IST, UNIV, — 7, VUE
« J1 est le roi et le maître de l’univers, etc. » Après avoir décrit les hiérarchies des anges, qui tous sont prêts à exécuter les ordres de Dieu, et parlé de l’obéissance due aux supérieurs, il finit ainsi, $ 180 : « Louanges au Dieu puissant; loin de nous les mensonges. » $ 181 : « La paix soit avec les serviteurs du Seigneur. » $ 182 : « Gloire à Dieu, « souverain des mondes. »
XXXVIIL, de 88 paragraphes. San. Ce chapitre est appelé ainsi, parce qu'en tète figure là lettre mystérieuse S, qui est la quatorzième de l'alphabet arabe. Quelques interprètes veulent qu’elle signifie vérités; d'autres, résistances. $ 1° : « S. Je le jure par le Coran, il est le cen- «tre de la vraie foi; mais les infidèles vivent dans l'erreur. » On y lit l'histoire de Bethsabée, la prévarication et la pénitence de David, sur l'avertissement de deux génies qui lui racontent, sous forme de nou- Yelle, le vol d'une brebis. Il se termine ainsi, $ 87 : « Ce livre est un « avertissement pour les mortels. » $ 88 : « Vous verrez un jour si sa doc- « trine est la véritable. »
XXXIX, de 75 paragraphes. Les MuLTiTunEs. « Dieu sage et miséricor- « dieux t’a envoyé le Coran pour te diriger. » Tel est le commencement de ce chapitre. $ 2 : « La vérité t'a été apportée du ciel; offre à Dieu « de sincères actions de grâce. » $ 28 : Le Coran te fournit différents & exemples, afin de t'instruire. » $ 29 : « La doctrine en est simple et « claire ; elle prêche la crainte de Dieu. » Il continue en disant : « Les « infidèles et les impies tomberont par multiludes dans l'enfer ; les « musulmans, les hommes pieux et miséricordieux, monteront par mul- « titudes au paradis." »
XL, de 85 paragraphes. Le rInËLE. Le titre de ce chapitre dérive d'un oncle de Pharaon, nommé 4/-4min, qui se convertit en écoutant les discours de Moïse, exaltant la puissance du Dieu unique, $ 1* : « H. « M. Dieu puissant et sage t'a envoyé le Coran. » 8 2 : « (est lui qui « pardonne les péchés, qui accueille les cœurs repentants et qui exerce « contre les méchants une vengeance terrible. » $ 3 : « Il est le Dieu « infini et unique: il est le principe et la fin de toute chose. » Il est parlé, dans les $$ 78 et suivants, des vingt-quatre mille prophètes en- Yoyés par Dieu aux hommes; quatre mille furent choisis parmi les Hébreux et le reste parmi les autres nations. « Beaucoup de prophètes l'ont
« précédé. Nous t’avons fait savoir l’histoire de quelques-uns, nous te lais- « sons ignorer celle des autres. Tous les prodiges qu'ils opérèrent furent « des effets de nos ordres. Quand Dieu commandera, toutes les contro- « verses se termineront, Ceux qui auront voulu abolir l'Islam périront,»
XLI, de 54 paragraphes. La pisrincrion. Le fidèle et le sage savent distinguer le bien du mal. Cette soura débute par l'éloge du Coran. & 4er : « H, M. Dieu clément et miséricordieux l’a envoyé le Coran, » 8 2: « C’est le recueil de la doctrine; il instruit les sages, » $ 3 : QI « promet et menace; mais la majeure partie s'en éloigne, et ne veut « pas entendre, » 11 y est parlé de la justice divine et de la résurrection. 8 46: « L'homme vertueux et le méchant travaillent également pour
«eux mêmes; mais Dieu ne fora point d'injustice, » $ 66 : «Ne doutea
rent tront.»
vent an.
QIl veut ion.
Jour utet
« pas de la résurrection; la science du Tout-Puissant n’embrasse-t-elle « pas l’univers entier? »
XLII, de 35 paragraphes. La consuzrarion. Ce chapitre est un deceux en tête desquels figurent en grand nombre les lettres initiales, dont le sens est inintelligible aux mortels. Il y en a cinq : H. M. A. S.K.N a pour objet de prouver la supériorité de l'islamisme sur les autres religions, $ 13 : « La prédication de l'unité de Dieu fit naître de fortes « oppositions. Si le décret qui diffère le châtiment des incrédules n’a- « vait pas été prononcé, le ciel aurait terminé toute contestation. Les Juifs et les chrétiens doutent en consultant sur ta vérité. » Le ‘étachement des biens mondains y est recommandé, ainsi que l'obéissance aux préceptes religieux et la foi en un Dieu. $ 34: « Les biens terrestres « sont transitoires, les trésors du ciel sont éternels ; Dieu les destine «aux fidèles qui se confient en lui. » 8 46 : « Sois obéissant envers « Dieu avant le jour où tu ne pourras te refuser à comparaître en sa « présence. Le méchant ne trouvera point d’asile qui le sauve, il ne « pourra nier ses méfaits. » $ 53 : « Le terme de toutes choses n'est-il « pas dans la voie de Dieu, souverain de l'univers? »
XLII, de 89 paragraphes. L'orxEMENT. « Le Coran est l’ornement de «la terre, comme la parole de Dieu qui instruit. » Telles sont les paroles du $ 4°". « Il estde mèmel’ornement du ciel, » où son texte original est conservé sur la fable préservée, » comme il est dit au $ 8.11 est parlé aussi des châtiments des impies et de la félicité des justes, dans le $ 67 : « Amis entre eux sur la terre, les méchants seront en- « nemis dans l’autre monde ; mais la tendre amitié suivra les justes. » Ilest aussi parlé des tourments qu'ils auront à souffrir, au $ 74: « Les « scélérats seront toujours en proie aux tourments, » $ 73: « Ces ri- «gueurs ne s’adouciront jamais. » & 76: « Leur sort ne sera pas im- « mérité, Car ils furent injustes envers eux-mêmes. » $ 77 : « Ils diront Qà leur gardien: Prie Dieu qu’il nous détruise, et il répondra : Vous «vivrez éternellement, »
