‹ Histoire universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 157 sur 245 · ESPAGNE · texte numérisé non relu

ESPAGNE

L'Espagne, autrefois à la tête des nations de l’Europe, les suivait alors de bien loin. Philippe V de Bourbon, engagé dans les guerres occasionnées par son avénement au trône d’Espagne, et con-

traint de secondes la politique de son grand-père, avait arrêté la de “ad sans faire toutefois commencer le mouvement ascendant. Lin ‘rance voulait encore du sang; en:172B, trois cents individussuspects d’islamisme furent arrêtés à Grenade parle saint office, dépouillés de leurs biens, et condamnés à l'emprisonnement ou à l’exil. En 1732, on renouvela l’édit qui obligeait. à dénoncer quiconque appartiendrait à une des religions juive, mahométane ou luthévienne, ou ferait des paetes avec le diable. Sous Philippe V, la seule ville de Malaga vit vos vrr pére si fé, et Arcos soixante-quatorze.

Les soulèvements qui éclatèrent pendant la guerre de la succession, fournirent à Philippe V un motif pour enlever à l’Aragon ét à Valence leursconstitulions; puisil fit changer dansles coftès de 1743 l'ordre d’hérédité au trône de Castille: dès. lors les femmes ne devaient être appelées à succéder qu'après l'extinction des lignes masculines , dans lesquelles s’exercerait Je droit de représentation (4). La nouvelle dynastie donnait à l'Espagne, comme pour compenser les pertes qu’elles lui avait dccasionnées,. le sentiment de l’ordre et l'exemple de la discipline. Un nouvel art militaire lui fut enseigné ; l'étiquette devint moins sévère, et le ministère du cardinal Alberoni montra que l'Espagne était capable de : tenir le premier rang en Europe. Les grands voyaient Philippe de mauvais œil, parce. qu’il manquait aux égards auxquels ils prétendaient ; mais le peuple lé trouvait moins coupable que la reine, princesse Intripante qui poursuivit l'œuvre ie hentai com-

(1) On a beaucoup discuté sur! cetio Jo, vis Ferdinand VII mourat, sans lisser de fils (1833). Quelques-uns l'ont confondue à tort avec la loi salique : qui exclut.pour toujours lés femmes du trône. Élle est en viguêur en France ‘et dans les anciens électorats , aïnsi’ que dâns les pays où elle provient de ürôits' féodaux ou üe pactes héréditaires, comme entre les maisons de Saxe , de. Brandebosrg (‘excepté le ‘royaume de Prusse ), ei la Hesse. Dans la auccession en ligne cognatique pure, les héritiers mâles et femelles de la même ligne ont un drait égal, si ce n’est qu’ ’au même degré les mâles l'emportent sur leurs sœurs même majeures , en se réglant du reste sur a présentation sélon le äroit romain ; ; de telle sôrte que Id fille d'un mâle est préférée à son ohclé, st:celui-ci était le puiné du père de lhéritière. Il'en‘est ainsi en Angleterre, en; Bariugel aussi, ce qui se pratiquait en Castille, en Aragon et.en Navarre, p°" 4 ce motif, changèrent plusieurs fois de dynasties, Philippe V vou. | en, cher cette transmission du royaume à des étrangers en introduisant la succession coguatique mixte, qui n’appelle les femmes qu’autant qu'il n'existe plus dans une ligne un héritier mâle issu de mâles. Cette loi fut:abolie par Ferdinand VII par à ‘ rngmaliqué ‘du 29 mars 1830; afin :que la succession :échât à sa fille Isabèlle … ‘étritnént de l'infant don ‘Carlos! son frère ;il:ne fit que rétablir dinsi l'Adei: “d'e de surdesston) et se Ni end à ce que es ma de: 1789 avaient sn6 "à Goures TV, 1

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