‹ Histoire universelle [microforme] (volume 3)Chapitre 25 sur 79 · SRE QT RE PL RASE VE APRES · texte numérisé non relu

SRE QT RE PL RASE VE APRES

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PERS ERSRÉET

Khazars,

Durant ces troubles, Sergius, gouverneur de la Sicile, conçoit la pensée de se rendre indépendant en faisant proclamer un nommé Tibère ; mais il est vaincu par Paul, officier du palais, qui tue l’usurpateur, et Sergius n'échappe à la mort qu’en se réfugiant chez les Lombards. Anastase, qui était passé du palais impérial dans un couvent, loin d'y vivre tranquille, soudoya une armée de Bulgares, et tenta de nouveau la route périlleuse du trône ; mais, à la première résistance qu’ils éprouvèrent, les Bulgares le livrèrent à Léon, qui fit tomber sa tête et celle de ses complices.

Un prétendu fils de Justinien II fut aussi appuyé par Soliman. et couronné dans Jérusalem ; mais l’armée grecque le défit et le tua.

En définitive, Léon, vaillant comme il l'était, et général expérimenté non moins qu'administrateur habile, aurait pu être d’un grand secours à l'empire grec, s’il n’eût lui-même excité le mécontentement au dedans, et brisé le lien qui réunissait les provinces échappées à la conquête.

Il eut un fils qui reçut le nom de Constantin et fut surnommé Copronyme, parce que, lors de son baptême, il avait souillé les fonts sacrés; il le fit couronner encore au berceau, puis lui donna pour femme la fille du kacan des Khazars, qui prit au baptême le nom d’Irène, c’est-à-dire, paix.

Ces Khazars, de nation finnique, dont nous avons déjà fait mention plusieurs fois, étaient désignés parfois sous le nom de Turcs orientaux, gouvernés par un kacan et par des begs ou grands. Ils avaient tenté de passer, du centre de l’Asie, à travers le Caucase ; mais, arrêtés par les Arabes qui gardaient les portes Caspiennes, ils appuyèrent vers l'Occident et occupèrent une grande partie de la Crimée, confinant avec les Slaves établis entre le Dniéper ét le Don, auxquels ils s’obligèrent à payer tribut. S'étant avancés encore plus au couchant, ils relevèrent l’empire des Avares, et étendirent leur domination des monts Krapacks jusqu’à l'Euxin ; désireux cependant de s'agrandir vers le levant, ils firent, avec plus de succès, une nouvelle tentative sur le Caucase et dans l'Arménie, d’où ils se jetèrent sur la Perse, qu'ils ne quittèrent qu'après avoir remporté des victoires signalées et fait un riche butin.

Rien ne pouvait donc être plus favorable à l'empire que l’alliance conclue par Léon, puisque le kacan, en inquiétant les Arabes, les détournait d'attaquer les provinces grecques,

tandis que le nombre des Khazars diminuait par la guerre, et qu'ils se civilisaient par le contact.

À peine Léon fut-il mort après vingt-cinq ans de règne, que gen

Constantin son fils marcha contte les Arabes ; mais, tandis qu'il était occupé à les combattre, Artavasde, son beau-frère, répandit le bruit qu'il avait péri dans son expédition, et se fit proclamer auguste. Il gagna la faveur populaire en se déclarant zélé défenseur des images ; le patriarche Anastase, qui, sous le règne précédent, s'était montré ardent iconoclaste, change tout à coup d'opinion, réunit le peuple dans Sainte-Sophie, et là, tenant en main le bois de la vraie croix, il s’écrie: Je jure, par celui qui mourut sur cette croix, que Constantin me dit un jour : — Je crois que le fils de Marie n'était qu'un homme, et que Marie l’a mis au monde comme ma mère m'a enfanté moimême !

Le peuple, sur les passions duquel rien n'’agissait plus puissamment que les controverses théologiques, fut saisi d'horreur à ce blasphème, et voua une haine violente à Constantin; mais celui-ci, soutenu par l’armée, où les iconoclastes se trouvaient en grand nombre, revint sur ses pas, et alors commença une guerre acharnée , d'autant plus cruelle qu’elle était à la fois civile et religieuse (1); mais il finit par renfermer ses ennemis dans Constantinople, qu'il réduisit par une longue famine. La ville fut abandonnée à la rage cupide et à l’impiété des vainqueurs. Artavasde eut les yeux crevés, ainsi que ses deux fils Nicéphore etNicétas. Leurs partisans furent mutilés ou bannis; le patriarche Anastase, battu de verges, promené dans la vil}: sur un âne, conserva pourtant son siége, parce que, dit Cédrénus, on n’en trouva pas un pire pour le remplacer.

Constantin retourna alors contre les Arabes, au moment où les Ommiades, les Abassides et les schyites étaient aux prises entre eux; favorisé par les circonstances, il remporta des avantages sur l'ennemi, s'empara de Germanicie, en Syrie, et d’autres places fortes ; puis, ayant.surpris la flotte dirigée sur Chypre par les Sarrasins, il la coula bas.

[Il aurait dû poursuivre ses victoires, mais des prodiges \ effrayants l’épouvantèrent. Des tremblements de terre plus violents que jamais désolèrent l’Asie et engloutirent plusieurs

(1) « La plus féroce qui se soit faite depuis que le monde est monde, » dit Cédrénus, ad. Ann. 1 Const., auteur auquel nous avons emprunté aussi le récit précédent,

jopronyme.

7hi.

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