‹ Histoire universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 127 sur 245 · LITTÉRATURE ANGLAISE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE ANGLAISE

térêt général. Ce fut au point que, ces ouvrages paraissant à certains intervalles, on adressait de toutes parts des lettres à l’auteur pour en presser la publication trop lente, les uns le suppliant de ne pas laisser Clarisse succomber, les autres de faire que Lovelace se convertit.

Voltaire se détournait de ses travaux pour le lire avec dépit, Diderot avec admiration, tant le naturel et le pathétique ont de puissance. Bien que la forme épistolaire soit fatigante, Richardson en tire un double intérêt, celui du récit et celui du narrateur. Nul autre ne l’égale pour le pathétique, pour l’éloquence des passions, pour la science avec laquelle il sonde les replis du cœur humain; il peint surtout des caractères de femme avec une grande variété d’images et d'observations, avec un style énergique et gracieux, qu’il sait approprier aux personnages. Moraliste rigide, il ne souffre pas la plus petite tache sur la moindre vertu. :

Henri Fielding voulut rivaliser avec Richardson en faisant la guerre aux jongleries de toute sorte, en s'amusant des ridicules et des faux jugements humains ; il transforma Lovelace, qu'il embellit, en Tom Jones. Ce roman offre une infinité de caractères, tous distincts, dont plusieurs sont originaux, et une foule d’aventures qui, sans sortir du cours ordinaire des choses, attachent l'esprit et, dans certains moments, inspirent la terreur. L'un et l’autre de ces écrivains élevèrent le roman à la hauteur du drame, en offrant des caractères sous des couleurs pius vraies et plus

familières, avec le mouvement animé de la scène pour flatter le

goût de la foule ; ils descendirent même dans plus de détails que le théâtre ne le comporte. |

Il est singulier que des peintures si vives et si vraies du monde et de la société soient dues à des hommes qui les fréquentèrent si peu. Richardson fut imprimeur, rien de plus, jusqu’à cinquante ans, et il se plaisait à raconter des historiettes aux enfants ot aux jeunes filles; il ne connut le grand monde que lorsque le duc de Warthon, d’après lequel il fit le portrait de Lovelace, le chargea de l'impression de ses audacieux opuscules. Fielding était un notaire, fort assidu aux occupations très-peu poétiques de son étude.

Le comte de Chesterfield, dans ses Lettres à son fils, peut donner une idée des opinions alors dominantes dans la haute société anglaise. Le fond en est tout aristocratique, et l’on y trouve de fausses appréciations de la vertu, avec d'excellentes maximes pratiques.

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L'landain Olivier Gofdenith quitta ga patrie aprés unes jen nense orage, af de paraouv 4 pied ln Hollande, les Pays Lun, da Prance, ln Muiase, Dalle, gagnant pvc sun Miles et sr chansons un dite et un vepas, où soutennnt des bises duris un couvent, 66 observant en mme tomps de monde nous nes versus facus. Nos podinos du Voyageur où du Village ubun-donné, als plus engors son Vicatra du Wackefeld, si rempli de auiveté où do convietion, dal valurent une gennde célébrité nana L'arraghon h ln pauvreté gi arat done qu'il vaudrait ste docre une hlatolre d'Angleterre ot divers résumés, do qui le ven. dit populaire,

La crlique ont ce qui convient Le mieux nu génie positif ot obnervataunt den Anglains uns, indépendamment des gpplication que nous dau an avons va faire au vonmmn, tant mornl que comique, a complévent un grand nombre d'écrivains dont te talent s'oxerçn dans dos Banc nur P'homme et la nocôté, D'autres copondant demnndôrent aux uses leurs inapirationn,

L'Écosale Thompaon avriva à Londres pauvre ot pieds nus, ann nulre vennoures que non poëme de l'AHiver, qu'il avait composé avant de navoir lon régles de Part, eut benuconp de poine, au milieu des préoccupations de la politique, à trouver un nprimeurs puis, wrraché à ln misère par lord Apencer, il COMPONR CnCoru l'Eté, lo Printemps ot l'Automne, le Château de l'indolence 66 plasiours tagédios médiocres. 1 couvrit sous l'abondance des images la pauvroté du genre descriptif, ot parfois il s'éleva à des sentiments nobles et vrais, S'il n'a ni le génie, ni la précision, ni la sobre douceur des anciens, il

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a | DIX-SEPTIÈME ÉPOQUE.

foyer, qui convient tant aux Anglais, et il abonde‘en détails vrais, en émotions naïves, en aspirations religieuses , en souvenirs de gloire nationale dans les armes, dans les voyages, dans la liberté.

IL devança ‘ainsi une foule de poëtes méditatifs on rêveurs, parmi lesquels Édouard Young de Upham occupe le premier rang. Young atteignait déjà soixante ans lorsque ayant vu mourir sa femme, sa fille, et le fiancé de sa fille, il tomba dans la mélancolie, et devint un poëte célèbre en écrivant ses Vuits. Ce sont des lamentations continuelles et une ostentation de douleur quintessenciée, qui finit par fatiguer le lecteur ; car lorsque Young a saisi une pensée, l’heure qui sonne; l’hivér qui arrive, la feuille qui tombe, il la développe sous mille aspects avant de s’en détacher, avec une monotonie de pathétique philosophique qui ne va pas au cœur, parce que le fard s’y montre trop.

Nous avons eu à déplorer le sort des écrivains italiens du siècle de Léon X, réduits qu’ils étaient à mendier la protection des cours et à la payer par des éloges. En Angleterre, le gouvernement était libre, et les rois ne protégeaient pas le savoir ; mais l'aristocratie, qui avait affermi sa puissance, s’entourait de faste, et l’éclat de la littérature lui souriait comme tout autre. Les écrivains en réputation se résignaient à ce patronage, et s’en allaient mendiant des pensions, soit du ministre , soit des Mécènes, dans des dédicaces destinées à transmettre à la postérité la bassesse de l’auteur et le nom du grand seigneur qui

Vavait parfois rénuméré de quelques guinées. Il n’y a point 1 d'auteur qui s’en abstienne. Young tend sans cesse la main, dé et son esprit en contracte une habitude de servilité qui se révèle dans la manière compassée de ses ouvrages, .

Gray est plus senti et plus varié, parce qu’il est plus naturel. Se Le Cimetière de village et le Collège d'Eton offrent des images ln tendres, dégagées des puérilités pompeuses de l’époque ; mais or

il regardait la poésie comme un amusement, et rougissait de s’y livrer, préoccupé qu'il était de l’histoire, que personne ne connaissait mieux que lui. pa

Collins fut porté aux nues, surtout pour son ode sur les Passions. Cowper, puritain et mélancolique, charma beaucoup de lecteurs en exprimant les sentiments intimes, la vérité et les joies de la religion ; muis il ne fut pas goûté par la multitude.

En Écosse, Alan Ramsay écrivit le Gentil Berger, drame Le champêtre devenu populaire. Robert Burns, paysan de l’Ayrshire , compose, avec des idées vraies et une heureuse négii-

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