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Arabes libres, si bien que les partisans de la famille d’Ali se réunirent pour renverser la nouvelle dynastie; mais ils eurent contre eux le bras puissant d’Amrou en Égypte, et la férocité de Zidjad, qui, dominant sur la Perse, sur la cité croissante de Koufa et une partie de l'Arabie, extermina les schyites. |
Les séditions une fois étouffées dans le sang, Mohawiah reporta la guerre au dehors ; après avoir marché contre l’empire grec, il dévasta les provinces de l'Asie, ét fit prendre à sa flolte la route du Bosphore ; or, comme le prophète avait dit que la première armée qui assiégerait Constantinople obtiendrait la rémission de tous ses péchés, la religion se joignit à l'ambition et à l’avarice pour pousser les croyants sur cette ville, où se trouvaient accumulés les trésors et les trophées dé deux Romes.
Alors régnait Constantin Pogonat, prince voluptueux et cruel, qui, devenant nn autre homme à l'heure du danger, ranima : par son courage celui des Grecs accourus en foule pour défendre les solides remparts de la place. La fortune vint en aide au patriotisme; car un Égyptien, Callinique d’Héliopolis, étant passé du service du calife à celui de l’empereur, inventa le feu reugrégeois, grégeois, qui suppléa aux armées et à la valeur. C'était un combustible liquide que l’on faisait pleuvoir des remparts sur les assiégeants ; on le lançait avec des dards ou avec des boules de fer creux, et on le dirigeait dans des brûlots contre les bâtiments ennemis; plus souvent encore, au moyen de tubes en cuir, on le faisait jaillir de la proue des galères, ce qui leur donnait l'aspect de dragons et d’hydres ignivomes. Une fois que ce feu s'était attaché au bois, à la chair des hommes ou des animaux, l’eau ne servant qu’à l’aviver, aucun secours humain ne pouvait l’éteindre; les chevaux s'enfuyaient épouvantés, les hommes périssaient dans des tortures atroces, les vaisseaux étaient consumés sans ressource.
Le secret de sa composition fut gardé avec un soin jaloux ; Constantin recommande dans sa Tactique de ne jamais le faire connâitre, et de répondre, à ceux qui le demanderaient, qu'un ange le révéla au fondateur de Constantinople. Les musulmans eux-mêmes mirent tout en œuvre, d” ait quatre siècles, pour découvrir ce secret ; ils le trouvèrent enfin, et s’en servirent contre les croisés.
Cette invention fut la main de Dieu pour sauver Constanti-
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Yésid.
Fils d’Ali,
Ayoub, qui fut honoré de magnifiques funérailles ; autrefois
‘il avait donné dans Médine l'hospitalité au prophète fugitif.
Lorsque, huit siècles après, Constantinople fut prise par les Turcs, une révélation indiqua la tombe ignorée de l’Ansarien, et l’on bâtit au-dessus une mosquée dans laquelle les successeurs du prophète viennent ceindre l'épée lors de leur inauguralion.
Sur ces entrefaites, les Mardaïtes ou Maronites, s’élançant des cimes du Liban, firent irruption dans la Syrie. Mohawiah se vit donc contraint d’acheter la paix aux Grecs pour trente ans, de restituer plusieurs provinces et de payer annuellement un tribut de trois mille pièces d'or, de cinquante chevaux et d’autant d'esclaves ; ce fut la première humiliation éprouvée par les mahométans, et ils la durent € grande partie à leurs discordes intestines.
Les dissensions se ravivèrent sous Yésid, fils de Mohawiah,
- qui se fit mépriser par son avarice et son intempérance : vices
d'autant plus honteux dans-lopinion des Arabes, qu'ils étaient plus rares parmi eux. Il buvait du vin, aimait les chiens et les
-caressait, se faisait servir par des eunuques; ces insultes à la
vanité nationale faisaient regretter aux Arabes les temps du zèle et de la loyauté. La haine concentrée des schyites s’en accroissait, etils stimulaient les fils d’Ali à réclamer leurs droits, Hassan s'était sincèrement retiré du monde, et l’on ne raconte de lui que des œuvres de sainteté. Un esclave qui, par hasard, avait répandu sur lui du bouillon brülant, se prosterna à ses pieds en répétant ce verset du Coran : Le paradis est. pour celui qui refrène sa colère. — Mais je ne suis pas en colère, dit Hassan. — El pour celui qui pardonne les offenses, continua L'esclave. — Je te pardonne la tienne. — Et pour ceux qui rendent le bien pour le mal, — Je te donne la liberté et quatre cents pièces d'argent.