XLIV, de 58 paragraphes. La rumÉéE. Ce chapitre traite de la fin du monde, quand la fumée du ciel, c’est-à-dire les ténèbres, annonceront le jour de la résurrection. & 8 : « Errant dans le doute, les infidèles se « raillent de notre doctrine. » $ 9: « Mais tu verras leur contenance em- « barrassée dans ce jour où une noire fumée couvrira le firmament. » IL y est parlé des délices que goûteront les élus. $ 51: «Les justes habi- « teront un séjour de paix. » $ 52: «Les jardins et les fontaines seront « leur héritage. » $53 : « Ils seront vêtus de soie, et converseront entre « eux avec bienveillance. » $ 54 : « Les hour al oyoun, au sein d’al- « bâtre, seront leurs épouses, etc. »
XLV, de 37 paragraphes. LA GÉNUFLExION. Tout ce qui nous vient de Dieu doit être accepté, soit bien, soit mal, ét en pliant les genoux, comme si nous l’avions désiré nous-mêmes. Ce chapitre se termine par ces trois versets : « Louange à Dieu , souverain du ciel et de la terre, « voi de Punivers, — A lui seul appartient d’être exalté dans le ciel et «sur la terre, — 1lest le Tout-Puissant ; sa sagesse est infinie. »
XLVI, de 35 paragraphes. AL-Ankar. Le titre de ce chapitre indique un pays cité dans le $ 21 : « Souvenez-vous de Houd, quand il alla « prêcher au peuple d’Ahkaf, Quelques apôtresle précédèrent, d’autres «le suivirent. » Quelques-uns croient que ce pays est le même que Aden, district de l’Yémen; d’autres commentateurs veulent que le titre de cette soura signifie poussière ou sable. 11 y est parlé de nouveau de la résurrection. $ 32 : « Ignorent-ils que Dieu, qui sans effort « créa le ciel et la terre, peut aussi bien faire revivre les morts ? Sa « puissance est sans bornes. »
XLVII, de 38 paragraphes. La Guerre. « Dieu combattra (1) les ac- « tions des infidèles qui éloignent leurs semblables de la route du sa- « lut, » Voici d’autres passages de ce chapitre. $ 3 : «Les incrédules « ont le mensonge pour guide, les musulmans cheminent avec le flam- « beau de la vraie foi. Dieu offre ce contraste évident aux hommes, » $ 13 : « La récompense Jde ceux qui mourront en combattant pour lo « foi sera éternelle. Dieu sera leur guide, et les introduira dans un jar- « din de délices. » 88: « O croyants, combattez pour la cause de Dieu; il « vousaidera, et ne permettra pas que vous fuyiez. » $9 : «Dieu a envoyé « sur le prophète et les fidèles sa miséricorde, en faisant descendre du « ciel un esprit avec des troupes invisibles d'angc., qui affligèrent de « peines très-sévères les infidèles, parce que telle est la rétribution que « les uns ei ies autres doivent attendre. » Mahomet menace ses compatriotes de la Mecque, en disant, au 8 14 : « Combien de villes plus « puissantes que celle qui te chassa de son sein furent ‘'étruites ! Rien «ne peut arrêter notre vengeance. »
XLVIIL de 29 paragraphes. La vicroire. « Nous t’avons accordé une « lumineuse victoire, » celle de Bcdr. Mahomet y remercie ses trois cent treize disciples, qui lui avaient juré de se laisser plutôt tuer que de fuir durant le combat, 818 : «Dieu contempla d’un œil bienveillant « les fidèles quand ils te jurèrent fidélité. 1] lisait au fond de leur cœur. « Une lumineuse victoire couronna leur attachement. »
XLIX, de 18 paragraphes. LE SANCTUAIRE. « L'intérieur de ta demeure est un sancluaire ; » dit-il dans le 8 4, ce qui s'entend du .arem ou karram, dont la signification en arabe est lieu sacré, lieu prohibé. Le maitre seul de la maison peut y pénétrer pour jouir de la compagnie de ses femmes ou de sesenfants. Les mahométans y passent d'ordinaire l'après-dinée, et rarement la nuit. Les princes sont avertis de se garder des délateurs. $ 1 « Si on te dit quelque chose, soumets la dénon-
« ciation à un rigoureux examen. Tremble de nuire à ton prochain et « de te préparer un amer repentir. » $ 12 : « O fidèles, soyez circons- « pects dans vos jugements; limitez votre curiosité; ne déchirez pas la « réputation des absents. Qui de vous voudrait manger les chairs de son « frère mort? » Le prophète excie à combattre pour la religion. $ 15: « Les vrais fidèles sont ceux qui, exempts de doute, croient en Dieu et « en son apôtre, et sacrifient pour les défendre existence et richesses. »
(1) Errare faciet opera eorum, id est, inuciliaä
; ‘éddet. MARRACCI,
LT
L, de 45 paragraphes. Cette soura est appelée Kuos, de la vingt et unième lettre de l'alphabet arabe, et commence ainsi : «K. Surpris de « voir un prophète de leur nation, les idolâtres crièrent au prodige. » $ 4 : « La vérité fut traitée de mensonge; l'esprit de confusion s'em- « para d’eux. » $ 39 : « Publie les louanges du Seigneur au commen- « cement de la nuit et accomplis la prière. »
