LOMBARDIS SOUS LES AUTRICHIENS. BR
mait les gouvernements, qui, rassurés par leurs traités avec les forts; né s’inquiétaient pas du blâme des faibles, licenciaient leurs soldats, laissaiènt leurs places fortes tomber en ruines, et, uniquerent pour faire quelque chose, se laissaient: aller au mouvement qui poussait aux innovations, à la condition qu’ellesseraient leut ouvrage, Bien qu'ils n’admissent guère ces philosophes dans les cabinets, ou les appelassent tout au plus à quelque magistrature consultative ; ils prôtèrent l’oreille à leurs projets, et permirent qu’ils eussent cette publicité: restreinte ne les livres ob-
: tenaient alors, dans une limite aristocratique. '
Mieux régler les impôts et leur faire produire rates rendre l’agriculture florissante et supprimer les. vexations lucratives des exacteurs ; abolir les juridictions ecclésiastiques et féodales ;'obliger le clergé et la noblesse à supporter leur part des charges publiques; rendre la justice plus prompte et meilleure; donuer plus de sécurité à l’innocencé, plus d'instruction au vulgaire, ce sont là des résultats qui profitent aux gouvernements eux-mêmes ; car aucun d’eux ne voudrait, de propos délibéré,
avoir des brutes pour sujets, On laissait donc toute liberté aux
publicistes pour s’ingénier à résoudre ces problèmes ; mais aucun auteur italien ne touchait aux bases du pouvoir, et ne cherchait à tirer le peuple de sa nullité sous le rapport de la représentuion politique, ni à l’arracher à sa frivolé insouciance des affaires publiques.
Bien que l'Autriche soit conservatrice par nature, la décadence ‘de la Lombardie s’arrêta sous la domination de cette puissance. Au commencement du siècle, les malheureuses guerres dynastiques avaient écrasé d'impôts la Lombardie, Lorsqu’elle eut été assurée à Charles VI, elle perdit de plus en plus l'esprit militaire, ne fournissant qu’un régiment de dragons qui avait son cantonnement en Hongrie, sous les ordres du comte Ma -
La Lombardie sous les Autrichiens.,
rulli: .Qa vit avec déplaisir qu’il y eût si. peu de troupes alle-
mandes, et qu’on leur envoyât du dehors les vivreset les habillements, au lieu de dépenser dansle pays ce qu’on y recueillait, Les habitants savaient profiter de la fertilité du sol, l’améliorer, et le bien-être se répandait ; l’existence tranquille et la bonne nourriture formaient les délices des gouvernés et des gouvernants, Marie-Thérèse, bien qu’elle ne visitât jamais ces provinces, en laissa améliorer l'administration. Les taxes atteignaient cent fois la même marchandise; réglées d’après un cadastre. suranné et sans rapport avec les besoins nouveaux, elles étaient mal réparties. Le mesurage des terrés ordonné par Charles VI, et ter-
miné: en 1759, servit de base à l'impôt et au système communal, On put ainsi accroître de beaucoup les contributions, et toutefois soulager les contribuables par la suppression d’une foule de charges onéreusés et une répartition plus égale. L’ouvertute du caral de Paderno (1777), à l'effet de réunir Milan aux rives du Tessin et de l’Adda, termina l’œuvre commencée dans un temps de liberté. On proposa d'ouvrir un hospice pour les pauvres et une maison de correction pour les mauvais sujets.
La crainte de la famine, dans les fertiles campagnes de la Lombardie, suggérait d’étranges empêchements à la circulation -des grains, et ils avaient pour résultat de la produire. Quiconque en faisait passer’ hors de l'État avait la tête tranchée; celui qui en transportait d’un district dans un autre perdait la denrée et la voiture. Le fait d'en amasser entraînait la perte du grain et une amende du double de sa valeur; la moitié de la récolte devait être introduite dans la ville. Ces règlements onéreux avaient pour conséquence des visites dans les greniers, des vexations inutiles, des remèdes extrêmes.
Des inconvénients plus graves encore résultèrent dé ce que la perception des impôts fut attribuée à des fermiers, qui se permettaient les abus les plus révoltants, afin de s’enrichir plus vite ; ils avaient des sbires à leurs ordres pour fouiller à leur gré dans l'intérieur des maisons. Une ordonnance rendue sous le gouverneur Firmian rendait les pères responsables pour leurs enfants, et les maîtres pour leurs domestiques en ce qui concernait la contrebande du tabac. Le repos des familles en fut troublé; d’infâmes délateurs se faisaient les instruments de ven- ‘eances atroces, et l’on n’osait laisser de jour ni de nuit une fenêtre ouverte de peur qu’un malveillant n’y jetât un paquet de tabac ou de sel, et ne causât la ruine de la famille en allant la dénoncer.
Les philanthropes élevaient la voix contre de pareils abus, et ce ne fut point sans succès : le commerce des grains fut délivré de ses entravés; en 1766, on afferma les finances, mais avec des restrictions qui nécéssitaient la présence d’un agent du fisc ; puis, en 1774, elles furent émancipées, ce qui fit gagner au trésor cent mille ducats par an. De 1771 à 1779, on s’occupa d’améliorer la fabrication des monnaies, et on en dressa un tarif uniforme.
L'État lombard, qui ne comptait en 1749 que neuf cent mille habitants, en avait onze cent trente mille en 4770; les vieillards se rappellent ce temps avec bonheur, peut-être en le comparant avec ceux qui suivirent.
ommunal, t toutefois
foule de vertute du krives du un temps auvres et
e la Lomation -des onque en di qui en nvée et la in et une te devait X avaient ions inu-
2e que la i se perlus vite ; gré dans le gouleurs enconcerut troude venuit une paquet n allant
abus, et délivré avec des } puis, trésor néliorer iforme.
nt mille eillards parant