Mais Hussein, second fils d’Ali, et Abdallah, fils de ce vaillant Zobéir qui avait tué en Afrique l’exarque Grégoire, se mirent à la tête des factieux, dans l'intention de s'emparer du pouvoir. Le premier, ayant reçu de la Perse des encourage. ments et des promessés, résolut de tenter la chance de ce côté. Il partit donc de Médine pour l'Irak ; mais, arrivé sur la frontière, il apprit que le peuple, s'étant mutiné en sa faveur à Koufa, avait été promptement réprimé par Obéidalah, fils de Zidjad. Il se trouva lui-même enveloppé par l'ennemi à Ker-
béla ; après avoir vainement cherché à obtenir des conditions
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qui le mérilait plus que lui; mon père n’en fut plus digne. Quant
honorables, et vainement exhorté les siens à pourvoir à leur sûreté par la fuite, il soutint avec trente-deux cavaliers. et quarante fantassins l'attaque de cinq mille chevaux ; tous ses compagnons étant tombés à ses côtés, il s’offrit le dernier aux coups de ses adversaires. |
Le cadavre du fatimite fut traîné sur la poussière, et Obéidalah le frappa d'un coup de bâton sur la bouche. A cette vue, un vicillard s’écria en gémissant : Hélas! hélas, j'ai vu sur ces lèvres les lèvres du prophète. Tes Perses révèrent le tombeau du martyr. . |
Yésid eut la générosité d’épargner les sœurs et les autres fils d’Ali, qui, envoyés à Médine, s’adonnèrent à l'étude et à la prière, entourés de la vénération du peuple. Ali, Hassan, Hussein, et neuf autres de leurs successeurs, forment les douze imans révérés par les musulmans schyites de la Perse. Le dernier d’entre eux, Mohammel-al-Mahadi, se retira pour vivre solitaire, dans une grotte près de Bagdad. Comme on ignore le lieu et l’époque de sa mort, il passe pour vivre encore, et l’on tient dans les écuries royales d’Ispahan un cheval toujours
10 octobre.
scellé pour le moment où il viendra détruire la tyrannie des
ennemis du prophète.
D’autres rejetons de cette race, ou se prétendant tels, occupèrent plus tard les trônes de Perse, d'Espagne, de l'Afrique, de l’Égypte, de la Syrie et de l’Yémen.
Plus heureux que le fils d’Ali, Abdallah-ben-Zobéid parvint à jeter l’épouvante dans l’âme d’Yésid ; il se fit proclamer calife à la Mecque, et reçut l'hommage des habitants de Médine. Un demi-siècle s'était à peine écoulé depuis que le prophète s'était écrié : Si quelqu'un saccage ma cité, la colère de Dieu s’abaissera sur lui, et il sera dissous comme le sel dans l’eau ; or l'étranger est déjà assis sur le trône établi par Mahomet, et les deux villes de sa prédilection, qui s'étaient agrandies à la faveur d’une longue paix, se voient assaillies par les
‘armes vengeresses d’Yésid. Médine fut saccagée, la Mecque
assiégée; déjà la Kaaba était à moitié renverséé, et la cité sainte allait succomber, quand la mort d’Yésid vint la sauver.
L'armée revint à Damas, où Mohawiah succéda à son père ; mais, quelqu'un lui ayant représenté que sa famille s'était emparée injustement de l'autorité, sa conscience s’en alarma, ct, après six semaines de règne, il réunit les scheiks, auxquels il parla en ces termes : Mon aieul enleva le califat à quelqu'un
Abdallah,
Mohawiah 1,
Merwan.
à moi, je suis résolu à ne pas avoir à rendre comple à Dieu d'une tâche aussi lourde que celle de gouverner les musulmans; choisissez donc pour calife qui vous conviendra.
Cependant, au lieu d'Abdallah et d’un descendant d’Ali, ce fut Merwan, gouverneur de Médine, de la famille des Ommiades, qui fut proclamé, Abdallah, dont là domination s'étendait sur l'Arabie, sur une partie de la Perse et de l'Égypte, voulut soutenir son titre par les armes, et marcha sur Damas, en déclarant une guerre à mort aux Ommiades. Le désespoir réunit tous les partisans de cette famille, et une guerre civile des plus sanglantes se ranima.
Merwan s'écriait : Hélas! fallait-il qu'un vieillard comme moi, un squelette vivant, coùtât lant de sang aux vaillants musulmans ! Il n'en dirigea pas moins les forces de la Syrie contre celles de l'Hedjaz, de l'Égypte et de l'Irak. Tant que dura la division, les habitants du Khorassan reconnurent pour protecteur Salem, fils de Zidjad, si bien vu dans le pays que vingt mille enfants furent appelés de son nom. Une partie de ceux qui tenaient pour Ali embrassèrent la cause d’Abdallah; d’autres firent révolter Koufa pour venger cet Hussein, qu’ils
* avaient lâchement abandonné, et proclamèrent Mahomet, cou-
sin de celui qui avait péri; mais, comme il se trouvait prisonnier à la cour d’Abdallah, ils confièrent l’armée à Soliman, fils de Sord, et, au nombre de seize mille qui prirent le titre de pénitents, ils marchèrent sur Damas.
