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que. soit leur résistance, sous les efforts PpIMARS des rois qui veulent consolider la monarchie.
Au moment où s'ouvre cette époque , nous trouvons la Seandinavie bouleversée par l’union de Calmar , et tout à fait étrangère aux mouvements des puissances européennes. La Pologne, anneau entre ces puissances et la Russie, est prépondérante parmi les Siaves, et menace les peuples qui l'écraseront un jour, lorsque les formes d'un gouvernement barbare l’auront précipitée dans le désordre: Les Russes, à peine affranchis du joug tartare, vivent
‘encore en sauvages dans des huttes, sans prendre part à la pclitique européenne, Les Hongrois campent , sentinelles avancées contre les Turcs, sur la frontière de l'Europe. Unis aux Bohémiens, ilsauraient pu leur résister et s’agrandir; mais, au lieu de se donner la maiv, les Hongrois se font la guerre, et flottent entre
. laservitudeslaveet l'Autriche, jusqu’au moment où l'un et l’autre
peupte subissent le joug de la servitude autrichienne. L'Espagne a chassé les Maurés, et, dans l’enthousiasme de
+ sa victoire, elle s'élance avec une impétuosité qui trouve le nou-
veau monde trop étroit. Esclave des traditions, elle s’y. crampone opiniâtrément," et repousse les innovations qui viennent d'Europe, avec la fermeté qu’elle avai* déployée contre celles qui venaient de l'Afrique; maisla réunion de ses divers royaumes en . un'seul, après avoir donné à Isabelle et Ferdinand la force d’ex-
puiser les envahisseurs étrangers, enhardit leurs successeurs à
supprimer les cortès et les priviléges, et à se faire despotes, surtout par l’établissement ds l’inquisition.
Le Portugal, non content d’avoir à son tour expulsé les Maures, leur fait là guerre en Afrique , et, dans son activité prodigieuse, porte la religion et le commerce jusqu'aux extrémités de la terre.
Les biens des rois de France qui mouräient sans enfants faisaient retour à la couronne , dont ils augmentaient Ja force. Les barons, au lieu de faire la guerre au monarque, étaient devenus ses courtisans; si bien que les étrangers auraient trouvé des adversaires redoutables dans ces ducs qui jadis leur livraient passage au cœur du royaume, Enfin, grâce aux apanages, les meilleurs baronnies avaient passé aux mains des princes du sang, qui, dans l'espérance de pouvoir monter un jour sur le trône, n'avaient garde de vouloir l'affaiblir; en outre, les domaines des baro::s ne se morcelaient pas comme en Allemagne et en Italie, mais se
transmettaient en tiers à l'aîné , tandis que les autres frères se .
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vouaient.au métier des armes (1). C'est ainsi que ce royaume devint puissant. Avec Charles le Téméraire, périt le dernier grand vassal (2) ; Charles VILT acquit. par son mariage le duché de Bretagne, et prétendait à l'Italie, Les états généraux perdirent de leur énergie, et le roi fit ce qu'il.voulut. Aussi la France, héri= tière de l'esprit de conquête de la Bourgogne, placée au milieu de l'Europe, inspira-t-elle de l'inquiétude aux puissances rivales, quoiqu'elle ne possédât rien au dehors.
