‹ Histoire universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 208 sur 245 · PARME · texte numérisé non relu

PARME

Sur le territoire de Naples et de Rome, des bandes de brigands attaquaient les voyageurs. On trouvait dans les villes une politesse efféminée, le sigisbéisme, le goût de la bonne chère et du bien-être. La censure entravait là presse, qui produisait bien peu. L’agricultüre attirsit l’attention des gouvernements et des savants, mais elle était enchaînée par les fidéicommis et les mainmortes. Les nombreux couvents secouraient la mendicité, et peut-être Paugmentaient par des aumônes distribuées sans intelligence. Les taxes étaient légères; mais il faut moins tenir compte de la somme des contributions que de leur emploi dans l'intérêt de la nation.

Si un petit nombre de personnés lisaient les livrés des encyclopédistes, si d’autres donnaient leur nom aux’ loges maçoniques, la plupart se plaisaient à une existence tranquille et agréable ; on désirait des améliorations, mais on ne les voulait pas fortement, et les innovations de Léopold, comme celles de Joseph IT, furent mal accueillies, même en ce qu’elles pouvaient avoir de raisonnable.

Après la mort dé ce dernier prince, les Lombards firent entendre des plaintes. L'empereur Léopold, qui avait de bonnes intentions et ne redoutait pas la vérité, invita chaque ville à lui envoÿer deux députés; or, indépendamment d’une infinité de demandes qui tendaient pour la plupart à abolir les innovations, elles réclamèrent d’accord le rétablissement de la congrégation générale de l'État. L'empereur y consentit, en leur accordant le droit d’avoir un député à Vienne et de surveiller les dépenses. Le beau système communal bouleversé par Joseph IT fut rétabli, et l’on rendit aux municipes le droit d’inspection sur l'impôt, sur les subsistances, sur les routes, sur la salubrité et la police urbaine.

Du Tillot gouvernait à Parme avec prudence et habileté, au nom de l’infant Ferdinand, contentant à la fois l'Espagne et la France. Économe avec magnificence, ferme avec douceur, il savait s'arranger pour que les faibles revenus dont il avait à régler l'emploi pussent suffire non-seulement aux besoins, mais encore à la splendeur du duché. Son projet était de faire épouser à linfant Marie-Béatrix, héritière de Modène, ce qui aurait constitué un grand État dans ltalie centrale; mais c’en fut assez pour lui attirer la haine de lAutriche, qui maria Béatrix à l'archiduc Ferdinand, et donna à linfant Marie-Amélie, autre fille de Marie- Thérèse. Belle, active, résolue; elle sut, à l'exemple de ses sœurs, dominer l'esprit de son époux plus jeune qu’elle,et s’affranchit des entraves que l'étiquette espagnole mettait à ses plaisirs. Le duc, jusque alors dévot, se plongea dans la débauche et s’entoura

Parme.

de libertins; cette conduite eut pour résultat un grand désordre dans les finances, et comme du Tillot se permit des représentations à ce sujet, on commença à le voir de très-mauvais œil (4). La duchesse avait refusé aux ministres de France et d’Espagne certaines distinctions d’usage. Charles III s’en plaignit; Louis XV écrivit au duc, pour le blâmer ainsi que sa femme, et lui enjoignit, du ton qui convient à un aïeul, de rétablir le cérémonial sur l’ancien pied, d’éloignec la mauvaise compagnie qui, l’entourait, et de s’en rapporter sur toutes choses, pendant quatre ans, à du Tillot, dont il faisait l’éloge sans réserve. Il envoya même, pour le surveiller, M. de Boisgelin, en même temps que l'Espagne lui dépêchait dans le même but M. de Rivilla. La cour, tout adonnée aux plaisirs, se remplit d’intrigues. Les infants ne : >uvaïent sc résigner à cette humiliation, et ne dissimulèrent pas leur haine pour du Tillot, qu’on leur imposait comme un tuteur; de sorte que la France et l'Espagne furent obligées de lui donner un successeur en le comblant des marques de leur satisfaction (2). ELLTE Il fut remplacé par M. de Llano; mais Marie-Amélie feignit d’être malade pour ne pas le voir, et, mettant de côté toute étiquette, au lieu de recevoir les grands, elle n’admit auprès d'elle que des personnages subalternes, tandis que son mari se livrait de nouveau à ses bruyants plaisirs. Le roi d’Espagne s’adressa à Marie-Thérèse pour qu’elle mt fin à la conduite violente et inconsidérée de sa fille, et Joseph IT la menaça même d’un monastère;

(1) Ces faits, sur lesquels les écrivains italiens ont gardé le silence, sont rapportés par Schœll,

(2) Voici quelques renseignements statistiques concernant l'administration de du Tillot :

Dans les 22 dernières années, le trésor avait encaissé 78,853,788 liv. tourn.

Et dépensé... ....... 000000000000 78,729,896 Il restait. ....., 123,892 Les revehus de l’infant, au moment où du Tillot en prit l'administration, montaient à..,.,.,.,,..... + 1,526,072 Il les avait portés à....,.....,...... Es ra 3,014,317

Cet accroissement résultait :

Des impôts nouveaux et de l’augmentatica des anciens. 757,735 Des économies dans la perception. ...,..,........... 730,510 En y ajoutant ensuite les pensions que l’infant tou- = Chait des rois de France et d’Espagne, ainsi que le produit des commanderies espagnoles , la recette s'éle-

vait à...... set RARE NS APP NE OR LR 3,794,061 La dépense à... doses 6 ble + 3,269,673 Ce qui laissait tous les ans un fond de caisse de... , 524,388

mais lin lorno, pt correspo et de Fre contrain qui, harc à se reti sément Ferdi n'avait mait q vulgaire Naples « ger de la claus greffait ainsi VI . Caro tions de du pac donnan auquel tête de non po souciar reine 6 bonnes exciter d’espéi lois. M qui re munal arts el l'indu:

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