Leur valeur fanatique ne put les sauver ; ils furent mis en déroute, et, leur chef ayant été tué, ils rentrèrent en Perse, où ils se donnèrent pour général Mokthar, qui, commandant au nom de Mahomet prisonnier, se soutint par les superstitions et des atrocités, Il se vantait d’avoir tué cinquante mille partisans des Ommiades, sans compter ceux qui étaient tombés dans les combats, et faisait porter devant son armée une sorte de trône, gage de victoire pour les siens, comme l’arche d'alliance pour les Israélites. Lorsque les soldats en approchaient, ils s'écriaient : Seigneur, accorde-nous de vivre longtemps dans l'obéissance qui l'est due; secours-nous, ne nous oublie pas, mais prends-nous sous ta protection.
Les deux califes de la Mecque et de Damas se réunirent contre Mokthar, qui, défait dans la plaine de Kerbéla par Mosaïb, frère d'Abdallah, tomba dans les mains de l'ennemi, et fut tué sans pitié avec ses partisans.
Les Perses se résignèrent à subir le joug d’Abdallah, auquel
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le cimeterre de Mosaïb soumit aussi l'Arménie et la Mésopotamie; il continua pendant douze ans à faire la guerre aux Ommiades.
Merwan avait eu pour successeur son fils Abdel-el-Malek, qui abandonna tout à fait la politique du prophète. De même que Jéroboam, pour consolider la séparation d'Israël et de Juda, avait défendu de se rendre au temple de Salomon, il changea le pèlerinage de la Mecque en celui de Jérusalem , où il agrandit la mosquée d’Omar, Les Grecs ayant fait irruption dans la Syrie, Abd-el- Malek renouvela les traités conclus jadis avec Mohawiah, et se résigna à la honte du tribut, parce qu’il avait besoin de toutes ses forces contre ses ennemis intérieurs,.
Alors, résolu à arrêter les progrès de Mosaïb, il entra dans l'Irak, le vainquit et le tua. Quand on lui apporta sa tête, un des assistants s’écria : J'ai vu dans ce même château la tête de Hussein présentée à Obéidalak ; celle d'Obéidalah, à Mokthar ; celle de Mokthar, à Mosaib, et l'on l'y présente à cette heure celle de Mosaib. Cette réflexion fit frisonner le calife, qui chercha à détourner le présage en démolissant le palais fatal.
Après la prise de Koufa et la soumission de plusieurs fac-
tions de sectaires, il lui restait à faire rentrer sous son autorité
l'Arabie qui continuait à la méconnaitre ; il envoya donc contre la Mecque Edjag, le plus éloquent et l’un des plus braves et des plus cruels gucrriers de son temps.
Abdallah défendit huit mois le sanctuaire assiégé de l'Islam; mais il périt dans une sortie, et la Mecque fut livrée à l’impiloyable Edjag. Abd-el-Malek le récompensa en le nommant gouverneur de l'Irak, du Khorassan et du Sedjestan. Lors de son entrée dans Koufa, il monta en chaire, et dit : Zrakiens, je vois des têtes près de bondir du tronc ; je vois des barbes et des turbans teints d'une couleur de sang. En effet, il versa le sang à torrents lorsque les schyites teutèrent de se relever. I justifait ses cruautés par le principe de l'obéissance absolue que les sujets doivent aux princes, obéissance plus grande encore, selon lui, que celle qui est due à Dieu; car le Coran ordonne de servir Dieu autant que les forces le permettent, tandis qu’il enjoint d’obéir aux princes sans restriction.
Une fois l’unité du califat rétablie, Abd-el-Malek put recouvrer les provinces perdues et en acquérir de nouvelles. Après s'être emparé de Chypre, il M fit frapper la premi ière monnaie
Abd-el-Malek
Conquête de l'Afrique, 692-698.
musulmane (1); Justinien JI, s’en trouvant offensé comme d’une usurpation du droit royal, entra dans la Cilicie au mépris du traité conclu. Mahomet, qui fut envoyé contre lui, faisait porter au premier rang le traité violé, comme appel à la justice de Dieu. On en vint aux mains près de Sébaste, Les Grecs avaient si bien pris leurs mesures que les Arabes pliaient en désordre, quand Mahomet envoya un tarquois plein d’or à Nébulon, qui commandait un corps de vingt mille Esclavons auxiliaires ; la défection de ce général eut bientôt décidé la victoire. Cette défaite n'empêcha point Héraclius, général de Tibère IT, de se jeter à l’improviste, avec d’autres mercenaires, sur la Syrie, où il poussa jusqu’à Sébastopolis ; après avoir dévasté le pays ct tué 200,000 habitants, il revint sans rencontrer de résistance.
