeunes gens, était permis aux vieillards dans une mesure déterminée. On ne voyait chez eux ni riche mobilier, ni vaisselle précieuse, ni parfums, ni instruments de musique. Pendant le repas, ils chantaient des hymnes pieux, et une gravité modeste régnait parmi eux. Après la cène, ils louaient Dieu, puis allaient se reposer sur une couche dure, où ils abrégeaient le sommeil afin d’allonger la vie , se levant de bonne heure pour chanter les louanges du Seigneur. Dieu pour eux n’avait pas de figure, ni d’autre nom que celui de un, bon, esprit, père, créateur. Ils ne devaient pas, pour lui rendre hommage, se tourner vers le Capitole ou vers la montagne de Sion; mais ils le trouvaient dans tou: les lieux et à toute heure, parce qu’il était dans leur conscience, et ils lui rendaient hommage dans chacune de leurs œuvres, en pensant continuellement à lui. Ils destinaient cependant quelques heures spécialement à la prière, récitant leurs oraisons debout, le visage tourné vers l’orient , la tête et les mains levées vers le ciel; lorsque l’oraison se terminait, ils soulevaient un pied , dans l'attitude de voyageurs prêts à abandonner la terre.
Le paganisme avait idolâtré le corps; les chrétiens ne virent dans cette forme périssable que fange et péché; ils considéraient donc la virginité comme l’état le plus parfait, et l’abstinence devint une passion, comme autrefois le libertinage. De jeunes filles se donnèrent la mort pour se soustraire au mariage. Ce nouvel état eut des priviléges et des distinctions, puisque les femmes non mariées portaient la tête découverte et les cheveux tombants. Tertullien essaya inutilement de les faire renoncer à cet usage ; elles représentèrent que cette coiffure les distinguait de celles qui étaient soumises à un époux : nouvel exemple de la vertu conduisant à la liberté.
Cependant, ils connaissaient le précepte de l’Apôtre : {7 vaut mieux se marier que de souffrir, etils vénéraientle mariage comme sacrement et comme institution divine, Dans les maladies el dans un âge avancé, disaient les vieillards, 47 n’est pas de soins comparables à ceux qu’on reçoit de sa femme et de ses enfants. Aimez l'âme, et ne voyez dans le corps qu'une statue, dunt la beauté fait penser au sculpteur.
En même temps que l’espèce humaine se trouvait rendue à sa nature, la femme était sortie de l’outrageante nullité antique, et devenait légale de l’homme par son origine Commune, quoiqu'ette
lui restt soumise à cause de la différence de ses occupations et de sa destination. Marie, l’élue du Seigneur, sanctifiait son sexe; des femmes pieuses s'étaient montrées au pied de la croix, le Christ s’etait entretenu avec elles, et leur avait pardonné leurs fautes. Des femmes, après la mort de Jésus, continuèrent à prier avec les apôtres, et puis les suivaient pour les servir, comme avaient fait pour Jésus-Christ Madeleine et les deux Marie; elles baptisaicnt, prophétisaient , et souvent les épîtres les mentionnent et leur donnent le salut de paix ; elles interviennent dans les assemblces, participent à l'instruction, au sacrifice, au ministère; saint Paul recommande à Timothée celles qui l'ont assisté dans le service divin. Bientôt après furent instituées les diaconesses , qui devaient être veuves, âgées au moins de soixante ans, avoir allaité leurs enfants, exercé l'hospitalité, lavé les pieds des voyageurs et consolé les affligés ; il fallait encore qu’elles se fussent toujours montrées chastes, sobres, tidèles. D'autres femmes s’empressaient de visiter les prisonniers, de porter en secret des messages sous le viatique, de distribuer aux malades les dons de cette pitié qui n’appartient qu'à leur sexe. Onles voyait secourir des martyrs, baiser leurs blessures, leur présenter une goutte d’eau durant leurs souffrances, recueillir leur sang et leurs os lorsqu'ils avaient rendu le dernier soupir. Puis, ellesse présentaient intrépides devant les tribunaux, défiant l’orgueil des juges et la cruauté ingénieuse des tyrans, confiant leur pure innocence à ce Dieu qui multipliait les miraclesen leur faveur. Dans le martyre , elles démentaient cette faiblesse que notre insultante flatterie attribue à leur sexe ; elles se montraient même plus héroïques que les hommes , puisqu'elles se trouvaient exposées non-seulement aux tortures, mais aux attentats contre la pudeur ; en effet, ceux qui ne pouvaient briser leur faiblesse, cherchaient à triompher de leur vertu. C’est ainsi qu’elles se rendaient dignes de combattre Vénus, et tandis que les femmes païennes , qui joignaient aux honneurs de la chasteté les plaisirs de la licence, s’écriaient : Vivre, c'est jouir, les chrétiennes, outragées et vertueuses , disaient : Vivre, c'est souffrir. Assimilées aux hommes dans les supplices, elles devenaient leurs égales dans les droits, et préparaient à la femme , au prix de leur sang , l'égalité pour les temps de civilisation.
