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obscurs trésors | ne saur gueilieu sécuter |
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furent aussi défaits dans la Syrie, que les Mardaïtes inquiétaient de leur côté. Maîtres des vallées du Liban, ils avaient accru leurs forces en donnant asile aux chrétiens qui s’y réfugiaient de toutes parts, et occupé tout le pays entre le Taurus et Jérusalém. Mohawiah se vit donc contraint de consentir à une paix de trente ans, en s’engageant à payer un tribut de trois mille livres d'or, de cinquante esclaves et de cinquante chevaux. Les historiens orientaux gardent le silence sur ce traité, ou le nient comme une vanterie byzantine ; peut-être faut-il se borner à croire que Constantin III obligea les Arabes à ne plus se jeter sur son empire.
Maïs les Bulgares furent pour lui un nouveau fléau. Ce peuple, à l’instigation d'Héraclius, se sépara des Avares, pour lesquels il avait jusqu'alors assailli Constantinople, et se rangea sous différents chei, selon l'usage des Avares ; l’un de ces capitaines se jeta avec sa troupe sur les frontières septentricnales de l'empire, et, conime il trouva peu de résistance, il franchit le Danube, subjugua la Mésie inférieure, et enleva aux Avares le pays slave qui depuis fut appelé Bulgarie. Après avoir en vain opposé la force à leurs attaques, Constantin se résigna à leur payer une subvention annuelle. Ces Bulgares formaient un tiers de leur nation; d'autres restèrent mêlés avec les Avares; ceux qui habitaient plus au levant s’étendirent du Don à la mer Noire, et se réunirent avec les Khazars.
Moins passionné que ses prédécesseurs pour les subtilités scolastiques, Constantin songea sérieusement à mettre fin aux discussions par le seul moyen efficace, la persuasion et la conciliation (1). Il réunit donc dans la salle de la coupole (ia Trullo), à Constantinople, le sixième concile général, qui, examen fait des textes des saints Pères, ainsi que des falsifications au moyen desquelles les sectaires les avaient altérés, prononça la condamnation de ceux qui admettaient en Jésus-Christ une seule volonté et une seule activité.
Comme il n'avait pas été fait dans ce coneile, ni dans le précédent, de canons de discipline, on en convequa un autre dans la même salle, qui fut appelé quinisexte, comme supplémen-
(4) I est bon de prendre note de cet aveu de Gibbon, ch. XLVIE : « Les obscurs théologiens d'Italie n'avaient ni troupes pour soutenir leur opinion, ni trésors pour acheter des partisans, ni éloquence pour faire des prosélytes ; je ne saurais donc dire par quels moyens astucieux ils purent déterminer l’orgueilieux empereur des Grecs à abjurer le catéchisme de son erfance et à persécuter la religion de ses pères. » Que de mauvaise foi dans ce peu de mots!
VIe concile æcuminique.
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Septembre.
Justinien 11.
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taire au cinquième et au sixième. Sa constitution la plus importante est celle qui, dans l’Église d'Orient, priva les clercs de la faculté de contracter mariage une fois qu'ils se trouvaient dans les ordres ; ceux qui étaient mariés pouvaient continuer à vivre avec leur femme, en s'abstenant de l’acte conjugal aux approches des grandes solennités, et les évêques devaient garäer une continence absolue. Telle est encore la discipline de l'Église grecque.
Le titre et le rang furent conservés aux évêques qui, par suite des invasions des mahométans, avaient perdu ou n'avaient pu occuper leurs siéges. De là l’origine des évêques in partibus infidelium. Ce concile ne fut pas approuvé par le souverain pontife.
Constantin passa le reste de son règne dans une paix profonde tant au dedans qu’au dehors ; mais, dans les derniers temps, devenu soupçonneux et cruel, il fit mettre secrètement à mort ses deux frères, déjà mutilés par ses ordres ; puis il mourut de langueur, après avoir gouverné dix-sept ans.
S'il avait procuré quelque soulagement à l'empire, tout alla plus mal sous son fils Justinien II, qui, âgé seulement de seize ans, avait déjà beaucoup de vices et de présomption, sans posséder ni talents ni courage. Le patrice Léonce fit heureusement la guerre aux Arabes; mais, en vertu du traité de paix conclu avec Abd-el-Malek, l'empereur s’obligea, pour la misérable vanité de recevoir un tribut du calife, à combattre les Maronites du Liban, tandis qu'il aurait dû s’employer de tout son pouvoir à les soutenir comme un rempart entre lui et les musulmans. En outre ,' Léonce, animé de jalousie contre Jean, prince de ces montagnards, l'invite à un banquet où il le fait égorger, délivrant ainsi les mahométans de leur ennemi le plus redouté.
Le calife, qui ne tarda point à renouveler les hostilités, attaqua l'Afrique, et, bien que repoussé d’abord de Carthage, il réussit à arracher cette province à l'empire ; il s’empara aussi de Chypre, où il fit frapper la première raonnaie musulmane. Justinien, irrité de cet acte de souveraineté comme d’une usurpation, porta les arries dans la Cilicie; mais la désertion de vingt mille Slaves le contraignit à s'enfuir honteusement dans Nicomédie.
Léonce avait auparavant fait la guerre avec succès aux Slaves; mais ensuite, € tenant mal sur ses gardes, il s'était laissé surprendre et vainere. Justinien, arrivé à Nicomédie ,
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