LI, de 60 paragraphes. Le SOUFFLE DES veNTs. Marracci traduit en latin le titre de ce chapitre par Spargentes sparsione. C’est un morceau très-élégant qui débute ainsi, $ 4er : « Je le jure par le souffle « des vents impétueux ;» 82 : « par les nuages qui portent la pluie ; » $ 3: « par les vaisseaux qui fendent les flots ; » S4: « parles angesqui « exécutent les volontés de Dieu ;» 8 5 : Les promesses que je vous fais « seront remplies. » $ 40 : « Les vents qui portèrent la stérilité dans « les campagnes d'Ohod manifestèrent notre puissance. » L'imprécation se termine par ces mots, $ 60 : « Malheur à ceux qui ne croient « pas au jour des vengeances ! »
LIT, de 49 paragraphes. LA MONTAGNE. $ 1er : « J’en jure par la « montagne, » celle de Moïse, c’est-à-dire le Sinaï. 8 2 « J’en jure par « le livre écrit sur le parchemin. » $ 3.: « J'en jure par le temple visité «et par son toit sublime. Ce temple est la maison a/-Mamour. » $ 4 : « J'en jure par la vengeance céleste, qui viendra bientôt. » Il est ensuite parlé de nouveau des délices du paradis. $ 16 : « Les justes « habiteront les jardins de la volupté. » $ 17 : « En sûreté contre les pei- « nes de l'enfer, ils jouiront des faveurs du ciel. » $ 18 : « Rassasiez- « vous, leur sera-t-il dit, rassasiez-vous des dons qui vous sont offerts; «c’est la récompense de Ia vertu. »
Lil], de 62 paragraphes. L’Éroie. Ce fut d’une étoile, c’est-à-dire d’une planète, que, selon les interprètes, Gabriel parla pour la première fois à Mahomet. $ 1er : « Je le jure par cette étoile. » $ 2: « Je « nai pas été abusé. » $ 3 : « Je ne suis pas mes propres sentiments. » 8 4: « Tout ce que je dis est parole divine.» 11 se loue de la justice divine envers les gens de bien. $ 38 : « Chacun recevra le prix de ses « actions. » $ 40 : « Les actions des mortels apparaîtront sans voile. » & 41 : « Tous recevront une juste récompense. » $ 42 : « Dieu est le « terme de toute chose. »
LIV, de 55 paragraphes. La LuNE. & 4er : « L’heure s’approche, etla « lune se’partage, » Ce sera un des signes qui annonceront le jour de la résurrection universelle. $ 2 : « Les infidèles, à la vue de ce prodige, « tourneront la tête et diront : C’est un enchantement puissant. » $ 3 : « Entrainés par leurs passions, ils nieront le miracle. » Suit l'annonce des châtiments contre les incrédules et les méchants, $ 30 : « Quel chà- «timent me poursuit? » $ 31 : « Un seul cri se fait entendre, et tous « sont réduits en poussière. » $ 33 : « Les concitoyens de Loth se rail- « lèrent de ses avertissements. » $ 34 : « Nous lançèmes contre eux le « vent et le feu, qui les détruisirent, »
LV, de 78 paragraphes. LA miséRiICORDE. Ce chapitre traite des attributs divins : Dieu miséricordieux est occupé à écouter ceux qui l’im-
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p'orent, à exaucer ceux qui lui adréssent des vœux, à gouverner l’univers, et en mème temps à accomplir ses éternels et immuables décrets. 8 29 : « Tous ceux qui sont dans le ciel et sur la terre lui adressent des « vœux. Les soins de l'univers l’occupent incessamment, »
LVI, de 96 paragraphes. LE JUGEMENT. « Quand sera arrivé le jour du « jugement universel, » ainsi commence ce chapitre, $ 2 : « personne « ne pourra nier la réalité de ce que je dis. » Après avoir parlé du jugement et de la résurrection, il rappelle encore les délices du Korkan, où les élus, couchés sousles arbres verdoyants de Nabk, auront à leurs côtés des beautés toujours vierges et amoureuses. Le chapitre se termine par ces mots, $ 96 : « Exalte le nom de Dieu, du Dieu grand ct mi- « séricordieux. »
LVII, de 99 paragraphes, LA PÉNITENCE. Dieu aime que l’on fasse pénitence de ses fautes. & der : «Le ciel et la terre louent l'Éternel. Il est « puissant et sage. » $ 2 : « L'univers est son domaine; il donne à son « gré la vie et la mort.» $ 3 : «Il est le principe et la fin, et sa science « embrasse toute chose. » $ 19 : « Dieu dispense ses faveurs à qui lui « plait; sa bienfaisance est sans bornes. »
LVL, de 29 paragraphes. LE LrmiGE. Ce chapitre retrace le différend entre Mahomet et Kaoula, au sujet du divorce, et il excite les musulmans à être fidèles, $ 21 : « Ceux qui lèveront l’étendard de la rébel- « lion contre Dieu et son prophète seront couverts d’opprobre, »
LiX, de 25 paragraphes. La RÉUNION. Il y est dit comment les Juifs chassés de la Mecque se réunirent avec d’autres de leur nation et avec des idolâtres pour faire la guerre à Mahomet, Il y célèbre les louanges de Dieu. $ 24: «Il n’y a qu’un Dieu ; il est le roi, il est le sauveur, il est « le gardien du monde. Louange à Dieu et anathème aux idoles. » 8 25 : « Les plus beaux noms sont les attributs de Dieu ; tous les êtres « créés dans le ciel et sur la terre publient ses louanges. »
LX, de 13 paragraphes. L'ÉPREuvE. Il faut éprouver les femmes qui ont fui au milieu des infidèles, pour savoir si le seul désir d’embrasser l’islamisme leur fait quitter leurs époux, ou si elles n’agissent pas ainsi soit par haine envers eux, soit par amour pour quelque musulman. 8 10 : « O fidèles! quand les femmes demanderont asile parmi vous, « éprouvez-les pour savoir si elles professent sincèrement la vraie foi. »
