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RÉVOLUTION AMÉRICAINE

Franklin.

Décembre.

25 inurs,

EULA

lition de la charte du Massachusets ; le gouverneur des colonies fut autorisé à expédier en Angleterre les Américains rebelles, et l’on envoya des troupes à lord Gage pour mettre ces ordres à exécution.

Ces mesures rigoureuses avaient rencontré une vive opposition dans le parlement, où les droits des Américains étaient soutenus avec autant d’ardeur que les Américains auraient pu en mettre eux-mêmes à les défendre. On menaçait le ministère de la perte des colonies; on représentait que leur liberté était la compagne et la sauvegarde de la liberté anglaise; qu’il fallait leur envoyer la branche d’olivier et non le glaive ; leur demander de partager les charges, mais constitutionnellement, et l’on ajoutait que le meilleur moyen de les engager à subvenir aux besoins connus était de leur faire aimer le gouvernement.

Les Américains se considérèrent comme atteints en commun par le tort causé à Boston et au Massachusets ; en conséquence, ils repoussèrent unanimement les marchandises britanniques, et les habitants des ports déclarèrent qu’ils ne consentiraient jamais à s’enrichir au détriment de leurs frères

Pendant dix ans de ‘débats, tous a. :: pu étudier les bases de la législation; les théories de S::;et de Locke avaient été non-seulement proclamées, mais mises à exécution. Les journaux des colonies discutaient les questions capitales, et les articles d’Adams, dans la Gazette de Boston, sur le droit canonique et féodal, méritaient d’être réimprimés en Angleterre. Les assemblées étaient d'usage général pour l’administration intérieure ; aussi, bien que ces provinces fussent de formation récente, s’y trouvait-il déjà une hardisse et une expérience dignes de la salle de Westminster. La division en whigs et en torys avait passé de la métropole dans les colonies, où l’on indiquait par le dernier nom les gens riches, ennemis des bouleversements et favorables au roi; mais ils étaient par cela même inférieurs aux whigs, défenseurs de la liberté, dont la fougue était soutenue par le peuple, disposé toujours à donner plus de créance à ceux qui s’agitent le plus. Leur crédit s’était accru de l’hésitation du parlement anglais, qui, par ses demi-mesures, menaçait avant de frappés, ou s’arrétait après avoir menacé. La presse propageait l’amour de la liberté non moins en Amérique qu’en Europe. On appelait, à Boston, arbre de la liberté un orme sous lequel on se réunissait; aussitôt on se mit à planter des arbres de la liherté, et les réunions se convertirent en conventicules révolutionnaires. On n’y porlait pas encore d'indépendance, mais seulement du droit qu'avait

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