‹ Histoire universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 189 sur 245 · SG · texte numérisé non relu

SG

EN

commun, et en lui attribuant la faculté de modifier Les lois selon le progrès social. Son désir de faire une. législation universelle, prouve qu’il ne.comprend guère la marche de l'humanité ; quart à la bonté absolue et relative des lois, sans excepter la maturité des nations, il ignore. la philosophie. historique. Pour déterminer ces règles générales , de législation, Filangieri aurait dû analyser d’abord les règles de la. perfectibilité humaine; peut-être. alors aurait-il reconnu ce qu’il y a de vain dans ces préceptes abstraits qui ont pour objet, d'immobiliser un art, lequel n’a. de valeur qu’autant qu’il se plie à la mobilité des rapports.sociaux... …..

On reproche à Filangieri. cette. faconde sermoneuse et.prolixe, cette improvisation théâtrale dans laquelle. il expose des, vérités faites pour remuer les.esprits; mais il ne faut pas-perdre de vue qu’à cette époque on croyait que l’éloquence était indispensable aux sciences, témoin Hutcheson, Smith, Buffon, (RATE Beccaria,. Rousseau. Peut-être Filangieri la crut-il plus, 0 pportune pour secouer l’apathie de l’égoisme. Cette philanth ss qui, déborde dans. Filangieri et, Beccaria. était nécessaire pour, exciter lindignation contre les outrages faits à l'humanité; plus tard seulement, et qi uand elle eut renversé les institutions meurtrières, elle fit place à la science qui, fondée sur l'étude profonde de la nature humaine, pouvait en donner de nouvelles, çe dont Vautre était incapable. Mais sous ce. faste ne perce pas, comme, chez les encyclopédistes, l’orgueil personnel ; Filangieri aime véritablement humanité, dont il déplore les maux, et il cherche consriencieusement quels remèdes y apporter. C’est à cet épanchement de bienveillance qu’est due l'influence qu’il exerce sur les lecteurs ; il serait à désirer que tous les jeunes gens de vingt ans l'éprouvassent, dussent-ils puiser dans l'ouvrage quelques idées incomplètes ou exagérées.

Ce livre était l'œuvre d’un jeune homme, de trente ans, cel âge où l’on commence à peine à. connaître le monde. Filangieri mourut à trente-six ans, avant d’avoir appris combien. les lois réelles différent des lois possibles; avant d’avoir pu, connaître, dans le ministère des finances auquel il était. appelé, les. difficultés pratiques et l'impossibilité de renouveler un peuple subitement; avant d’avoir vu, dans une révolution. imminente, ses utopies s’évanouir devant les sévères leçons de l'infortune ; ayant d’avoir pu répandre dans les:assemblées de son pays ses vérités rénovatrices,-et d’en être peut-être la victime. ,

Dans d'autres temps, des intentions si hardies auraient encouru la réprobation du pouvoir ; mais alors un calme, général endor-

es lois selon ‘niverselle, qité ; quart la maturité déterminer dû analyser rêtre alors »s abstraits de . valeur AUX...

et-prolixe, des, vérités rdre de vue dispensable ynal, , Becopportune pie qui, dépur. exciter 15 tard seutrières, elle le,la nature autre ;était hez; les enritablement nssiencieuhement, de s lecteurs ; ns l’éprouées incom-

e ans, cet Filangieri en les lois connaître, les. diffiuple subinente, ses ne ; ayant vérités ré-

t encouru al endor-

Page 1