LXI, de 14 paragraphes. L'orpre. Ce chapitre vante l'ordre et la régularité avec laquelle surgirent les prophètes antérieurs à Mahomet, parmi lesquels figurent au premier rang Moïse et Jésus. $ 5; «Pourquoi « m'affligez-vous ? disait Moïse aux Israélites; je suis l'interprète des « volontés de Dieu, vous ne l’ignorez pas. Mais ils abjurèrent la vérité, «et Dieu écarta leurs cœurs, » $ 6 : « Je suis l’apôtre de Dieu, répétait « aux Juifs Jésus, fils de Marie, je viens confirmer l'autorité du Penta- « teuque qui me précéda ; je vous annonce l’heureuse venue de Ahmet, « qui me suivra. »
LXII, de 41 paragraphes. L’ASSEMBLÉE, c’est-à-dire la réunion des musulmans le jour d'Arouba, ou sixième jour férié de chaque semaine. Dans ce chapitre, les Juifs sont comparés aux ânes, qui portent les livres
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et ne savent pas en proliter, Il finit ainsi, $ 14 : «Quand l'intérêt se fait «entendre, ils abandonnent le ministre du Seigneur. Mais dites-leur : « Les trésors que Dieu offre sont bien plus précieux que les avantages « momentanés. Dieu en est le plus magnifique dispensateur. »
LXI, de 11 paragraphes. Les iMP1Es. 1l traite des ennemis de l'Islam, parmi lesquels figurent au premier rang les Juifs émpies. $ 11 : « Dieu « ne différera pas plus longtemps le terme prescrit pour leur punition. « 11 voit chaque action. »
LXIV, de 18 paragraphes. La MAUVAISE For. Il loue la puissance divine. $ 1 : «Les cieux et la Lerre louent Dieu. A lui appartiennent la domina- « tion et la louange. Sa puissance est grande. » Le prophète s’irrite contre ceux qui n’embrassent pas sincèrement l'Islam. $ 42 : « Obéissez à «Dieu et à son prophète. Son ministère se borne à prècher la vérité; « mais vous êtes demauraise foi, » 813: &IL n’y a qu’un Dieu; queles « fidèles se confient en lui. »
EXV, de 13 paragraphes. La RÉPuDIATION. $ 1 : « Ne répudiez vos « femmes qu’au temps fixé, » c’est-à-dire quatre mois après la déclaration prescrite. On dit ensuite ce qu’il faut donner à la femme répudiée.
LXVI, de 12 paragraphes. La PnomBITIoN. Dans ce chapitre se trouve la défense faite à Mahomet de répudier Hafsa, $ 3 : « Le prophète ayant «confié un secret à une de ses femmes, elle le publia. » Viennent ensuite les louanges de Marie. $ 12 : « Dieu offrit à l'admiration univer- « selle Marie, fille d'Amran, qui conserva sa virginité, Gabriel lui infusa « Je souffle divin. Elle crut à la parole du Seigneur, et fut obéissante. »
LXVII, de 30 paragraphes. LE ROYAUME, $ Ar : « Béni soit celui aux « mains de qui sont les rènes de l'univers, et dont le royaume est sans « borne. » $ 16 : « Soyez sûrs que celui qui règne dans les cieux peut « secouer la terre et vous ensevelir dans ses abimes. »
LXVIIL, de 50 paragraphes. La PLUME. Il y est fait mention de la plume aveclaquelle Dieu fait inscrire le nom des élus. $1®" :«N. Je le jure par « la plume avec laquelle écrivent les anges. » $ 2: «Ce n’est pas Satan, « mais le ciel qui m’inspire. »$ 3 : « Unerécompense éternelle m'attend, » S 52 : « Le Coran est le dépôt de la foi ; il fut écrit pour les hommes afin « de les instruire. »
LXIX, de 52 paragraphes. L'iNÉvirage. Le jour inévitable de la résurrection sera fatal pour les incrédules. $ 1°*:« Le jour inévitable. » $ 2: « Combien ce jour sera terrible! » $3 : « Qui pourraiten fairela pein- « ture ? Personne ne peut suspendre la céleste vengeance. »
LXX, de 4% paragraphes. Les peGrés. $ 3 : « Dieu est l’auteur et le « dispensateur des récompenses et des châtiments ; il fixe les degrés «les rangs) célestes, » Il est ensuite parlé de la résurrection des corps «et des âmes, » $ 43 : « Dans ce jour’, les hommes s’élanceront de leurs « sépulcres avec autant de promptitude que des soldats courant butiner « après la victoire, » $ 44 : « Leurs yeux seront humbles et baissés ; « l'opprobre les couvrira. Tel est le jour qui leur est annoncé, »
LXXI, de 28 paragraphes, No, $ 1er : « Nous avons inyesti Noé du ca-
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«ractère d’apôtre, en lui disant : Annonce nos menaces aux peuples « avant que n'arrive le jour des vengeances. » $ 25 : « Le déluge vengea leurs crimes ; ils les expièrent ensuite dans les flammes. »
LXXII, de 28 paragraphes. Les cémEs. Dans ce chapitre, on parle de ces êtres qui ne sont ni anges ni hommes, et qui sont dans ce monde les gardiens de ces derniers. $ 14 : « Déclare, Mahomet, tout ce que « le cièl t'a révélé, La réunion des génies ayant oui la lecture du Coran, «ils s'écrièrent : Voilà une doctrine merveilleuse! »
LXXIII, de 20 paragraphes. L'ENVELOPPE. 8 1er: « O toi qui es enve- « loppé de tes vêtements, » 82 :«lève-toi pour prier, bien qu’il soit nuit, » Ceci est relatif à la première révélation que Mahomet eut de nuit dans la caverne du mont Harah. $ 8: « Souviens-toi souvent du nom de Dieu ; « abandonne tout pour penser à lui, »
