GORDIEN, M
de Pâques > ilen fut déclaré indigne par l’évêque Babylas. Arrivé à Rome. ilse concilia le peuple par sa douceur, dompta ies Carpiens qui.avaient enyahi.. la Mysie, et célébra le millième anniversaire de la fondation de Rome par des jeux dans lesquels combattirent deux mille gladiateurs, trente-deux éléphants, dix ours, soixante
lions ,un cheval marin, un rhinocéros, dix lions blancs, dix ânes . et quarante chevaux sauvages, dix léopards, sans compter les
animaux de moindre grandeur. Les fêtes commémoratives de la grande, cité ne pouvaient être que sanglantes.
Les empereurs surgissaient de toutes parts. Le plus heureux fut Décius , Pannonien d’origine, et gouverneur de la Mésie. et de la Pannonie; Thilippe murchait contre lui quand il fut assassiné à Vérone, apres un règne de cinq ans.
Il avait laissé se propager la religion chrétienne , contre laquelle Décius, au contraire, promulgua les édits les plus sévères. Qui-
conque la professait fut dépouillé de ses biens et traîné au sup-
plice. Alors se renouvelèrent les horreurs des proscriptions ; des frères. trahirent leurs frères, des fils leur père, et ceux qui pouvaient échapper à tant de fureur se réfugiaient dans les forêts et
dans les lieux déserts.
La conduite de Décius était déterminée par son amour des anciennes institutions, qu’il cherchait à faire revivre ; attribuant à la corruption les malheurs de l’empire , il avait songé à rétablir la censure , institution surannée et désormais impossible, car il eût fallu étendre l'inspection sur tout le monde civilisé, et appeler devant un juge sans armes la dépravation armée, Comme l’empereur voulut néanmoins que le séuat élüt un censeur, Valérien fut proclamé d’une voix unanime, et l’empereur lui dit en lui conférant cette dignité : « Heureux de l’approbation universelle , reçois « la censure du genre humain, et sois le juge de nos mœurs. Tu « choisiras ceux qui seront dignes de siéger dans le sénat, tu « rendras à l’ordre équestre sa splendeur, tu accroîtras les reve- « nus publics et allégeras les charges. Tu diviseras par classes la « multitude infinie des citoyens, tutiendras compte de tout ce qui « concerne les forces, les richesses, les vertus , la puissance de « Rome. La cour, l’armée, les juges, les dignitaires de empire, « sont. justiciables de ton tribunal , à l'exception seulement des «, consuls en exercice, du préfet de la cité, du roi des sacrifices « etde la première des vestales, tant qu’elle conserve sa virginité. »
L’exécution de ce projet, d’ailleurs impraticable, fut interrompue par les Goths, qui envahirent la basse Mésie, puis la
Thrace et la Macédoine. L’enpereur, tantôt victorieux par la IST, UNIV, — Te V. 97
Octobre.
Décius.
VIe persécue tion.
Trébonianus Gallus.,
Émilien.
268, mal.
Valérien.
Août,
force , tantôt servi par la trahison, les réduisit à une telle extrémité qu'ils offrirent de rendre les prisonniers et le butin, à la seule condition qu’on les laisserait se retirer; mais Décius, qui voulait les exterminer entièrement , leur barra le passage, et ce fut pour son malheur. Une bataille désespérée s'engagea, et son fils y périt; en le voyant tomber, Décius s’écria : Nous n’avons perdu qu'un homme ; qu'une perle si légèrene nous décourage pas. Et, s’élançant au plus épais de la mêlée, il y trouva la mort.
Les débris de l’armée en déroute se rallièrent aux troupes de Trébonianus Gallus , envoyé pour couper la retraite aux Goths. Ce Gallus, qui peut-être était la cause de la défaite essuyée , feignit de vouloir la venger, et se concilia ainsi l’armée , qui le proclama empereur ; mais à peine son élection fut-elle contirmée par le sénat qu’il conclut une paix honteuse avec les Goths, auxquels il promit un tribut; il se réservait de manifester son courage en persécutant les chrétiens.
Durant son règne d’un an et demi, la peste et la sécheresse désolèrent plusieurs contrées ; les Goths, les Carpiens, les Burgundes, firent une irruption dans la Mésie et la Pannonie; les Scythes dévastèrent l’Asie , et les Perses occupèrent la Syrie jusqu’à Antioche. Alors le Maure Émilien, qui commandait dans la Mésie, tout enorgueilli d’avoir vaincu les barbares, et plein de dédain pour Gallus, qui croupissait à Rome dans les plaisirs, se fait proclamer empereur ; puis, avant que son rival soit entièrement réveillé de sa torpeur, il entre en Italie, le rencontre à Terni, et le voit massacrer avec son fils par ses propres soldats.
Mais , d’un autre côté, Valérien, qui avait sous ses ordres l’armée des Gaules et de Germanie, se fait saluer Auguste; Émilien est tué par ses soldats , qui avec le sénat se déclarent en faveur de sun compétiteur. Une naissance illustre, renaussée par la modestie et la prudence , faisait aimer Valérien , qui, s’étant préservé des vices du temps, employait ses loisirs à cultiver les lettres. Attaché aux usages antiques, il détestaitla tyrannie, et semblait digne de l’empire; mais, dès qu’il l’eut obtenu, il parut faible pour un si grand fardeau , et ne sut pas choisir, pour l’aider à le porter, un bras plus fort que celui de Gallien , son fils, jeune homme efféminé et vicieux. Néanmoins il prenait des mesures douces et opportunes, lorsqu'il fut appelé aux armes par les Germains et les Francs (1), qui faisaient irruption dans les Gaules du
(1) C'est la première mention que l’histoire fasse des Francs, peuple ou confédération germanique, habitant l'Océan, le Rhin et le Wéser, c'est-à-dire dans ta Westphalie et dans la Hesse.
côté d Mésie,
les avis déshon volé de pritlet Valéi les rava la hâte quit et phe et princip:
cheval.
sa mort temple, mains, au conti à l’égar voir son d'un re des chré gée par célèbre l'empire culte en A la:
Rome se les Scytl se jetten etles Sa hissent | l'énergie garnison détermir l’ombrag de le voi teurs tou des légio une fave
s de ths.
feipro par quels een
e dédes, > déntio-
tout pou’ amer de sa assa-
Par-
min fabar la pré-
let-sembarut aider eune sures Gerès du
condans