‹ Histoire universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 54 sur 146 · PARMNE ET PLAISANCE. LES FARNÈSE · texte numérisé non relu

PARMNE ET PLAISANCE. LES FARNÈSE

qu’il ne voulût transmettre l'autorité dont il jouissait à son neveu Giannettino, vaillant homme de mer, mais hautain, dissolu, et qui abusait de la puissance de son oncle pour satisfaire ses passions. 1l avait surtout indigné Jean-Louis Fiesco, comte de Lavagna, homme d’une excessive ambition, qui s’entendit avec la France et le duc de Parme pour détruire ce que l’empereur avait édifié. La conjuration éclata ; Giannettino fut tué, le cri de liberté retentit dans Gênes ; mais, au milieu du tumulte, Jean- Louis Fiesco se noya par accident, et ses gens se dispersèrent ; André Doria, parvenu à remettre, non sans effusion de sang, sa patrie sous le frein, continua de la protéger, tandis que la Providence le préservait des poignards, auxquels recouraient alors les princes comme les citoyens.

Nous avons encore’ d’autres révolutions sanglantes à raconter, avant de laisser l'Italie tomber dans la léthargie à laquelle elle est réservée. Le pape Paul IIT, de Ja famille Farnèse, ne négligea aucun moyen de nuire à Cosme, dans l’espoir de donner l'intégrité ou du moins une portion de la Toscane à son fils Pierre-Louis ou à son neveu Octave. Il fit épouser à ce dernier Marguerite, fille naturelle de Charles-Quint, laquelle, veuve d’Alexandre, ducde Florence, avait enlevé à son époux, mort violemment, ses joyaux et son argent ; il lui conféra le duché dé Castro et Nepi, puis celui de Camérino, dont il avait dépouillé les ducs d'Urbin, auxquels ce duché était venu par les femmes ; mais tout cela était bien loin encore de satisfaire les prétentions 48 l'épouse issue du sang impérial. Il obtint des Vénitiens le titre de gentilhomme pour l’impudique Pierre-Louis , et de l’empereur, la noblesse, avec le marquisat de Novare et une grosse pension ; il le fit ensuite gonfalonier et capitaine général de la sainte Église, bien qu’il fût moins célèbre par son habileté militaire que par ses débauches , dont l’obscénité passe toute croyance. Paul IET lui passait ces légèretés de jeunesse qui faisaient frémir le monde, et il épuisait l’État pour entretenir le luxe de ce fils au niveau de son ambition. Les habitants de Pérouse, qui s’étaient révoltés, furent réprimés par les armes et les supplices ; les Colonna se virent dépouillés de leurs domaines.

Paul ITT chercha, en flattant ceux qui décidaient despotiquement des destinées de l'Italie, à obtenir pour les siens tantôt Sienne, tantôt Milan, mais en vain; aussi disait-il souvent : J'ai bel et bien vu par l’histoire, par ma propre expérience et celle

d'autrui, que jamais le saint-siége ne fut puissant et prospère

um grain esque.

AT

a janvier.

40 septembre.

Nouvelle.

guerre.

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