‹ Histoire universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 123 sur 146 · L'ARÉTIN · texte numérisé non relu

L'ARÉTIN

« des prostituées ; ici ne commande pas l’insolence des efféminés; ici on ne vole pas, on ne violente pas, on ne tue pas. C’est pourquoi , moi qui ai fait trembler les coupables et rassuré les gens de bien, je me donne à vous, pères de vos peuples, frères de vos serviteurs, fils de la vérité, amis de la vertu, compagnons des étrangers , soutiens de la religion, observateurs de la foi, exécuteurs de la justice, héros de la charité et sujets de la clémence. En conséquence, illustre prince, recueillez mon affection dans un coin de votre piété, afin que je puisse louer la nourrice des autres cités et la mère élue de Dieu pour rendre le monde plus fameux , pour adoucir les mœurs, pour donner de l'humanité à l’homme et pour humilier les superbes en pardonnant à ceux qui commettent des fautes... O patrie universelle ! Ô liberté commune ! Ô asile des nations dispersées ! » À Revient-il à Rome : « Je fus toujours hors de moi, uniquement par la crainte que l’accueil démesuré que me fit le pape, lorsqu’il me baisa en me pressant dans ses bras avec une tendresse fraternelle, ne m'’excitât à finir mes jours dans ce palais , où l'on me donna des appartements de roi plutôt que de serviteur. Vraiment, on a vu l'émotion tumultueuse qu'ont témoignée les populations dans chaque endroit où nous avons passé, pour saisir l'occasion miraculeuse de pouvoir me contempler, m'honorer et me faire des présents, de telle sorte que la peste de son venin même a fait rentrer l'envie sous terre... Le jugement commun affirme qu’au nombre de toutes les félicités méritées de sa béatitude, le suprême pasteur a dû compter que « je suis né de son temps, dans son pays, et que je lui suis tout « dévoué. »

Néanmoins tant d'honneurs et de biens ne lui paraissent pas suffisants : « Léon et Clément, écrit-il à Hersilie del Monte, nièce « de Jules IT , au lieu de m’essuyer la sueur de la servitude avec « les mains empressées de la récompense, les teignirent dans « mon sang avec une cruauté ardente, uniquement parce que je « ne sais pas tromper, parce que la vérité est mon idole, parce « que l’adulation n’est pas de mon goût, parce que je fuis la « débauche, parce que j'agis librement, parce que je connais les « ribauds, parce que je hais les ingrats, et parce que (je ne veux « pas le dire par modestie, on le sait pourtant et on ne le nie « pas) je ne manque pas de croyance envers l’Église, après des « offenses si maures et si turques ; ce dont font foi les livres que

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