FÊTES
(1) InressurA , année 1490.
(2) Vasari, dans Pierre, fils de Cosme,
Théâtres,
Ridolfi avait fourni les dessins. Il représentait le char de la Mort tiré par des bœufs noirs, sur lequel on avait peint des crânes, des ossements et des croix blanches ; par-dessus se tenait le squelette avec la faux et le sablier, ayant autour de lui des tombeaux ouverts, d'où se dressaient, lorsque s’arrétait la procession, d’autres squelettes décharnés qui se mettaient à chanter :
Nous fûmes ainsi que vous êtes, Vous serez comme nous voici;
:’ Morts vous nous voyez, froids squelettes ; Mais nous vous verrons morts aussi (1).
Cette moralité, tournée en raillerie et choisie pour un divertissement, n’a rien de plus étonnant que les obscénités affichées souvent dans les actes, toujours dans les chansons qui accompagnaient ces simulacres des anciennes bacchanales.
Nous avons déjà mentionné les deux compagnies florentines du Diamant et de la Branche ( Broncone ) , comme aussi l’entrée solennelle de Léon X dans cette ville (2). On ne déploya pas moins de pompe pour le mariage de François de Médicis avec la reine Jeanne d'Autriche, dont Vasari a laissé une longue description (3).
Les mystères du moyen âge n'étaient pas encore oubliés, La confrérie de la Passion représentait à Lyon, en 1499, devant Louis XIT, la vie de la Madeleine, et les moines augustins celle de saint Nicolas de Tolentino. En 1571, le drame de Saül, dans lequel figuraient six cents personnes, dont cent et une parlaient, dura quatre jours.
Rome donna aussi des spectacles scéniques qui ressemblaient plus aux représentations du moyen âge qu'aux compositions modernes. Une histoire de Constantin fut représentée dans le palais pontifical au carnaval de 1484 ; on joua même des drames anciens dans certaines cours, et surtout à Ferrare. Pompo-
(1) Fummo gid come voi siele, Voi sarete come noi; Morti siam, come vedete ; Cosi morti vedrem voi.
(2) Vasant, Vie d'André del Sarto.
(3) Voy. Dominique Meur, Descrisione dell’ entrata della S. reina Giovanna d'Austria in Firenze ; Florence, 1566. On trouve dans CicOGNARA, Storia della Scoltura, IX, 249, une longue note sur le nom des artistes qui y travaillèrent.
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