PAIX D’AIX-LA-CHAPELLE
’armée que la restitution des prisonniers et des conquêtes faites tant en Europe nes. Cette ré- | que dans les Indes. La France rendit en conséquence à don Phiaigne pour le lippe d’Espagne les duchés de Parme, de Plaisance et de Guas- , et que Marie- talla, Les nouvelles acquisitions faites par le roi de Sardaigne ous le prétexte | du Vigevanasco, d’une partie du territoire de Pavie , du comté lance avec les d’Angera, qu’il avait obtenu de Marie-Thérèse par le traité de nemis, réunis Worms en 1743, lui furent confirmées. Le Tessin devint ainsi ligne
Pavie, Asti, frontière depuis le lac Majeur jusqu’au Pô. Le marquisat de Fidon Philippe nale resta aux Génois, qui, de même que le duc de Modène, aré ses pertes à furent rétablis dans leurs anciens droits; ceux qui élevèrent des attit les Fran- 9 prétentions sur ces différents territoires adressèrent au congrès
18 octobre.
ccupa Savone (A des protestations, qu’il enregistra, et dont il s’embarrassa peu.
Autrichiens, 4 L’Angleterre avait voulu maintenir réquilibre, grâce aux sub- 10. "A sides qu’elle payait à la Russie et à l’Autriche ; elle eut ainsi la ui avaient fait 5 direction de la guerre, fut l'arbitre de la paix, et persuada au , et les Autri- monde que son intervention était une nécessité. On reconnut,
la Provence, eux la multivoir massacré
d’une part, la pragmatique sanction ; de l’autre, la succession de la maison de Hanovre au trône d'Angleterre. Le duché de Silésie et le comté de Giatz restèrent à la Prusse, ce qui brisa l’unité | germanique en établissant une puissance qui , rivale de l'Autriche vivre en paix et n’ayant pas d’anciennes alliances , devait chercher à s’en yrosource de tant 7 curer de nouvelles, c’est-à-dire bouleverser celles qui existaient ia avec Marie- (déjà.
qu’il donnerait 4 Marie-Thérèse, élevée par son père dans la prétention de le vote électif | posséder la monarchie sans partage, la considérait comme un nce de l'armée dépôt qu’elle ne pouvait laisser amoindrir; aussi, bien qu’elle es détours de dût tout à l’Angleterre, lorsque l’ambassadeur de cette puissance 5 généraux de $ demanda à lui présenter ses félicitations au sujet de la paix, elle peu duns une ‘‘# répondit que ce devraient être plutôt des condoléances, et qu’il enacèrent de A pouvait en conséquence lui épargner cet entretien. ec cette obsti- La paix d'Utrecht avait laissé la France grande encore après ngement ; dé- tant de revers, et lui avait assuré ie trône d’Espagne ; celle d’Aixr de l’héritage la-Chapelle, après tant de victoires, ne lui procura d’autre avanégrité, elle fit tage que de recouvrer le cap Breton , et, au lieu d’anéantir l’Au- 4 triche , elle la rendit plus puissante que jamais. L’Angleterre prit une haute opinion de ses forces en voyant que
la France ne pouvait marcher son égale ni pour les finances, ni pour la marine mais elle ne pouvait rivaliser avec la France pour les armées de terre. Les grands États restèrent convaincus qu’ils pouvaient se faire beaucoup de mal, mais non se détruire. « Depuis que l’art de la guerre s'est perfectionné, depuis que la politique a su établir entre les princes un équilibre de puissance, les grandes entreprises produisent rarement les effets qu’on semblerait devoir en attendre. Des forces égales des deux côtés et l’alternative des revers ét des succès font qu’à la fin de la guerre la plus acharnée , les ennemis se trouvent à peu près dans l’étar où ils étaient avant de lentreprendre. L’épuisement des finances finit par &:=ener cette paix qui devrait être l’œuvre de l’humanité, non de la nécessité (4). »
Mais chacun comprit que cette paix ne pouvait être durable , parce que les puissances ennemies, toujours fortes, restaient avec leurs ressentiments.