VUE
(7) Per stellas ulteriora non cernimus, per cometam aciem transmittimus.
(8) Ex his gravitas aeris ft. (NV, 5.) — Eoenim crassior aer est quo terris propior. (VII, 22.)
(9) Pourvu qu'au lieu de lire trahit saporem evaporatse, on lise trahit calorem evaporatio. (TE, 24.)
etilatt:
viennen sur les ( au moy nière l’e doucit € comme circulat Le La dus , de rieux, il encyclo découve parfois 1 donré d teurs do:
et des nm est cons et aux di les anim portance ou mau botaniqt lesqueis usages cinq aut:
encore € traire, e!
luxe. A ture et di cuire, $
(2) Plac plar, in q tacula. In spirilus c1
Jormavit,
15.) — Ko anciens : & modo in « sinus cor) nentur on Rabba, t.
ul
nce.
conmpiseul que ; s Ci- An un ous- 'ope, Ivra-
nt à
réartide la mos- (4); ; (D).
s au ns le den- PSa)à (9),
nam
si ex dde!
mil-
erris
lt ca-
SGTENCES. 73
et il attribue les tremblements de terre à des feux souterrains qui viennent à s’allumer (1). En rapportant une opinion d’Empédocle sur les eaux thermales, il propose de chauffer les appartements au moyen de cour:::5 d’eau chaude : il explique de quelle manière l’eau de la mer en s’infiltrant par les pores de la terre s’adoucit et forme les sources; elle pénètre, dit-il, à travers la terre comme le sang dans les veines, assertion qui sernble indiquer la circulation du sang (2).
Le Latin le plus illustre dans les sciences fut G. Plinius Secundus , de Côme; mais, de tous les ouvrages de cet écrivain laborieux, il ne nous est parvenu que l’AHis{uire naturelle. C’est une encyclopédie dans laquelle il a exposé, en trente-sept livres, les découvertes, les arts, les erreurs de l'esprit humain, en cherchant parfois l’occasion de tracer la description des corps. Après avoir donré dans le premier livre un sommaire des matières et des auteurs dont il parle, il traite, dans le second, du monde, des éléments et des météores. Suivent quatre livres de géographie ; le septièrne est consacré aux diverses races, aux caractères de l’espèce humaine et aux découvertes principales. Les quatre suivants ont pour objet les animaux, rangés par classes, selon leur grosseur et leur importance ; il discute sur leurs habitudes, sur leurs qualités bonnes ou mauvaises, et sur leurs propriétés les moins communes. La botanique, qui est traitée avec étendue, comprend dix livres, dans lesquels il décrit les plantes ; il parle de leurs cultures et de leurs usages dans l’économie domestique et dans les arts; puis, dans cinq autres, il énumère ies remèdes t'ris des animaux. Il emploie encore cinq livres à parler des métaux, üe la manière de les extraire, et de les faire servir aux besoins 5 plus ordinaires et au luxe. A propos du luxe, il s’occupe de la sculpture, de la peinture et des principaux artistes, comme il disserte, à l’occasion du cuire, sur les statues de bronze les plus remarquables ; les ma-
(2) Placet natura regi terram, et quidem ::4 nostrorum corporum exemplar, in quibus et venx sunt et arteriæ, illæ sunguinis, hx spiritus receptacula. In terra quoque sunt alia itinera, per quæ aqua, et alia per quæ spiritus currif : adeoque illam ad SiMILITUDINEM HUMANORUM CORPORUM nalura
Jormavit, ut majores nostri aquarium appeilarvrint venas. (Quæst. nat., HE,
15.) — Nous citerons encore un passage de la Auübale, que l'on croit des plus anciens : Sicul sanguis manat per anaslomoses Jenarum , modo in unam, modo in alleram, modo huc, modo illuc, ex loco hoc in locum alium, et istè sinus corporis rigant se invicem, cé illuminant se invicem, donec illuminentur omnes mundi, et benedictionem accipiant propler illos. (bans l’Idra Rabba, t. 1, p. 509, da recueil de Kxormos, Kabbala denudatu.)
Pline, 23-79.
tières colorantes l’amènent à parler des tableaux, etc. En somme, l'ouvrase , dans son ensemble , offre une distribution capricieuse et mal digérée.
Il ne faut pas voir dans Pline un naturali:{: qui recueille, observe , expérimente, pour ajouter au trésor des connais’ 1nces acquises ; mais bien un érudit dérobant quelques heures aux occupations de la guerre et de la magistrature, pour feuilleter des livres. Tandis qu’il dine en voyage , il a des esclaves qui lisent; d’autres prennent note de tout ce qu’il indique, et l’aident dens la rédaction d’un travail très-utile en son temps, parce qu’il épargnait la difficulté de lectures immenses, et précieux pour le nôtre, puisque, des deux mille onvrages où Pline a puisé, presque tous ont péri.
