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« de corriger les choses fausses, de retrancher celles qui sont « superflues, de confirmer celles qui sont bonnes; mais qu’on « l’accueille avec une charité bienveillante; car nous lisc «dans le livre des Rois que le saint roi Josias, en parcourant « le royaume que Dieu lui avait donné, réformant, avertissant, « s’efforça de rappeler au vrai culte du Seigneur. Je suis loin « de vouloir me comparer à lui pour la sainteté ; mais, comme «nous devons toujours suivre les exemples des saints, et ap- « peler autant que nous le pouvons à une bonne vie, en l’hon- « neur et gloire de Jésus-Christ Notre-Seigneur, nous avons fait « écrire quelques chapitres, pour que vous cherchiez à avertir « les fidèles, et afin que, dans la même intention, vous pré- « chiez sur tout ce que vous croyez être nécessaire. Ne négli- « gez pas de faire connaître avec un zèle pieux ce que vous « croyez opportun à votre sainteté et au peuple de Dieu, afin « que votre diligence et l’obéissance des sujets soient récom- « pensées du Tout-puissant par l’éternelle félicité. »
Si l’on considère les capitulaires comme lois, on voit qu'ils étaient publiés d'une manière tout autre que les précédents ; car ils n’expriment pas les usages nationaux, mais des commandements. Peut-être les modifications particulières à chaque nation étaient-elles promulguées dans les diètes partielles des Saxons, des Frisons et des Lombards ; mais les capitulaires introduisaient un droit commun à côté du droit particulier. On y voit percer le soin de rappeler sous la puissance publique les éléments qui s’en étaient détachés, les propriétés publiques et particulières, les hommes libres et les serfs. Charlemagne, une fois empereur, songea à réformer de fond en comble la législation germanique (1); mais tout le sang versé de nos jours en France et en Espagne pour réduire ces deux royaumes à l’uniformité nous a dit trop éloquemment combien il est difficile d’extirper les coutumes et les ‘nstitutions des différents peuples dont se compose une nation. Charlemagne s'épargna cette expérience, convaincu que le gouvernement n’est le maître du pays qu’à la condition de ne pas le bouleverser, et de n’y introduire les réformes qu’à mesure que la population devient capable de les supporter. Il laissa, en conséquence, leurs différentes lois aux Romains, aux Francs, aux Allemands, aux Bavarois, aux, Saxons, aux Thuringiens, aux Frisons, aux Gaulois, aux Bourguignons, aux Bretons, aux
(1) Écran, c. 99,
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