Abd-el-Malek avait à cœur de terminer la conquête de l'Afrique, où les armes musulmanes avaient pénétré sous Mohawiah. L'empereur Constant IT, y ayant débarqué, parcourut les terres soumises à son empire ; et, quoiqu'’itsût combien elles avaient été durement rançonnées par les Arabes, il les greva de nouveaux impôts. Ces charges et les vexations des exacteurs réduisirent au désespoir les Africains, qui appelèrent eux-
mêmes les Arabes à leur secours, et repoussèrent partout les
Impériaux.
Akba conduisit les choses plus heurensement encore ; secondé par les Berbers, qu’il sut se concilier, il s’avança dans l'intérieur du pays, soumit plusieurs villes encore florissantes ; puis, après avoir triomphé de la faible résistance des Grecs, il atteignit à travers les déserts, où ses successeurs édifièrent Fez et Maroc, les rivages de l'Atlantique; poussant alors son coursier au milieu des flots, il s'écria, dans son zèle fanatique : Grand Dieu! si je n'étais urrété par cette mer, je courrais jusque dans les régions ignorées de l'Occident précher l'unité de ton nom, eterterminer les nations qui reconnaissent d'autres dieux que toi!
(1) Al-Makrizi attribue à Omar-ben-el-Catab les premières monnaies d'argent, d’après le type des Sassanides, avec addition, sur quelques-unes, des mots : Louanges à Dieu; sur d’autres : Mahomet est le prophète de Dieu; sur d’autres encore : FE n’est point d'autre Dieu que Dieu. Ces monnaies portaient aussi le nom d'Omar, Abd: el-Malek changea le type sassanide, et ajouta l'inscription : Allah samad, Dieu est immuable, Les kalifes, après lui, firent frapper des monnaies à leur type propre, et même avec des images, souvent empruntées aux monnaies grecques ou romaines. Sous les Abassides, tous les princes successeurs furent autorisés à battre monnaie en argent ; mais les gou-
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Afin de donner de la stabilité à sa conquête et de refréner les Maures, aussi mobiles que les sables de leurs déserts, il éleva la ville de Kairwan, dont les murs de brique, le palais du gouverneur, et une mosquée soutenue par cinq cents colonnes de marbre de Numidie, furent construits en moins de cinq années. La Sicile, pour la première fois, souffrit alors des déprédations des Arabes, et la valeur impétueuse d’Akba ne se serait point arrêtée là, si un soulèvement général excité par le Maure Kouschile, et secondé par les Grecs, ne l’eût forcé de rétrograder. Kairwan fut pris, et Akba, enveloppé par l'ennemi, n’eut d'autre parti à prendre que de mourir en brave. Un chef ambitieux , qui naguère s'était révollé contre sa domination, lui avait été amené prisonnier; traité généreusement par Akba, il avait refusé de s’associer de nouveau aux rebelles. Akba, voyant qu’il ne pouvait échapper à la mort, invita son ancien rival à fuir; mais celui-ci refusa ; ils s'embrassèrent alors tous deux, et, après avoir brisé le fourreau de leur cimeterre, ils s’élancèrent au milieu des ennemis, combattant côte à côte, jusqu'au moment où tous deux tombèrent frappés.
Zohéir, investi après Akba du gouvernement de l'Afrique, vengea son prédécesseur ; mais, accablé par une armée envoyée de Constantinople au secours de Carthage, il succomba à son tour. Dès que la nécessité de ‘faire la guerre en Arménie eut rappelé les Grecs, Abd-el-Malek, résolu de mener à bonne fin la conquête de l'Afrique, y consacra les revenus de l'Égypte, et chargea de l'expédition Hassan, gouverneur de ce pays. A la tête d'un armement formidable, celui-ci vint attaquer Carthage, ville encore très-importante, qui était devenue le refuge des lfabitants échappés à la ruine des autres cités. L'empire de Byzance reconnut alors l’urgence de faire un dernier effort pour sauver l'Afrique. Le patrice Jean, habile général, réunit donc la meilleure flotte qui depuis longtemps se fût montrée dans la Méditerranée, en l’augmentant des secours imposés à la Sicile et de ceux des Visigoths d'Espagne, qui prévoyaient déjà que la mer leur serait un faible rempart contre les musulmans, Jean entra de vive force dans le port de Carthage, et fit rayonner encore une fois le labarum sur la cité de Cyprien; puis, secondé par Cahina, héroïne africaine, il repoussa Hassan jusqu'à Barca.
Peu de temps après, les Arabes, revenus à la charge, prirent Carthage, et les Grecs furent taillés en pièces près d'Utique: ceux qui purent, avec la plus grande peine, regagner leurs
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