‹ Histoire universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 43 sur 146 · RAVAGES DE L'ITALIE · texte numérisé non relu

RAVAGES DE L'ITALIE

comtés d'Artois, dr flandre et de Charollais, et Charles-Quint à la Bourgogne, qi dévait être donnée en apanage au fils qui paîtrait d'Éléonvre, fiancée au roi de France, Cette princesse ramena les princes français restés en otage, et dont la rançon fut payée au poids de l'or. -

François I°°, qui, pour obtenir des conditions plus avantageuses, avait poussé les États italiens à faire de nouveaux efforts, les abandonnait alors honteusement à la vengeance espagnole, puisqu'il renonçait à tous ses droits, et ne stipulait rien pour ses alliés. Le roi chevalier aurait pu, certes, alors retourner son mot de Pavie, et s’écrier : Rien n’est perdu, fors l'honneur.

Marguerite avait dit que, pour ravoir un seul des fils du roi,

elle aurait donné mille Florences ; aussi cette ville, qui , abusée par les promesses de la France, avait refusé d'écouter Doria et ses hommes d'Etat les plus avisés, qui lui conseillaient de se rapprocher de l'empereur, se vit alors vendue Jâchement, au mépris de ses droits et de ses plaintes. Charies-Quint ayant cédé aux Portugais, pour quatre cent mille ducats, ses droits sur les Moluques, appela à Barcelone André Doria, et lui prodigua les honneurs ; il monta sur sa galère capitane, et vogua avec une forte armée vers l'Italie, dont il avait arrêté en lui-même les destinées. L'Italie accueillit avec joie les espérances d’un repos désiré de tous. Les arts déployèrent à l’envi leur éclat dans les fêtes et les cérémonies; à Bologne, Charles eut une entrevue avec le saint-père, pour s'entendre sur la réalisation de leurs communs désirs. L'empereur tenait fortement à Milan, cette clef principale de ses possessions d'Italie; mais , comme le duc François était ouvertement soutenu par les Vénitiens et, sous main, par les autres princes, Charles recula, sauf à reprendre res projets, comme il le fit dans des temps plus calmes. IL accoi:x Gonc à François Sforza le duché de Milan, excepté Pavie, dont Antoine de Leyva fut investi; comme gage des 900,000 ducats qui devaient être payés, moitié comptant et le reste dans l’espace de neuf années , il retint la ville de Côme et le château de Milan. Venise restitua au pape Ravenne et Cervia, à l’empereur les villes occupées sur le littoral napolitain, avec trois cent mille ducats en sus; chacun, réciproquement, devait pourvoir aux besoins des bannis et des réfugiés.

Gênes, Lucques, Sienne, demeurèrent libres, et Frédéric, seigneur de Mantoue, reçut le titre de duc. Charles JIL de Savoie,

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