LXXIV, de 55 paragraphes. Le MANTEAU. « Lève-toi, couvre-toi, « prèche et exalte le Seigneur ton Dieu. » Telles sont les premières paroles de ce chapitre, fragment d’éloquence pindarique qui se termine ainsi, 85 : « Les élus du Seigneur écouteront les inspirations « divines, Dieu mérite d’être craint; la miséricorde est son plus pré- « cieux attribut. »
LXXV, de 40 paragraphes. La RÉSURRECTION. $ 4°" : « Je ne jurerai « pas par le jour de la résurrection. » $ 35 : « Mortels, je vous le ré- « pète : la mort vous suit, elle s’apprête à vous frapper.» & 40 : « Le « Créateur du genre humain manquerait-il de pouvoir pour faire revi- « vre les morts P »
LXXVI, de 30 paragraphes. L’nommE. « L'homme exista longtemps « sans avoir les preuves de notre puissance. » Tel est le début de ce chapitre, $ 29 : « Le Coran vous offre l'instruction ; hâtez-vous, si vous « voulez profiter du volume.» $ 30 : « La volonté de Dieu peut seule- « ment déterminer la vôtre. Il sera miséricordieux. Il prépare pour les « impies d’horribles supplices, »
LXXVII, de 50 paragraphes. Les messagers, 8 1 : « Par les messa- « gers qui se suivent (les anges). » 8 2 : « Par les vents qui portent la « fécondité. » 8 4: « Par les vers du Coran. » $ 5 : « Par les messa- « ges qui avertissent, » $ 6 : « Les peines que je vous annonce arrive- « ront bientôt. » $ 36 : « Malheur en ce jour à qui aura traité la vérité « d'imposture, » $ 50 : « À quel autre livre croiront-ils après le Coran ? »
LXXVIIL, de 41 paragraphes. LA GRANDE NOUVELLE. $ 1er : « De quoi « parle-t-on! » 82 : « Est-ce une grande nouvelle? » $ 3: « Quel est « l’objet de vos discussions? » $ 4: « Ils sauront la vérité, » $ 5: « Ils « la sauront infailliblement. » Le poëte éloquent continue ainsi à décrire le grand jour de la résurrection,
LXXIX, de 47 paragraphes. Les minisrres. Il s'agit des anges, ministres de Dieu qui arrachent violemment les âmes des corps moribonds des infidèles, tandis qu’ils en extraient doucement celles des musulmans. $ 1: « Par les ministres qui assaillent violemment les âmes. » 82: « Par ceux qui les enièvent doucement, » $ 3 : « Par ceux qui tra- « versent l'air avec rapidité, » 8 4 « Par ceux qui précèdent les justes, »
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85: « Par ceux qui président au destin de univers.» 86 : « Un « jour, le premier son de la trompette jettera partout l’épouvante. » 8 42 : « Mais quand arrivera ce moment fatal?» & 44 : « Dieu le sait, « il en a fixé le terme. »
LXXX, de 42 paragraphes. La FACE DÉTOURNÉE. Dans ce chapitre, Mahomet se plaint de lui-même, pour avoir négligé de donner l’enseignement à un khoureysch aveugle qui demandait à être instruit dans l'Islam. $ 1° : « Le prophète a montré un front sévère. » $2 : « Parce « qu’un aveugle s’est présenté. » $ 3: « Et qui t’assura qu’il n’était pas « vertueux? » Il est parlé ensuite d'Abl-Allah, un des secrétaires du prophète, qui altéra selon qu’il lui plut quelques vers du Coran, $ 15: « Écrit par une main fidèle et juste. » $ 46 : « Périsse celui qui le ren- « dit apostat ! »
LXXXI, de 28 paragraphes. Les TÉNÈBRES, $ 4°r : « Quand le soleil se « couvrira de éénèbres. » $ 2: « Quand les étoiles se détacheront du « firmament, etc. » Cette soura annonce les signes qui précéderont le jour de la résurrection, Elle abolit l’usage barbare qu’avaient les Arabes d’enterrer les filles aussitôt après leur naissance, quand ils n'avaient pas le moyen de les nourrir. & 8 : « On demandera quel crime « commit la pauvre enfant. »
LXXXII, de 49 paragraphes. La RUPTURE. Quand le ciel sera rompu et déchiré, l'instant sera venu pour l’homme d’être jugé ; c’est sur ce thème que roule ce chapitre. Les justes ne doivent rien craindre, parce que, $ 10 : « au-dessus de leur tète il y aura d’honorables gardiens. »
LXXXIIL, de 36 paragraphes. LA MESURg INoUSTE. 11 est traité, dans ce chapitre, des larcins, de l’usure et des meurtres, comme d’actions injustes. On y parle des livres où seront enregistrées les actions humaines. $ 7 : « Vous ne pourrez en douter; le livre des pervers « sera le Sedjin. » $ 18: « Ces menaces sont vraies : le livre des justes « est l’Aliin, »
LXXXIV, de 25 paragraphes. L'OUvERTURE. « Quand le ciel sera « ouvert, de manière à laisser voir la majesté divine, l’homme devra « rendre compte de ce qu’il aura fait, » Ainsi commence ce chapitre. On y parle aussi de la résurrection, $ 19: « Quand vous changerez « d'état, c’est-à-dire quand l’homme passera de la vie à la mort, et de « la mort à la vie. » $ 25 : « Les hommes vertueux jouiront de l’éter- « nelle félicité, »
LXXXV, de 22 paragraphes. Les siGnes céLEsTES, $ 4er : « Par les sé- « gnes qui sont dans les cieux (ceux du zodiaque). » $ 2 : « Par le jour « de la résurrection. » & 3 : « Par celui qui en fit le témoignage (Maho- « met.» $ 21 : « Ce livre est le glorieux Coran.» 822 : «Il est sur la « table préservée,»
LXXXVI, de 17 paragraphes, L'ASTRE NOCTURNE, $ 1%: « Par le ciel « et l'étoile nocturne. » 8 2 : « Q ite fera la description. » $3 : « Cette « lumière dont les étincelles pénètrent partout. » Etc.
