‹ Histoire universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 23 sur 135 · ST ST · texte numérisé non relu

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gent; encore Galba l’avertit qu’il la lui donnait de sa propre bourse. S'il voyait qu’on le servit plus splendidement que d’habitude, ilen paraissait fortement contrarié ; il voulut même porter remède aux libéralités excessives de son prédécesseur, et ordonna que quiconque avait reçude lui des dons fût tenu d’en restituer les neuf dixièmes. A cet effet, il établit un tribunal qui porta le désordre dans les propriétés, et causa plus de mécontentement qu'il n’enrichit le trésor. La même lésinerie lui fit refuser aux prétoriens la distribution qu’illeur avait promise. J'ai choisi les soldats, répondit-il, je neles ui pas achetés : paroles dignes d’un ancien Romain, s’il avait su les soutenir parles faits. Se voyant méprisé par le peuple et haï des soldats , surtout à cause de la rigueur de la discipline, et ayant appris la révolte de plusieurs légions en Germanie, il ré-

. . . . s solut d'adopter un successeur. Son choix tomba sur Pison Lici- P

nianus, jeune homme estimé pour sa modestie et la sévérité de ses mœurs. Il lexhorta à supporter sa haute fortune non moins dignement qu’il s’était jusqu'alors résigné à une condition obscure ; il lui dit que la meilleure manière d'apprendre à régner, c'était d'observer ce que l’on condamnerait et ce que l’on approuverait chez d’autres princes; puis il lui donnale conseil de ne pas oublier que la nation qu’il devait gouverner ne savait supporter ni la liberté ni la servitude.

Les soldats et le sénat approuvèrent le choix de l’empereur ; mais il blessa vivement Othon, qui espérait, comme dévoué partisan de Galba , qu’il aurait jeté les yeux sur lui ; voyant donc qu'il n’avait rien à attendre dans un état de choses tranquille, et que le trouble pouvait seul offrir des chances à son ambition, il se mit à conspirer, Ses dettes et les suggestions des affranchis, les réponses des devins , la marche des planètes, l’autorité défaillante de Galba, celle de Pison encore mal affermie, lui inspirèrent tant d’audace, qu’il entreprit, à la tête d’une poignée de fantassins, de s’emparer de l’empire, et réussit.

Othon fut proclamé empereur par vingt-trois gardes prétoriens, gagnés à prix d’or. D’abord épouvanté de leur petit nombre, il fut au moment de s’enfuir; mais bientôt il s’en joignit d’autres aux premiers, puis d’autres encore; les indifférents n’y mirent point oustacle, et ceux qui étaient opposés au mouvement restèrent inactifs. Pison accourut , et représenta combien ce serait un exemple nonteux que de laisser trente déserteurs donner au monde un maître; alors le peuple se rua en foule dans le palais criant : Mort à Othon ! comme il avait coutume de faire dans les théâtres: mais ée métait ni par amour pour Pison, ni par la

pensée du ces par de vaine fave Othon étendues ; en cent fa( s’'amasse 2 des marin serment d siége, car conseils, a dont les $ grande irr il'présente de frapper treize ans parut dig mois, plut de l’argen l'État; me nistres cor fin qui dé

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