‹ Histoire universelle [microforme] (volume 2)Chapitre 75 sur 135 · DE CARACALLA À ALEXANDRE, = RÉTABLISSEMENT DE L'EMPIRE PERSE · texte numérisé non relu

DE CARACALLA À ALEXANDRE, = RÉTABLISSEMENT DE L'EMPIRE PERSE

Cette Julia Domna que Sévère avait épousée, parce que les étoiles lui prédisaient un souverain pour mari, avait, outre la beauté, une imagination vive , une âme forte et un jugement remarquable. Instruite dans les arts et les lettres, elle fut la protectrice des hommes d’esprit , dont les louanges ne purent cependant assoupir ce. saines aventures scandaleuses. Elle n’eut jamais d’ascendant sur son époux, austère et jaloux; mais, sous Caracalla , elle administra avec prudence et modération.

Caracalla et Géta , ses fils , Pun âgé de vingt-trois ans , l’autre de vingt et.un, joignaient à l’indolence naturelle à ceux qui naissent sous la pourpre , des vices monstrueux et une extrême animosité l’un contre l’autre. Leur père avait mis en œuvre les conseils et les reproches, pour étouffer cette inimitié ; il s'était étudié à les mettre en tout sur un pied de parfaite égalité , jusqu’à leur accorder à tous deux (chose inusitée) le titre d’Auguste ; mais Caracalla ne vit dans cette mesure qu’un outrage, et Géta chercha àse concilier le peuple et l’armée. Sévèreput doncdire , sans être prophète : Le plus fort des deux tuera l'autre, puis ses propres vices le perdront lui-méme.

A peine eut-il fermé les yeux que les deux Augustes cessèrent la guerre, abandonnant les pays récemment conquis, pour s’assurer de Rome l’un et l’autre. Proclamés tous deux par l’armée, chacun d’eux eut une autorité indépendante. Était-il possible d’espérer qu’ils gouvernassent d’accord? Sur la route, jamais ils n’avaient mangé ensemble , jamais dormi sous le même toit ; arrivés à Rome, ils se partagèrent le palais, qui était plus grand que la ville entière (1), lun fortifiant contre l’autre la partie qu'il se réservait, et y plaçant des sentinelles. Jamais ils ne se rencontraient que linjure à la bouche et la main sur la garde de leur épée. Afin d'empêcher une guerreimminente entre les deux frères, il leur fut proposé de partager l'empire; mais l’impératrice les tit renoncer à un traité qui, brisant violemment l'unité compacte de l'Etat, amènerait une guerre civile et la prédominance d’un

(1) Hénomen, Cela n'a rien d'improbable, si l’on y comprend les jardins,

le les re la t re-

propenmais ara-

autre naisi0- 1seils à les CCOr- Calla onciiète :

per

rent s’asmée , d’esn’arivés 1e la il se conleur ères, e les acte d'un

Page 1