LXXXVIL de 19 paragraphes. Le Trés-Haur. $ 1° : « Loue le nom du
« Seiuneur Dieu Très-Haut. » $ 2: «11 créa toutes choses, et donna la « perfection à ses œuvres.»
LXXXVIIL, de 27 paragraphes. Le voie oBscur. $ 1: « T’a-t-on fait la description du voile ténébreux? » On y parle des vengeances célestes. $24 : « L'apostat, l'impie, l’incrédule,» $ 25 : « seront victimes des « célestes vengeances,» $ 26 : «Ils comparaitront à notre tribunal, » « 27: « ei nous leur ferons rendre compte de tout,»
LXXXIX, de 30 paragraphes, L'aurore, & 12° ; « Par l'aurore et dix « nuits. » $ 2 « Par la réunion et la séparation. » $ 3 : « Par l’arrivée
à à « el « de la nuit, » & 4 : « N'est-ce pas là une sentence pour qui a de l’in- 4 3 « telligence? Toutes choses ont été par nous créées en double; Dieu seul 4 S « est unique. » 4
XC, de 20 paragraphes. La vice, On y parle de la Mecque, com- k
paree au pays délicieux où habiteront les justes dans la vie future, - au $ 1er ; « Je ne jurerai pas par cette ville, » $ 2 : « Elle est son asile, » 4 #0 Ensuile le chapitre traite de quelques devoirs des musulmans. & 11 : k. |
« Ne l'avons-nous pas soumis à la dernière épreuve ? » $ 12 : » Quelle L. rede
« est cette épreuve ? » $ 13 : « Celle de racheter l’esclave, » $ 14: « de « nourrir celui qui à faim,» $ 15: « d’embrasser la foi et de prècher « la persévérance. »
XCI, de 16 paragraphes. LE soc, Dans tout ce chapitre, à la différence des autres, on trouve continuellement la même rime. $ 1%: « Par le soleil et ses rayons étincelants, » $ 2: «Par la « lune qui le suit. » $ 3: « Par la lumière qui se mouftre grande « clarté, etc, »
XCII, de 21 paragraphes. La nurr ouscure. $ 1% : « Par la nuit qui « étend ses ailes fénébreuses. » $ 19 : « Dieu ne laisse jamais un bien- « fait sans récompense. » & 20 : « Plaire à Dieu doit être notre unique É À « désir. » $ 21: « La possession du paradis fera ta félicité. » 4 LA XCIL, de 11 paragraphes. LE soLeiL mauT. « Par le soleil au plus Aaut 4 5 « de son cours.» 82 : « Par les ténèbres de la nuit,» $3:» Le Sei- 3 ù h « gneur ne l’a pas abandonné; tu n’es pas haï de lui.» Ce chapitre 4 F À est relatif aux quinze jours écoulés sans que Mahomet eût ses préten- 4 G dues révélations célestes, 4 Le à XCIV, de 8 paragraphes. La pinaraTion, & 1°: « Nous avons dilaté E «ve « ton cœur, » c’est-à-dire illuminé, en le guérissant de l’aveuglement à set de l'ignorance, & 2 : «Nous L’avons déchargé du fardeau de lidolâtrie.» % C $ 8 : « Elève vers Dieu un cœur plein d'amour. » L. «cl XCV, de 8 paragraphes, Le rever, $ 1°" : « Parle figuier et l'olivier,» : sn $ 2 : « Par le mont de Moïse, » 8 3 : « Par tout ce pays fidèle ; + « (l'Arabie), » 8 4: « Nous avons créé l'homme dans ses admirables Ls “8 « proportions, » -S «d XCVI, de 19 paragraphes, L'érrnor. Mahomet s'e/fraya la pre- ‘4 € mière fois qu'il entendit la voix de l'Esprit Gabriel ; c'était la pre- 4 dèr mière parole qui lui fût apportée dans le ciel. Dans le $ 4, il est fait k > fs mention d'Henoch, qui le premier se servit de la plume pour écrire de
819: « N'écoute pas l'impic ; adore le Seigneur ; élève-toi vers son trône.»
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XCVII, de 5 paragraphes. AL Kapaar. Le titre de ce chapitre signifie noblesse et sagesse. Il est relatif à la nuit où le Coran fut révélé pour la première fois à Mahomet.
XCVIIF, de 8 paragraphes. L'Évnence. 8 1% : « Les idolâtres, les « chrétiens et les Juifs ne se sont éloignés de toi qu'après avoir vu « l'évidence, » c'est-à-dire que la doctrine du Coran prouve jusqu'à l'évidence l'existence d’un Dieu unique.
XCIX, de 8 paragraphes. LE TREMBLEMENT DE TERRE, $ 1°: « Quand « la terre sera ébranlée par un violent éremblement ; » S2: « quand «elle aura rejeté de son seip les cadavres qu’elle y tenait enfermés, » S 3; «l’homme dira : Quel spectacle ! » etc.