Loin d’égaler un Buffon, un Cuvier, il reste bien au-dessous même de Théophraste (1); compilateur sans génie ni critique , il lit à la hâte, n’entend pas ou rapporte mal les passages, ou les explique selon ses préventions personnelles, et de la manière qu’il croit convenir le mieux aux réflexions où aux déclamations d’une philosophie atrabilaire qui accuse sans cesse l’homme, la nature , les dieux. Plus attentif à exciter la curiosité qu’à découvrir la vérité, plus soucieux de l’élégance que de la précision , il dirige son choix de préférence sur ce qui a un air de s'agularité etde bizarrerie; il accepte des absurdités déjà réfutées par le grand Hayirite,et copie avecassez peu de discernement pour nepas distinguer la diversité des mesures de longueur, pour mêler des faits contradictoires, et ilotter entre des systèmes disparates, opposés même.
Son éloquence, pleine d’ostentation, s’appesantit sur les misères de l’humanité ; le raisonnement qui le conduit à découvrir les désordres de ce monde ne lélève jamais jusqu'aux harmonies d’un monde meilleur.
Après tant de conquêtes, les Romains auraient pu enrichir considérablement l’histoire naturelle ; mais, bien que nous trouvions quelques collections mentionnées , elles n'étaient ni faites avec soin ni dirigées vers un but scientifique. Les archives du palais contenaient les relations géographiques des généraux , qui eussent été une mine féconde de documents pour quiconque y eût fouillé; mais Pline ne paraît pas même en avoir soupçonné Pr xistence. Son mérite provient donc de la perte des ouvrages dont il s’est
(1) Cuvier le juge avee plus .i: ::°° "8 et moins de rhétorique que ne l’a fait Buffon.
servi; de l’a possé.
Il fe
que se vées , corrig Éne ple et dans l”:
Helivid l’ancie chaleu phase sa per jamais intérêt tout à Provid fait co plus or çàlh « est le Il ne il ferm d’homi voir m philosd sait pas Le Z sumé plus ta sur la soit dé Stra la Phér ensuite
(1) M Conject (2) Va (3) So bius. (1
nme, jeuse
obs aC- )CCUr des sent;
dens éparnôtre, > tous
ssous ue , il u les anière ations 1e , la lécouon , il larité grand 1s diss faits , OP-
nisères les dés d’un
ir cCON- Uvions ec soin conteent été fouillé ; stence.
il s’est
» J'a fait
servi; en effet, sans son indigeste compilation, une grande partie de l’antiquité resterait pour nous un mystère, etla langue latine posséderait un trésor de moins.
Il faut donc être reconnaissant envers lui: bien plus, maintenant que ses erreurs en fait de médecine et de beaux-arts ont été relevées, il mérite que quelqu'un entreprenne | immense travail de corriger dans son entier le texte de son ouvrage.
Énergique et précis dans son style, mais loin de la manière simple et correcte des contemp César. il tombe souvent dans l’affectation et l’obscurité. Ai ait, comme Thraséas, Helvidius et quelques autres h gués , de lésprit de Pancienne république, il püis es opinions de la chaleur et même de l’éloquence ; auvais goût et l’emphase de ses expressions font tort à 1: ur et à l’élévation de sa pensée. Dans la contemplation des choses naturelles, il ne sait jamais entrevoir une idée supérieure , et trouve qu’il n’est d’aucun intérêt de scruter ce qui s’élève au-dessus de la nature (1); il nie tout à fait Dieu, ou il le confond avec le monde , et se raille de la Providence (2). Le scepticisme désolant dans lequel il tombe lui fait considérer l’homme comme l'être le plus malheureux et le plus orgueilieux (3); il insulte la Divinité, « qui ne peut accorder « à l’homme Î’immortalité, ni se priver elle-même de la vie, qui « est le don !e plus beau qu'elle nous ait fait. »
Il ne put toutefois se soustraire aux idées nouvelles , auxquelles il fermait en vain les yeux : au nom de barbares il substitua celui d'hommes; il reproche à César le sang versé , et loue Tibère d’avoir mis fin à certaines superstitions en Afrique et en Germanie : philosophie tolérante et cosmopolite, dont lui-même ne connaissait pas ou reniait la source.
Le Polyhistor de Jules Solin peut être considéré comme un résumé de son ouvrage; cet auteur, qui vécut peut-être deux siècles plus tard, expose en style recherché des notions diverses, surtout sur la géographie, et fut très-célèbre au moyen âge, bien qu'il soit dépourvu de critique.
Strabon , d’Amasie , voyagea dans l’Asie Mineure, dans la Syrie, la Phénicie, et dans l'Égypte jusqu'aux cataractes; il parcourut ensuite la Grèce, la Macédoine , l'Italie , excepté la Gaule cisalpine
(1) Mundi extera indagare non interest hominis, nec capit hoc humanæ conjectura mentis.
(2) Voy. I, 7; VII, 55.
(3) Solum certum nihil esse certi, el homine nihil miserius aut superbius. (IL, 7.) {8.
Solin,
Strabon,