‹ Histoire universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 21 sur 79 · ES PAPER · texte numérisé non relu

ES PAPER

nue

Pogonat.

sur Rome , quoiqu’elle reconnaisse son autorité, et lui enlève en pleine paix les ouvrages d'art que les Barbares avaient épargnés au milieu des ravages de la guerre ; puis, abhorré désormais dans l’ancienne capitale du monde, conspué dans l’autre, ilse retire en Sicile, Là, il se met à faire la course sur la côte d'Afrique, et menace Carthage. Alors Avage, gouverneur de cette province, redoutant encore plus les impériaux que les Arabes, se révolte et se joint aux musulmans avec une partie de l’armée,

Syracuse, remontée au rang de capitale, le conserva pendant sixans; mais, loin d’avoir recouvré la splendeur de ses jours prospères, elle n’avait qu'à souffrir des caprices du despote. Enfin, un jour qu’il était au bain, André, fils du patrice Troïle, lui lança à la tête une cruche de bronze, et délivra la terre d’un tyran qui, durant vingt-sept ans, avait encore accru ses misères. -

Le peuple de Syracuse, voulant imiter les autres métropoles, proclama en tumulte l’Arménien Mazizis, qui n’avait d'autre

ConstantiniV mérite que sa beauté ; mais Constantin, fils de l’empereur dé-

funt, déclaré auguste depuis quatorze ans, s’était déjà emparé du pouvoir à Constantinople. Il vint avec une flotte attaquer Mazizis, qu’il défit et tua sans beaucoup de peine, et regagna la ville &u Bosphore, où il fut salué empereur avec le surnom de Pogonat (barbu), parce que le premier duvet avait ombragé son menton dans le cours de cette expédition.

Mais jusqu'où la manie de théologiser n’était-elle pas portée! Quelques réveurs commencèrent à dire que, puisque la sainte Trinité comptait trois personnes, il fallait trois empcreurs ; aussitôt la foule de répéter que Constantin doit s’adjoindre pour collègues ses deux frères Tibère et Héraclius, Constantin invite alors les principaux chefs du peuple à se rendre de leur camp daus la ville, pour convenir d'un arrangement; mais ils n’ont pas plutôt traversé le détroit, qu'il les attaque et les fait pendre; puis il ordonne de couper le nez à ses frères, afin de les rendre ineapables d'occup”r le trôn:, et noie dans le sang cette hérésie politique.

Sur ces entrefaites, es Sarrasins, qui avaient exercé d'horribles revages en Afrique, saccagé Syracuse et l'ile entière, vinrent metlre le siége devant Constantinople ; mais l'empereur, qui n'était pas dépourvu d'habilelé militaire, leur résista avec courage, et, secondé par le feu grégeois, repoussa les vaisseeux musulmans chaque fois qu'ils revinrent à la charge. Les Arabes

fure taie accr réfu Taui sent det chev traité fautà ne Ma ple, lesq gea s capit4 tion franc Avaré avoir résigr forma avec | rent d Moi scolas discus ciliati à Con:

des te desqu damne volont Con céden!

la mô

Page 1