C, de 41 paragraphes. Les cHevaux. $ 44 : « Certainement l’homme «est ingrat envers Dieu comme un cheval indompté,» $7 : « Lui- « même est un témoignage de son ingratitude, » $ 41 : « Ignore-t-il donc que Dieu connait ses actions ? »
CI, de 8 paragraphes. La cazamiTé. Il y est parlé de nouveau du jour redoutible de la résurrection, $ 1°; « Jour de calamité ! jour épou- « vantable! » $ 2: « Qui pourra en faire la description ? »
CIE, de 8 paragraphes. La cupiniré. $ 1° : « La cupidité d’amasser « doit-elle vous occuper jusqu'à ce que vous descendiez dans le tom- « beau?» $ 2: « Hélas! un jour vous vous apercevrez combien vous « vous êles abusés ! »
CH, de 3 paragraphes. Le som. $ 1%: « J'en jure par le soir, « l’homme court à sa perte,» $2 : « Priez, et exhortez-vous réciproque- « ment à être justes.» $ 3 : « Celui qui se fait un devoir de prier sera « SAUVÉ, »
CIV, de 9 paragraphes. LES CALOMNATEURS, $ 1° : « Malheur au mé- « chant et au calomniateur ! » I termine ainsi, $ 9 : « Pour eux, il « j'y aura point de rémission au jour redoutable. »
CV, deb paragraphes. L'éLépmanr. $ 1°: « Ignores-tu comment Dieu « traila le conducteur des éléphants? » Ce paragraphe est relatif à « Abrahah et à la guerre dite de l'Eléphant. »
CVI, de 4 paragraphes. Les Kgouneysen. $ 1e: «A l'union des AAou- « reysch. » $2: « lis font avec sécurité le commerce en été et en hi- « ver, » $ 3: « Qu'ils adoreut Dieu, qui les délivra de la disette,» $ 4: « et qui les délivra de la crainte &’Abrahah, »
CVII, de 7 paragraphes. La MAIN GÉNÉREUSE, $ 1°: « As-lu vu le mé- « chant qui nie le jugement? » $2:« C'est le mème qui dévore le patri- « moine de l'orphelin, » $ 3: « et qui ne pense pas à nourrir le pau- « vre, » 8 4: « Malheur aux hypocrites! » $ 5: « Ils prient avec né- « gligence, » S6:«et seulement par ostentation. » $ 7 : « Ils refusent « de secourir ceux qui sont dans je besoin, »
CVIH, de 3 paragraphes. Le Kuaousren, Le titre de ce court chapitre dérive du fleuve du Paradis,
CIX, de 8 paragraphes, Les mNribèces. $ 1°": « Ecoutez, in/idèles ! » 8 2: «Je n'adorerai pas vos simulacres, ele. » Ce passage est relatif
à une invitation adressée à Mahomet; on lui avait dit: « Adore
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« nos dieux pendant un an, et nous adorerons le tien aussi long- « temps. »
CX, de 3 paragraphes. L’AssiSrANcE. $ 1% : « Quand Dieu enverra « le secours et la victoire (pour la conquête de la Mecque), » $ 2 : « vous verrez les hommes courir en foule pour embrasser l’islamisme.» & 3: « Exalte le nom du Seigneur, implore sa clémence; il est miséricor- « dieux. »
CXI, de 5 paragraphes. ABou GÉREL. Cette soura est relative au fils de Motaleb, ennemi déclaré du prophète,
CXII, de 4 paragraphes. L’unrré. Cette courte soura est une profession de foi que les musulmans se plaisent à répéter : « Parle, — Dieu « est unique. — Il est éternel. —Il n’a pas engendré de fils et n’a pas « été engendré. — Il n’a pas d’égaux. »
CXHE, de 5 paragraphes. Le Dieu pu MATIN. Ce chapitre, de même que le suivant, est considéré comme un préservatif contre les enchantements ; Mahomet l’avait employé, dit-on, avec succès. Les musulmans lui donnent le nom de Maoudhat , qui signifie préservatif, et quelques-uns ne manquent pas de le réciter matin et soir. & 4er : « Je mets ma confiance dans le Dieu du matin, — afin qu'il « me délivre des maux dont je me trouve accablé ; — de l'influence « de la lune couverte de ténèbres ; — des maléfices de ceux qui « soufflent sur les nœuds; — et des noirs desseins que médite l’en- « VieUX, »
CXIV, de 6 paragraphes, LES HOMMES. « Je mets ma confiance dans le « Seigneur, — roi des hommes, — Dieu des hommes; — afin qu’il « me délivre des tentations de Satan, — qui souffle le mal dans les « cœurs, — et afin qu’il me défende contre les insultes des génies mal- « faisants. »
Ce livre se fait remarquer par les termes respectueux dans lesquels il mentionne à diverses reprises Jésus-Christ et Marie. Mahomet, ainsi que l’observe Pierre Damien, est un des plus anciens écrivains qui aient parlé de la conception de la Vierge, mère de Jésus, 11 y fait allusion dans les chapitres III, $ 37, XXI, $ 90, et LXVI, $ 12. Peut-être Mahomet avait-il puisé cette notion dans ses rapports avec quelquesuns des chrétiens qui, persécutés en Syrie et en Egypte pour leur croyance à l’immaculée conception , s'étaient réfugiés en Arabie. De Mahomet jusqu'à saint Bernard, continue le même cardinal, il ne se trouve plus aucun écrivain qui en ait parlé, ce qui fait conjecturer que cette croyance fut rapportée en Occident par les croisés dans le douzième siècle, On voit l’histoire prodigieuse de Moïse et la vie miraculeuse de Jésus consacrées et embellies dans plusieurs passages du Coran ; les Juifs, ainsi que les chrétiens, se vantent d’avoir inculqué leur foi aux musulmans. En effet, Mahomet recommande à ses disciples un respect mystérieux tant pour le législateur des Hébreux que pour l’auteur du christianisme. Les musulmans disent que les ennemis du Christ, dans leur perversité, conspirèrent contre sa vie, mais que leur intention seule fut coupable, attendu qu’un être fantastique,
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ou plutôt un scélérat, le traître Judas lui-même, fut substitué sur la croix au saint, au juste, à l’innocent, qui fut enlevé au ciel. La sagesse de Moïse et la piété de Jésus étaient, disent-ils, illuminées de Dieu, et ces sages législateurs annoncent aux générations futures la venue d'un prophète, plus illustre qu’eux-mêmes. La promesse évangélique du Paraclet fut figurée par avance dans Mahomet, le dernier apôtre de Dieu.
