HISTOIRES PARTICULIÈRES ET CRITIQUES. G
avec diverses continuations et dissertations sur les antiquités du moyen âge, est d’une importance majeure. Philippe Argellati, qui présida à l'édition de ces ouvrages, compila .en outre la Bibliotheca. Scriptorum Mediolanensium, iravail de pure patienceet qui n’est pas complet (4). D’autres voulurent tirer des do-
cuments certains principes et un récit coordonné, comme le
firent Verci pour les Ezzelins et la marche Trévisané ; Maffei pour Vérone; le père Irénée Affo pour la ville et le duché de Guastalla et Parme, avec beaucoup de critique et un style né-
* gligé; pour Milan Pierre Verri, qui fit servir le récit à la dé-
monstration de théories préétablies. Joseph Rovelli, dans ses Discours préliminaires à l'histoire de Côme, jeta un coup d’œil sur la condition générale de l'Italie. Le chanoine Lupi proclama, dans le préambule du code diplomatique bergamasque, des vérités qui ont été adoptées depuis.
Le chanoine Rosario de Gregorio, de Palerme, publia les écrivains arabes et les inscriptions cufiques relatives à la Sicile ; après la mort de Blasi, qui composa l’histoire civile de cetteîle, il fut nommé
‘ historiographe , et sut associer l’érudition et la critique dans son
Introduction à: l'étude du Droit public sicilien, ainsi que dans ses Observations sur l’histoire de ce pays. Dominique Scina , son compatfiote et son élève, physicien et mathématicien habile, écrivit avec érudition l’histoire littéraire ancienne et moderne de son île natale; Napoli Signorelli retraça, dans un livre passionné, les vicissitudes de la littérature et de la science dans les Deux-Siciles.
Le Maiïtais Joseph Valla se fit un triste renom en publiant le Recueil diplomatique de Sicile sous le gouvernement des Arabes (1789); c’était la traduction de documents. découverts par lui dans l’abbaye de Saint-Martin de Palerme, et qui traitaient de la domination arabe et normande, au préjudice d’une foule de droit: b:coniaux, avec des lettres de Robert Guiscard et des Rog-: ‘ju: réservaient beaucoup de priviléges royaux. On décou ri: bientôt que tout n’était qu’imposture, et le faussaire, condamné à plusieurs années de prison, dut encore rembourser au trésor les sommes dépensées pour l’impression.
(1) 9 l'a acrusé d'avoir été le plagiaire de Jean André Irico, de Trino , son collègue à la bibliothèque Ambroisienne. La même accusation de plagiat a été dirigée contre Beccaria à l’égard de Verri , contre Foscarini à l'égard de Guzzi, contre Denina à l'égard de l'abbé Costa d’Arignano. On a dit aussi que Savioli n'aurait été que l'éditeur des Amours, ce qui fut répété per Monti au sujet de la Bassvilliana. Ce sont là les dernières ressources de l’envie quand elle ne peut nier le mérite.
Le Piémontais Charles Denina, ayant attaqué dans une :comédie les méthodes d'enseignement, fut expulsé: de sa chaire par les jésuites ; et:acquit ainsi de la réputation; Sés Révo/utions d'Italie, quele roi Charles-Emmanuel IT voulut faire imprimer malgré la censure, sont la première histoire complète de ce pays, Mal racontée, maisexacte dans les faits, elle offre assez de pénétration dans la manière d'envisager les causes et leurs conséquences; pleine de digressiôns, selon l’habitude du ternps, elle ‘est plus religieuse et moins philosophique que l’époque ne le comportait, François Settimani fut persécuté par Cosme IIT ét relégué dans divers lieux; pour avoir écrit plusieurs choses contre les Médicis et’ fait imprimer à Cologne les histoires de Varchi et de Nardi. Banni à perpétuité de la Toscane, il demanda à y rentrer après trente ans d’exil ; il obtint cette grâce en 4744, et c’est alors qu’il écrivit la chronique des vertus et des vices des Médicis, dont il parle avécune acrimünié scandaleuse; ce travail resta inédit. Le grand-duc Léopold chargea Riguccio Galluzzi d'écrire l’histoire de la principauté Médicéenne, mais surtout afin qu’il ex. posât les querelles avec la cour romaine ; il lui fit ouvrir les archives.
Charles-Antoine Marin, Ge Brescia, choisit un fort beau thème dans l'Histoire civile du Commerce des Vénitiens (1798); c’est un ouvrage imoortant et riche, bien qu'il ne soit pas toujours exact. Jacopo r'iliasi, auteur d’un ouvrage intitulé : Dei Veneti primi e secondi, donne, à l'appui de l’histoire, des observations géographiques et naturelles, auxquelles il en ajoute d’autres sur le commerce ei les arts de Venise,
Melchior Delfico, dont nous avons déjà parlé, soutint, en s’efforçant d’éclaircir les antiquités d’Adria Picena, que l’ancienne civilis:tion italique avait été indigène; que les Tyrrhéniens et les Pélasges n’étaiént qu’un seul et même peuple. Dans sa préface de l’Histoire de Saint-Marin (1805), il avait dit que l'histoire est « contraire aux progrès de la morale en nous faisint toujours voir les annales de la vertu en disproportion avec les volumineux journaux du vice et de l'erreur ». Il développe ensuite cette thèse dans les Pensées sur l'incertitude et l'vutilité de l'histoire (1806), où il répète les objections de l’école encyelopédique contre cette science. Il à laissé inédit un Æssai philosophique sur l'histoire du genre humain, où, admettant la s0ciabilité comme naturelle, il recherche, d’après des idéss générales assez solides, les premières forines civiles , la formation des gouvernements et l’origine des cultes.
Br.
oLe:P; Musique:; testant le d'Église, i enêtrele ‘Le ma de Cosme casion de inachevé, latin élége crivit da combattu volumes ( cité par cé sans pren lui adres seph IT »
cette fa journal de était dédi Marco sa vie, ot il fut env.
pleins de cour de V.
Littératur cuments,
(1) « J'ai Cet ouvrage iroduction « prince quan y découvre prineipalemi à Vienne, d autres libére la cour entr.
les profusio:
altérèrent le triche que, Auguste, le qu'avaient « plaies qui f’
(2) Fartar ouvrage, nc