‹ Histoire universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 57 sur 146 · PAIX DE CATEAU-CAMBRÉSIS · texte numérisé non relu

PAIX DE CATEAU-CAMBRÉSIS

« Ja grande différence qu'il y a entre faire la guerr ‘x autres « princes et aux papes, avec lesquels, en définitive, . u lieu de « gagner quelque chose, on perd ses frais (1), » insistait pour continuer les hostilités; mais Philippe II accorda la paix au pontife, avec de larges conditions. En même temps il se négociait

une paix générale , qui fut conclue à Câteau-Cambrésis ; nous ambrés

avons voulu conduire le récit jusqu’à cette paix, parce qu *elle vint ” clore les hostilités entre l’Autriche et la France, en réglant les affaires d'Italie sur des bases qui devaient durer longtemps. Il fut convenu entre les parties contractantes que le roi catholique épouserait Élisabeth de France, renoncerait de nouveau à la Bourgogne, comme le roi très-chrétien au Milanais et auroyaume de Naples; puis, comme Philippe II ne s’inquiétait point de ses alliés, l’Empire perdit Metz, Toul, Verdun, et l’Angleterre, Calais, dont cinq cent mille écus d’or ne l’indemnisèrent que faiblement. La Corse fut rendue aux Génois, et Plaisance au duc Farnèse, pour le détacher de la France, et récompenser les services rendus dans les Pays-Bas par Alexandre Farnèse, l’un des plus grands capitaines de ce siècle.

Bien que les généraux français se récriassent contre la cession du pays acquis au prix de tant de sang (2), le ducde Savoie, le héros de Saint-Quentin , recouvra tout ce qu’il avait perdu dans la guerre, la Bresse, le Bugey, la Savoie et le Piémont, à l'exception de Chiéri, Turin, Pignerol, Chivasso, Villeneuve d’Asti, qui furent retenus par le roi jusqu’à ce qu’on eût éclairei les droits de Louise de Savoie, aïeule de Henri IT ; en outre Emmanuel-Philibertépousa Marguerite de France. Depuis cette époque le duché de Savoie acquit, avecle rang de puissance italienne, une certaine influence sur les affaires de l’Europe.

Les agitations finissaient dans le reste de l'Italie, et avec elles, la liberté; désormais, les Italiens durent subir en silence l'insultante compassion de leurs ennemis.

(1) GrANNoNE.

(2) Voy. les Mémoires des maréchaux de Brissac et de Montluc, ceux de

Vieilleville, etc.

Paix de x À

avril 106.

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