CHAPITRE XXIX
Ms énogite, : i
«At avoin été, pendant un demi-siècle, un cha mp de ils “d'autant plus:; désastreuses, ‘qu’elles s étaient livrées par l'étranger, ‘1Pltalje:s'arrangea pour jouir de hI paix, la plus longue dont histoire garde le souvenir (1748-1796 ), sous neuf d nastiés imposées
-\'phr la force , mais qui montrèrent au moins le désir dé' réparerles à |
‘maux: quecluirayaient. çausés, les gouvernements antérieuts. Les ‘Italiéns, tant accusés, de. duplicité et de dissimulation , ces Vices | deil'opprimé, eurent, peu de. part à la politique suivie par leurs “iprincesjilsentrèrent seulement dans l'administration et la cârtière | judiciaite, sous la dépendance de étranger, dont ils a pliquaient les lois; mais ;;cessant de craindre et d'espérer, ils tomibèrent dans cunéi molle inaction., Une politesse. frivole rempiàga Vénérgique franchise; toute la. vie des hommes consista dans une folle galan- * terierét de ridicules amours. En Lombardie, pendant la domination “espagnole les: femmes, s équestrées par la jalousie , vivaient à ‘l'écart de l/société des. hommes. Un gouverneur, le duc d'Os- ‘'suna;, réunit à Milan, dans une fête, Ja noblesse des deux sexes; il en résulta; tant, da propos médisants qu'il se garda | bien de re-
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d’après mnt 1086 et à 14 Supprés:
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| Courbes / 10 54 emimencer l'expérienté: Mais 18" priice del Vautlemont, dernier en A terre françaises, réunissait fréquemment lé nobles duns son palaiset sa maison de plaisance, qui devint célébré | par une \galanterie lieancieuse, Ce fut alors que s'ihtroduisit 1'mode dusigssbdisme, insipide liaison, qui n’avait pas l'énergie du -Vicél'La jeunesse consumait son temps en frivoles galanteries. avec une-femme ghoisieper convenance, non par arhoür} courtisée par ostentation, au milieu des soins pénibles qu'exigékient'la toitélie ; les:-visites, les cérémonies. Cette'affection de puré Vanité produisait chez a femme les défauts de la lubricité sais qu’élle en: étitiles éxcuses ;
elle lui donnait un autre confident qué‘lé‘pèré de ses enfants::Le
sigisbée était reconnu publiquement ;'et'parfois mérmb:stipulé dans le:contrat de mariage. En un mot’ celte! fiaison: inépirait à :la femme du: dégoût pour Îés douceurs domestiques; lui-faisait négliger ses enfants el manquer 'äu réspett’'qu'elle devait ànson mari; réduit au secoñc 11e dans sa propre famillé | oùses habitudes.les.plus. intimes ne pouvaient échapper aux regards d’un étranger, l’époux ne trouvait plus chez lui cet honorable et doux repos qui dédommage de tant de tribulations.
Les hommes passaiént dé Aonguès èures dans le cabinet de toilette. L'édifice de la chevelure poudrée , le vêtement à broderies et bien ajusté, des culôttes étroites, des bas et des escarpins comme pour le bal, des baucles aux genoux et aux pieds, des manchettes coûteuses , tout semblait'inventé pour muurplier la gêne et confraindre à ne faire que des pas de menuet. Avec: leurs habitudes pacifiques, l’épéé. qu'ils ‘portaient au:côté:ne pouvait être qu'une parodie ; il en était de même des œux de chasteté: et
de pauvreté que faisaient lés cadets de féitlé ‘en ‘entrant dans
l'ordredes chevaliers de Malte, et qui'n’avaiént bésoin,; pour tout
Mérite, que d'offrir, les preuves ‘de leur noblesse. !Les visites, Iles
galanteries ï les diners prôlongés, la 'proméniade. remplissaient la journée; le soir, On allait ‘Au thés re, plus’ souvent dans les œrcles ét les maisons'de, jeu, où il'suffigait d'an seul :coup: de certes pour faire changer de maït des fortunes’imtnenses. | L'usage de changer de véteménts sélorf lamode avait déjà provoqué des plaintes nombreusés } mais on était bien loin de la mo-
bilité présente. Dans les famillés de condition Médiocre, l’habit de
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«marié servait pour les fêtes ‘de ‘toute la’ vies! les élégants: même : avatent un costumé dont l’imagé ‘$’associait à cellé de leur personne. Le haut pit" ?t ‘{'riché figon des étoffés s’opposaient aux
changements subits : biun' plis! 14'médé alord'avait pour caractère
de distinguer rigoureusement les diverses classes, etl’artisan n’aurait pu, sans scandale ni réclamations, usurper l'habillement du bourgeois, ou le notaire celui du noble.
Les richesses, immobilisées par des fidéicommis et accumulées par tous les membres de la famille sur une seule tête, assimilaient, pour le revenu c° }: ‘nee, quelques citoyens à des princes; ils comptaient les ser: iteurs et les chevaux par centaines , et palais, villégiatures, chasses, rien ne manquait à leur bruyante importance. Partout encore, on rencontre des églises et des chapelles somptueuses de patriciens , des maisons de plaisance ressemblant à des palais, avec des jardins ahx allées régulières , des rangées de charmes , des haies 4° bus ec d’autres toujours verts, qui représentaient des hommes; des siéges, des tours et: même des scènes historiques. L'arrivée du maître animait le village et les environs ; pendant les quelques mois de son séjour, €’était un va et vient continuel de carrosses , un monde de serviteurs, une foule de visiteurs , des bals splendides , des jeux considérables et les funestes exemples de la ville. Cet unique seigneur excitait l’envie des frères cadets, qui se voyaient obligés de casher dans les :cloîtres ou les casernes la misère à laquelle ils étaient réduits à cause de lui; sinon, ils devaient mendier leur nourriture à la table de ce frère devenu leur seigneur, ou solliciter sa protection et celle de leurs parents en faveur de, ceux qui voulaient obtenir quelque chose et les payaient.
Il n'y avait point de troupes, sauf quelques régiments recrutés au moyen de lignoble racolement; un petit nombre de gentilshommes achetaient un vain grade dans les armées étrangères, ou dans les ordres de Malte et de Saint-Étienne ; détournés de leur institution primitive pour n’offrir qu’uñe pompe aristocratique. Le clergé, au lieu d’agiter les questions fondamentales qui développent les grands talents, s’égarait dans des querelles frivoles, bien qu’acharnées, d’un jansénisme abâtardi en Italie par la protection des forts.
La littérature se re:sentait de cet affaiblissement général, réduite qu’elle était à dépleyer une loquacité élégante ou nne plate alléterie, à rasse:nbler 4e belles images, d’ingénieuses similitudes, des locutions heuïeuses . qu : ‘ie prodiguait pour se faire applaudir des esprits médiocres 4 poérie de commande, obligée à des bassesses toujours nouve” , intervenait dans les moindres événements de la vie publique ou privée. Les rares lectures et la difficulté des communications maintenaient de funestes préjugés, et privaient de l’avantage qui dérive de l'échange. des idées, du
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