On aura remarqué que Mahomet comprit la substance de sa doctrine sous ces deux propositions ou articles de foi, savoir : wnité de Dieu, Mahomet est son apôtre. En vertu du second de ces articles, toutes les prescriptions qu’il jugea à propos de formuler furent reçues et adoptées par ses sectateurs , comme étant d'institution divine.
L'observation des pratiques énoncées dans le Coran vaudra en récompense aux musulmans d'obtenir le Jennath ou paradis, où ils jouiront des délices du Xorkan, lieu enchanteur qui, comme on l’a vu dans les chapitres 11, XLIV, LIV, est la demeure de beautés toujours jeunes. Elles s’y baignent dans des fontaines d’eau de rose, habitent des palais de diamants et de perles, et constituent une des principales félicités des fidèles.
Les mahométans matérialistes supposent que l'heureux séjour habité par ces resplendissantes houris doit ètre également la demeure de tous les vrais croyants. On l'appelle aussi 4/-Jennath, ou le Jardin, en y ajoutant quelquefois le mot ferdaws, de délices; ou bien l’épithète al mawah, c’est-à-dire de la demeure, et aussi al noïm, du plaisir. Il y aura dans ce lieu différents degrés de félicité, dont le moindre procurera de telles délices, que nul au monde ne pourrait y suffire, à moins d'être doué de la force de cent hommes. Telle sera la vigueur dont Dieu pourvoira les bienheureux dans l’autre monde. Afin donc que les plaisirs du paradis puissent se goûter dans leur plénitude, les matérialistes assurent que ses heureux habitants jouiront d’une perpétuelle jeunesse, et auront la force que possède d'ordinaire une personne d’une trentaine d'années.
Dans les idées de cé matérialisme, le fleuve Khaouster est considéré comme ayant un cours d’un mois de marche. Ses rives sont de l'or le plus pur, et les cailloux que roulent ses flots sont de perles et de rubis ; son sable est aussi odorant que le musc ct l’aloës ; ses eaux sont plus blanches que le lait et plus douces que le miel; son écume est plus brillante que les étoiles, et celui qui en goûte une seule fois n’éprouve jamais la soif et devient immortel. Cependant les docteurs mystiques, et surtout le commentaire intitulé Thawilat, veulent que ce fleuve aux richesses abondantes soit le symbole de la multitude des notions surnaturelles, allant toutes se perdre dans l’unité de Dieu , d’où procède la multiplication de toute espèce de biens. Ce fleuve jaillit, selon eux, du jardin de l'Esprit divin, source de toute science et de tout bien.
Le Coran est surtout digne d'attention comme ayant toujours été, depuis Mahomet jusqu'à présent, le code civil et religieux des nombreuses nations qui professent l'Islam. 11 est considéré comme le
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fondement non-séulement de la théologie , mais aussi de la jurisprudence civile et criminelle. Les lois qui, dans l’Oriént, règlent les nations et les droits de l’espècé humaine, sont partout envisagées | comme une sanction infaillible et immuable de la volonté de Dieu. à Cette servilité religieuse est parfois préjudiciable au bien de PÉtat. 4 Le législateur peu instruit se laissa entraîner souvent aux préjugés de son pays et même aux siens propres ; car des institutions, bonnes peut-être pour l'Arabie, né convienneñt certainement pas à de riches contrées comme celles où s'élèvent Dehli, Ispahan et Constantinople, que le prophète avait la prétention de subjuguer. Cependant, toutes les fois que le code sacré se trouve en opposition avec les principes d'équité et de justice, ét égard au pays, aux personnes, aux circonstances, le cadi ou juge, quelque péu savant qu’il soit, place sur sa tête le volume saint, après l’avoir baisé avec respect, et substitue au texte uñe interprétation plus conforme aux mœurs et à la politique du temps.
Les principales éditions ou anciennes copies authentiques du Coran peuvent se réduire à sept, dont deux furent publiées à Médine, la troisième à la Mecque, la quatricme à Coufa, la cinquième à Bassora, la sixième à Damas; la septième fut appelée l’édition commune ou vul-
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De chiep data Flore
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gaire. LA première de ces éditions fait monter le nombre total des pério- a à des ou versets à 6,060 ; la seconde et la cinquième en comptent 6,214; ans la troisième, 6,219 ; la quatrième, 6,230 ; la sixième, 6,236; et la sep- : tième, 6,243. On dit cependant que toutes ces éditions contiennent le NS mème nombre de mots et de lettres (1). 4 Je ne connais aucune traduction italienne du Coran. Celle Du Ryer, Ta én français, est toujours triviale ; jamais il ne se risque à reproduire \et. fa les hardiesses arabes, Substituant au verset la forme du discours con- 1 tés tinu, il les enchaîne au moyen de liaisons basses et communes, Je me | toiles suis servi du discours préliminaire sur le mahométisme, imprimé en à l'Italic tête de la traduction anglaise de George Sale, Marracci mit quarante ; pe | ans à en faire une en latin, très-littérale, c’est-à-dire barbare ; mais il Chat, l'enrichit de notes précieuses et de passages d’auteurs arabes, bien û & tr que, visant à faire une réfutation, il ait fait choix de ceux qui lui offraient < . 4 la partie plus belle, Celle de Savary est meilleure : Le Coran traduit 4 a de l'arabe, accompagné de notes et précédé d’un abrégé de la vie à és de Mahomet, tiré des écrivains orientaux les plus estimés ; Paris, à site 1783. Nous nous sommes aussi servi de la traduction faite sur le texte 1 ge arabe par M. Kazimirski, interprète de la légation française en Perse, À Br et de l'introduction de M. Pauthietr : Les livres sacrés de l'Orient : 1. “ ed Paris, 1840. & Hrent . pour | (4) Garon ne Tassy, Exposition de La foi musulmane; Paris, 1815 : mani CLunius, Mahomeds Religion aus dem Koran dargelegt. : par la Wie, TAYLOR, The history of mahommedanism and its sects; Londres, toujot 1834. Les
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