‹ Histoire universelle [microforme] (volume 4)Chapitre 74 sur 146 · IMITATEURS DE RAPHAEL · texte numérisé non relu

IMITATEURS DE RAPHAEL

nots sur au-dessous de l’art, lorsque la gloire lui prodiguait ses plus r ne pas brillants lauriers et lui assurait l'admiration de la postérité.

Il n'est pas étonnant que, chargé d'exécuter des travaux si dans ses splendides , uniques même au monde, qui embrassaient tous ar suite, les arts du dessin et devaient survivre aux productions les ort d’un plus célèbres, il ait trouvé dans son siècle une admiration qui s (2). Il en faisait plus qu'un mortel, un ange divin. Si l'on y joini la ais pro- vigueur d’un génie qui entraînait dans son tourbillon tout ce L » la dou- qui l’entourait, la noblesse d’un caractère pur et patriotique,

la hardiesse de ses préceptes et de ses sentences, la création de de l’ar- modèles pour tous les arts au milieu des deux villes alors les défiance capitales du beau savoir, on comprendra comment il excita un x Divine enthousiasme si général; cet enthousiasme fut encore alimenté > croyait par les écrivains, florentins le plus grand nombre, qui consa-

crèrent leur plume aux beaux-arts, et par ses successeurs qui voulurent étayer leur gloire naissante du nom vénéré de leur maître. Ù

Déjà ma vie atteint à la fin de son cours,

Sur un fragile esquif, par une mer houleuse,

Le port où, de toute œuvre honorable ou honteuse, Nous venons rendre compte et raison sans détours.

Onde l’ affettuosa fantasia

1 £ ; WA a Che l’arte mi fece idolo e monarca, k.

de grâce , k onusco or ben quant’ era d’ error carca; À que, lors- , E quel che a mal suo grado ognun desia. 4 1 sa mort Or je vois maintenant combien d’erreur fut pleine $ vingi-six Cette douce pensée, illusio#” trop veine 4 fait riche, Qui dans l’art me montra mon idole et mon roi, ë e, il m'est Et ce bien qu’on poursuit du désir malgré soi. adis. Dieu ; : : ds PR

il regret- Gli amorosi pensier, già vani e lieti, | a%26 tant Che Jien or, s’ a due morti m° avvicino ? àn est alléc D’ unc 50 certo, 8 L altra mi minaccia. | à VAUB. » ï De mes rêves chéris déjà l’éclat s’efface ; È ndu dire Que seront-ils bientôt, si m’attendent deux morts ? 3 leu à Son D'une je suis certain , et l’autre me menace. à la joue le !

Nè pinger, nè scolpir fia pit che quieti ° + L’'anima volla a quell’ amor divino Ch aperse a prender noi in croce Le braccia.

Peindre ou sculpter n’ont alus à calmer les transports De mon âme , invoquant ‘amour divin et tendre Dont, sur la croix, les bras s’ouvrirent pour nous prendre.

Mais il recounaissait lui-mên.e qu'il était au bord du précipice ; en songeant aux imitateurs, il disait de la chapelle Sixtine : Oh ! combien ce travail que j'ai fait là ne sera-t-il pas alourdipar eux! L'imitation du mal, comme dit Guicciardini sur un autre sujet, dépasse toujours le modèle, tandis qu’au contraire l'imitation du bien reste toujours au-dessous. En effet, une foule nombreuse d'artistes vinrent à la suite des deux grands hommes que nous avons nommés, les uns s’attachant à la touche délicate de : Raphaël, les autres au faire grandiose de Michel-Ange, quelques-uns se hasardant à suivre leur propre inspiration.

Nous avons déjà cité quelques élèves de Raphaël. Frère Barthélemy se fait remarquer par le charme suave de ses figures, qu'il dut à l’amitié de Raphaël, et plus encore à un sentiment intime de piété qui le préserva de prostituer jamais son pinceau à ces inventions voluptueuses, alors si recherchées ; il mérita uue place dans la tribune de Florence. Comme ses rivaux le proclamaient inhabile aux grandes proportions et sais connaissance de l'anatomie, il répondit victorieusement aux railleurs par le Saint-Marc et le Saint-Sébastien.

Restèrent fidèles à l'art chrétien, ‘e graveur Baldini, sectateur de Savonarole, artiste non des premiers, mais toujours châtié ; Jean-Antoine Sogliani , qui excellait à exprimer l’amour de la vertu dans le visage des saints, le vice dans +; pervers; Vaurent de Credi, pur, naïf, plein d’une do: 2: mélancolie; Rodolphe Ghirlandaio , élève de frère Bc:thélemy, dont la Vierge dans Saint-Pierre de Pistoie, et les deux Miracles de saint Znobi à la galerie ducale, respirent la piété. Cet artiste eut pour ami intime un peintre appelé Michel, et, pour ce motif, surnommé de Rodolphe, qui travailla avec lui dans plusieurs églises de Florence.

Cette ville pouvait alors se glorifier de ses peintres. Pierre de Côme, admirateur extravagant de la nature, ne permettait pas à l’homme de la corriger; il s’emportait quand on émondait les arbres de son verger, ou qu’on en arrachaitles mauvaises herbes. IL n'avait point d'heures fixes pour ses repas, se plaisait à errer dans des endroits isolés, et à contempler les figures dessinées par les nuoges, où même par les crachats des malades. Cette contemplation de la nature le fit exceller dans limitation, la perspective et le clair-obseur; mais elle le laissa pauvre de sentiment.

Mariotto Albertinelli, ami de frère Barthélemy et l'adver-

lu préci- Sixtine :

urdipar un autre l'imitaile nom-

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Sectajoujours l'amour ET VEFS ; ancolie ; dont la icles de artiste jour ce ins plu-

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