T'ertullien écrivit deux livres sur la beauté et sur les ornements des femmes, dans lesquels il exposait que les parures recherchées ne convenaient pas à une femme chrétienne , et que ni des bras ni des cous chargés de bracelets et de colliers ne pouvaient être préparés aux chaînes et au tranchant de la hache. Dans son traité
Ad uæore la socié les croya des frère germe p époux à velles idé La fa base anti constitue Sévérine tres veu jours à même 50 corer le expiaient avaient p Tandis q foule de sacrés.
fonder d Telles f \sella , À amie, Pa:
fonder le frais cinc fussent tc Augustin élevé par Blanche convertir Une É, dans la E croix, la dessus di fables inc de l’aven cidé, des vaient d’ intrépidit l'arbre d Vélitres ,
et de 3 des Christ s. Des 2C les aient Japtient et semsaint | serui deallaité urs et monnt de le via- \pparleurs inces, er SOUléfiant it leur aveur.
insul- 1e plus posées ideur ; haient dignes ui joie, s'éit verpmnies oits, et ur les
ements rchées s bras it être
traité
Ad uæorem, la femme apparaît sous un tout autre aspect que dans la société païenne ; elle partage avec son mari les occupations, les croyances, la foi, comme aussi la fortune employée à secourir des frères indigents. La femme convertie est une semence qui germe près du foyer domestique, et si elle ne peut amener son époux à l’imiter, elle inspire à ses enfants, à ses serviteurs, de nouvelles idées , de nouvelles admirations , de nouveaux désirs.
La famille de Priscilla fut la première qui, des idées d’orgueil, base antique du patriciat, pass: aux sentiments de fraternité qui constituent l’égalité chrétienne. Trois Priscilla, Hilarie , Flavie, Sévérine, Firmina, Justa, Cyriaca, plusieurs Lucina, et bien d’autres veuves opulentes , transformées en diaconesses, passaient les jours à prier sur la tombe des martyrs qu’elles ornaient avec la même sollicitude et le même secret que d’autres mettraient à décorer leurs boudoirs voluptueux. Des mères, des vicrges saintes, expiaient les fautes de celles qui se prostituaient aux déesses ; elles avaient pour les pauvres et les souffrants des prières et des secours. Tandis que Vesta ne trouve plus de prêtresses pour son culte, une foule de jeunes filles s’offrent à l’envi pour garder les ossements sacrés. Les femmes devaient plus tard consacrer leurs richesses à fonder des hôpitaux et à mériter l’amitié et les éloges des saints. Telles furent, selon le témoignage de saint Jérôme, Marcella et \sella, Albinia leur mère, Principia , fille de Marcella, Paula son amie, Pauline, Eustochie, Léa, Fabiola qui vendittous ses biens pour fonder le premier hôpital de Rome; Mélanie qui nourrissuit à ses frais cinq mille confesseurs en Palestine. Jérôme voulait qu’elles fussent toutes, non-seuiement souffrantes, mais encore militantes. Augustin sera bientôt converti par sa mère, Jean Chrysostome élevé par la sienne, et celle de Basile le sauvera, comme la reine Blanche plus tard sanctifiera Louis. D’autres, assises sur le trône, convertiront des nations entières.
