GUERRE DE LA SUCCESSION D’AUTRICHE
28 juillet,
13 septembre.
22 mal.
1745, 8 janvier.
Décembre,
ë décembre.
1745, 20 janvier.
8 scptcmbre.
Saæons; la Hollande suivit l’Angleterre, comme la chaloupe sui. un vaisseau de ligne (1), et le pays fut ruiné, tandis que les Espagnols et les Français faisaient en Italie de belles et inutiles expéditions. |
Afin de chasser Lobkowitz des légations qu’il dévastait, Gages marcha contre lui avec les Espagnols, et s’unit à l’armée que la France et l'Espagne envoyaient au secours de Gênes. Cette république avait déclaré la guerre au roi de Sardaigne pour le marquisat de Finale, que lui avait vendu Charles VI, et que Marie- Thérèse venait de donner à Charles-Emmanuel , sous le prétexte qu'il en avait besoin pour se mettre en correspondance avec les puissances maritimes; mais soixante-dix mille ennemis, réunis contre ce prince, prirent Tortone, Plaisance, Pavie, Asti, Alexandrie, Casal, le battirent à Bassignana, et don Philippe entra dans Milan. Charles-Emmanuel, ayant réparé ses pertes pendant les négociations qui furent entamées, battit les Français , et les contraignit de repasser les Alpes ; il occupa Savone et Finale. Gênes épouvantée ouvrit ses portes aux Autrichiens , commandés par lé marquis Antoniello Botta Adorno.
L’Angleterre aspirait à se venger du mal que lui avaient fait les Français en soutenant le prétendant en Écosse, et les Autrichiens, pour la seconder, s'étaient avancés vers la Provence, lorsque leur brutale conduite à Gênes irrita contre eux la multitude; le peuple se souleva et lés chassa après en avoir massacré un grand nombre (2).
Charles VII, retiré à Francfort dans l'espoir de vivre en paix dans cette ville où il avait reçu cette couronne source de tant de maux, y termina ses jours. Son fils se réconcilia avec Marie- Thérèse, qui lui restitua ses États à la condition qu’il donnerait son suffrage à François de Lorraine, et reconnaîtrait le vote électif de la Bohême. Ce dernier fut élu empereur en présence de l’armée autrichienne. L'histoire a peine à suivre ici tous les détours de la politique européenne. L’Angleterre et les états généraux de Hollande, se plaignant que l’Autriche agissait peu duns une guerre qui n'avait été entreprise que pour elle, menacèrent de traiter à part avec la France. Marie-Thé-èse , avec cette obstination que le succès seul justifie, refusa tout arrangement ; déclarant que sa conscience lui défendait de rien céder de l’héritage de son fils, dont elle avait juré de maintenir l'intégrité , elle fit
(1) Toutes expressions de Frédéric If.
(2) Voy. ci-après, ch. XX VIII.
alliance avec la Russie et la Pologne, au détriment du roi de chaloupe sui, Prusse. En cffet, la Russie, qui pour la première fois prenaitune sue. is que les Es- US part directe aux événements de l'Europe méridionale, envoya au etinutiles ex- M secours de l'impératrice trente-six mille hommes vers le Rhin.
(Ù Cette irruption, qui effraya l’Europe , la rendit plus disposée à la vastait, Gages M paix, qui fut conclue à Aix-la-Chapelle ; elle eut pour base la raie œ'aic-a-