MORT DE MAXIMILIEN
15 janvier.
13 auñt,
43 jauvivée
avait acquis dans le Frioul. Ainsi finit la guerre suscitée par la ligue de Cambrai. Venise, que l’Europe conjurée avait voulu renverser, recouvrait, à la paix, ce qu’elle avait perdu en huit aunées; seulement des milliers d'hommes avaient péri dans chaque nation ; le commerce de l'Italie était ruiné, et son terrivoire exposé aux attaques des Turcs (1) et des ambitieux, qui bientôt vinrent lui causer des maux plus cruels et plus durables.
Maximilien lui-même ne tarda point à finir une vie qui s'était écoulée entre degrands desseins et l’incapacité d’en réaliser aucun. Sans argent, et pourtant prodigue, ce prince, d’un courage chevaleresque dans les batailles, ettout imagination dans les conseils, essaya de tous les moyens pour s’agrandir, lui et sa maison, jusqu’à penser sérieusement à se faire pape (2).