Une Église, semblable à celles que nous avons vues en Asie et dans la Palestine, et qui prêchait le Dieu un, bon, mort sur la croix, la vertu de la résignation et du pardon, apparaissait audessus de l'immense corruption de Rome, comme le lotos des fables indiennes flott..nt sur les eaux du déluge avec les germes de l'avenir dans son sein. Dans cette Rome incestueuse et parricide, des âmes que le monde n’était pas digne de posséder, vivaient d’une tout autre vie au fond des cavernes, attendant avec intrépidité, mais n’accélérant pas l'heure d’arroser de leur sang l'arbre de la régénération. Dans les environs des villes d’Ostie , de Vélitres, de Tibur, de Préneste, de Palestrine, le long des si-
nueuses vallées qui débouchent dans la plaine du Latium, on trouvait, à côté des antres où les maîtres renfermaient le soir des centaines d’esclaves abandonnés aux blasphèmes et à la promiscuité, d’autres cavernes où l’humanité se régénérait au milieu des pleurs, et qui étaient creusées dans la roche même qui fournissait les matériaux pour de voluptueuses demeures. C'était là que les chrétiens enterraient leurs morts dans des niches qu’ils muraient ensuite, en y renfermant aussi les instruments de leur supplice, une fiole de leur sang , les insignes de leur dignité, des couronnes pour les vierges; parfois encore on y inscrivait le nom du défunt. Ils appelaient ces asiles cémetières, c’est-à-dire dortoirs, expression révélatrice d’une conscience pure, consolée par la certitude du réveil dans une autre vie.
La veille des solennités, les pieux lévites se rendaient tour à tour dans ces iieux souterrains, pour chanter toute la nuit des hymnes au Seigneur. La mélodie sacrée servait à guider les fidèles; se dérobant secrètement de la ville et de l’ergastulum , ils venaient trouver leurs frères déjà mutilés dans le martyre , les évêques échappés miraculeusement au bûcher, les philosophes changés en apôtres, qui avaient enfin rencontré la solution de tous leurs doutes, et se préparaient à porter la vérité chez les nations environnées de l’ombre de la mort, sans craindre de la confirmer par leur sang.
L’éevêque et Pancien des prêtres présidaient dans l’assemblée ; or, tandis que l’égoïsme rongeait mortellement l’ancienne société, la vigueur surabondait dans la nouvelle , où amour découlait de la source inépuisable de la foi. Pour ses membres , la vie était un combat; la mort, un prix qu’ils devaient mériter. Dans les lieux dédiés au Seigneur disparaissaient les distinctions inhumaines du siècle. Le riche s’asseyait à côté du pauvre qu’il nourrissait de sès bienfaits. Les vierges de la plus humble condition, la tête couverte de blancs voiles de lin, portant au cou l’image de l’Agneau qui efface les péchés du monde, chantaient et priaient avec les matrones et les veuves des sénateurs et des proconsuls qui, après avoir donné toutes leurs richesses à l'assemblée des fidèles, répandaient les secours de la charité. Tout l’ornement du lieu eonsistait dans le tombeau d’un martyr, quelques fleurs (1), quelques vases de bois, un petit nombre de flambeaux ou de lainpes pour lire l'Évangile. L'évêque, le diacre , le prêtre, c’est-à-dire l’inspecteur, le serviteur, le vieillard , ne se distinguaient que par üne
() Tertoiiten répronve l'usage des fieurs sur ies tomheaux.
vertu plus | voir. mieux buer la pal Unis dar même espé mun et à 1 portait cha pauvres , V aux copda pour les au leurs repas table de la puis, la no réjouissait dans l’allég
Si le pe ils durent é nait d’être et ce dange prême rés tique jusqu tique par |
Servius iille ; rich noncé l’em peuple en dansaient s Germanie , s’effaça de çons. Com ne sortait | pour le cas
roudes mis- | des ‘nis-
que lient une nes unt.
sion 1 r'é-
ur à
des les; ient ques ngés eurs lions "mer
lée ; iété, it de it un lieux s du e sés couneau c les près pannsisques pour ’insune