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beau-frère de Charles-Quint et oncle de François 1°", qui était parvepu à garder la neutralité, profita de la victoire.
Alphonse de Ferrare, après la mort de Jules II, avait obtenu la paix de Léon X; mais ce pape, qui voulait procurer aux siens un grand État, s'efforçait d'acquérir Modène et Ferrare, soit par la force ou de secrètes pratiques. Sa mort tira Alphonse ab ungue leonis, comme ile fit graver sur une médaille ; il obtint de l’empereur, qui lui pardonna, Modène et Reggio, et du pape, l'investiture de Ferrare moyennant cent mille dueats,
Charles-Quint voulut s'épargner, sinon le remords, mais la honte de voir Milan et Rome dans l'état déplorable où elles étaient réduites ; il reçut donc dans Bologne même la eouronne de fer et celle d'or. Il fut le dernier empereur d'Allemagne couronué par un pape; en effet, puisque l'épée donnait l’Empire, quelle signification pouvait avoir encore un couronnement fait par le représentant de l'Italie? Les Italiens, las et découragés, s’abaissèrent à flatter Charles-Quint, et disaient que jamais ils v’auraient pu s'imaginer que l’auteur de tant de désastres fût si affable et si courtois.
Ainsi l’accord des puissants consommait l’abaissement de l’Ttalie, commencé par leurs discordes. Tout équilibre restait rompu entre les petits États, asservis à l'empereur ou affaiblis. Le pape, effrayé des progrès de la réforme, tendit la main à cet empire que ses prédécesseurs avaient fait trembler tant de fois. Bien que l’opposition régulière de la papauté eût fait sa gloire et sa grandeur dans le passé, elle changea de devise, et se rangea du côté des gibelins, qui décidèrent désormais de l'avenir de l'Italie. Qu'y gagna-t-elle ? si elle avait eu à souffrir des ravages de la peste et de la gurre, maux passagers qui ne détruisent pas les germes de la prospérité d’une nation, elle vit alors s'implanter sur le sol une administration absurde, des principes meurtriers, l’oppression systématique de la pensée et de l’industrie,