En Angleterre, les factions de la Rose blanche et de la Rose rouge tuèrent.la noblesse, ou l’affaiblirent à tel point que ciaquante-trois pairs, outre les évêques, avaient siégé à la chambre haute dans l’année qui précéda les hostilités, tandis qu'il.ne s’en trouva que vingt-cinq au premier parlement réuni par Henri VII. Ce prince alors put établir la monarchie absolue , que ne contrebalançait pas encore l'autorité des chambres, en enlevant aux nobles la puissance militaire, les substitutions et le droit d'asile, et en sonmettant l'Irlande à la politique anglaise pour arriver à l’unité territoriale ; enfin, par le mariage de sa fille avec Jacques IV, il prépara sa réunion de l'Écosse. L'Angleterre tenait aussi un "pied sur le sol de France; mais-elle était bien loin de ce commerce actif et de cette domination des mers, qui font aujourd'hui sa vie,
Les causes qui déterminent la grandeur de ces pations manquent à l’Italie, qui ne conquiert point de pays nouveaux , et ne sait pas consolider l’autorité centrale, mais qui s'élève au-dessus d'elles toutes par sa culture intellectuelle, par les arts, par la richesse. Là vivent encore les débris de l'ancienne civilisation, et là est le nerf de la nouvelle dans la personne du pontife; agriculiure savante, commerce étendu, luxe raffiné, tout est là réuni. Maisle caractère national, après avoir perdu sa vigueur, ne laisse aucune opinion commune pour rallier le pays lorsque !:5 Français, le: Espagnols et les Tures viennent se le disputer. La si-
(1) Macmaver, Ritratti delle cose della Francia. (2) Le duché de Bourgogne comprenait presque la neuvième parlie du royau: me de Franc actuel. Il s'étendait sur un espace de trente lieues, de Bar-sor- Seine jusqu'à Mirabel, près de Lyon, et sur trente en largeur, d'Auxonné à Vé-
zelay, émbrassant environ cent vingt lieues de surface. Ce duché, réuni à la.
couronne en 1477, continua toutefois de se régir comme province distincte, avec une aduninistration propre, des droits et des priviléges .Son territoire a formé depuis les départements de l’Ain., de la Côle-d'Or, de Saône-et-Loire, de l'Yonne, et une partie de ceux de l’Aube et de la Haute-Saône.
tuation du pape devenait plus difficile par le contraste qu'elle présentait entre la qualité de prince temporel et celle de chef de la chrétienté. Puissance fondée sur l'opinion, elle fut abaissée quand celle-ci vacilla; mais son ancienne habileté à savoir attendre et à ne jamais céder, même en perdant, lui permit de se relever après des disgrâces momentanées.
En Allemagne, sauf la Bulle d'or et les conventions stipulées à chaque élection , rien ne déterminait les droits de l'Empire; 4 est vrai que la dignité-impériale offrait à un prince ambitieux mille moyens de s'agrandir, mais les États refusaient de le. seconder, et ne lui fournissaient ni troupes ni argent, pas même dans les cas d'urgence. Les principautés entre lesquelles l’Empire était partagé s’affaiblissaient par leurs subdivisions (1). Un certain nombre de seigneurs restaient toutefois sous la dépendance immédiate de l’empereur , ainsi que quelques villes, libres en totalité ou en partie, surtout au midi. Leur richesse les rendait d'autact plus importantes qu’elles faisaient partie, comme confédérées , de la hanse du Nord et de la ligue suève du Sud ; elles avaient des milices bourgeoises, et soldaient des troupes, chose très-importante à une époque où il y en avait encore peu de régulières.
(1) L'histoire des différentes maisons princières de l’Allemagne, à cette époque, occupe presque entièrement les tomes XIV, XV et XVI du Cours d'hisloire des États européens de ScuoeLs ; elle est très-importante pour les transactions politiques. Comme cette histoire ne pourrait toutefois entrer dans notre cadre, nous nous contenterons de faire conr: à maisons qui dominaient au temps de la Réforme.
I. Maison de Saxe. A. Branche Ernestine, possédant le cercle de Saxe avec le Wittemberg et presque tout le landgraviat de Thuringe. B. Branche 4lberfine, possédant le margraviat de Misnie et une partie de la Thuringe.
il, Maison de Wittelsbach. À, Branche aînée subdivisée en a, branche électorale possédant lé cercle du Rhin, et ta b, branche de Simmern, subdivisée en Deux-Ponts et Feldenzs. B. Branche chdette, ou maison de Bavière,
IT. Maison de Brandebourg. A. Branche électorale, qui possédait la Marche de Brandebourg. B. Branche margraviale dans la Franconie, subdivisée en Culmbach et Anspach.