PHYSIQUE
les attractions et les répulsions des corps électriques varient en raison inversé du carré des distances ; que les corps isolés chargés d'électricité la perdent selon une prete déterminée ; enfin que toute l'électricité réside dans la superficie , ot qu’elle ne pénètre jamais à l’intérieur.
Pendant que les savants se livraient à ces études, elles étaient pour le beau monde un sujet d’amusement; l’ivritabilité hallérienne et l'électricité défrayaient toutes les conversations. Chacun voulait avoir éprouvé la seçousse, et cette récréation coûta la vie à plusieurs personnes. Victor-Amédée se plaisait à répéter avec Gerdil les expériences de Nollet; les matérialistes s’en faisaient un argument pour expliquer à leur gré ce mystère qu’on appelle l’âme.
L’électricité paraissait un de ces nombreux sujets isolés,et qu'on ne peut étudier que dans les rapports intérieurs; mais le contraire fut démontré par Alexsndre Volta, de Côme , qui devait peu à peu, à l’aide d’expérieuces ct sans f: andes théories, arriver à le plus haute découverte, Il ir’enta d'abord l'éectrophore perpétuel , ensuite le candensateiir ; puis , en assuciant celui-ci aux élecéromètres de Gav:1'1 et de Saussure, il en obtint un plus parfait. Armé de ces apr arei:s , il porta ses investigations sur l'électricité atmosphérique, et rechercha comment se forment la grêle , les aurores boréales et autres phénomènes météorologiques; mais il ne joignait pas à l'exactitude de l’expérimentateur assez d’élévation philosophique pour établir des doctrines précises et prétendre à une rigueur mathématique. Jar..ais il ne rapporta à leur véritable théorie l’électrophore et le condensateur ; il ne vit pas la véritable cause pour laquelle l’électricité se développe ou non dans l’évaporation de l’eau, et ses deux hypothèses n’obtinrent pas la sanction des faits,
Sur ces entrefaites, Louis Galvani remarqua, à Bologne, un mouvement muscui»::: dans les grenouilles mortes qui se trouvaient sous l’action d'an conducteur électrique au moment où il se déchargeait. Anatomiste, et non pas physicien, il se persuada qu’il existait une électricité animale différente de l’autre, et tour à tour positive dans les nerfs, négative dans les muscles. Le monde le crut ; les matérialistes espérèrent que l'agent physique au moyen duquel les corps extérieurs agissent sur le cerveau était découvert, et que les mystères de la sensibilité allaient se trouver révélés. Les philosophes créèrent des systèmes pour expliquer le
fait; mais Volta, renouvelant ses expériences, se douta que les :
parties animaes étaient seulement passives, et que les métaux
Per
Galvant.
DIX-SBPTTÈME “ÉPOQUE.
opéraient sur’ellés éommestitmilant'étéhieur: il Varia ni5dés d’expérimentations écésta es mustlés et°165 nef” “éUxquels it éubstitua des feutres qu'il plétu'éñtre des”diiqués 46 cuivté e de zinc; et'ilien obtint-les phénonènes éleétriques 1 multiblia cés couples ‘métalliques ;'et ainsi'se trouva fbrinée la pile so nom, Pinstrmént le plis püissant'e l'analyse Volta survécüt près de‘tréhte ans as&" découverte ‘Satis y” fièn ajouter, sanë nêmié l'appliqüer: Pendañit ce témmps Ritlet, Carlisle Davy, l'employaiént à'ln déconpobfion dé l'O
Peku. ‘et à chimie pt un nouvel essor." "01 "1 HORDE 29"
saient sentir dans f médecine, éhtratñée par ‘dES ÿstèmes qui
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Silvio; mécanique
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et chimiqu la médecin HAST. !
MÉDECINE. 721 dica vera (1707 )est la plus opportune, et la véritable physio-
: logie consiste non pas à appliquer les doctrines physiques à l’ex-
plication des changements corporels, mais à développer les lois et l’organisme selon lesquels s'effectuent les mouvements vitaux. La matière du corps se corromprait s’il n’en était garanti par l'âme, qui fait vivre le corps non par sa simple union avec lui, mais par une action mécanique, c’est-à-dire par l’expulsion des matières épuisées et l’assimilation de nouvelles substances. Dans l'exercice de ses fonctions vitales et nutritives , l’âme opère comme dans les passions violentes quand elle ne réfléchit pas à ce qu’elle veut, et qu’elle est uniquement préoccupée d’atteindre à son but. Les organes sont les instruments de l’âme; mais il suffit d’en avoir une connaissance générale, et les faits anatomiques fournissent peu de lumières au médecin, qui doit, au contraire , étudier les mouvements et les causes finales ; il apprendra ainsi que la maladie est une lutte pénible de l’âme contre les causes morbifiques. Si la lutte se passe régulièrement, le médecin se renfermera dans une prudence expectante (Ars sanandi cum expeclatione); sinon, il recourra aux moyens que l’expérience a enseignés comme propres à modérer ou à provoquer les réactions médicatrices de l’âme.
C'était là un produit des philosophies de Descartes et de Malebranche ; mais lorsque Leibniz objecta que l’âme immatérielle ne pouvait agir sur le corps que par des moyens mécaniques. Stahl éluda la difficulté en supposant que lâme était quelque chose de matériel. Nous pourrions lui opposér les effets organiques qui apparaissent même dans le règne végétal, et qui ne peuvent être répétés par une âme, dans le sens ordinaire de ce mot.
Ainsi, tandis que les sectateurs de Boerhaave soutenaient que la nature vivante était assujettie aux lois de la physique , les physiologistes s’en tenaient à cet animisme et discréditaient les explications mécaniques et chimiques, d’autant plus que Stahl déduisait des pratiques rationnelles de ses prémisses chimériques. En Angleterre, où la plupart des médecins suivaient l’empirisme de Sydenham, les iatromathématiciens s’aperçurent que certain ordre de faits échappait aussi aux calculs de Newton; ils se flattèrent donc de ramener par l’animisme les forces physiologiques et pathologiques à un centre unique, comme Newton l'avait fait pour la force physique.
Ainsi naissait la lutte entre les anciennes théories et les nouvelles, entre le système psychologique et le système mécanique et chimique , dont les uns matérialisent et les autres spiritualisent la médecine.
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DA SD are ne > l'ORRBAERIE
192 piX-SEPTIÈME ÉboquE.
Le piéthiéf qui là souifit à Une lütéé plus approprié à 4 nature FÜt' Wie Hat, dé Hallé, dônit 18 solldistne 6rganiqué répoha 4û systèthé dé Lelbniz Ait 4fbve les Roboës dé la matière jusqu'à léd égaler phééqiie aix füfces Itériéctiéllés. Clair ét prétié, poésédäñit uñé éfudition pêu Ainbitiéusé, sés idées fu rent Bénériléthont Héttéés ! dif éfdue on ÿ réléhit, on &ént que là basé ‘rhafique K Se$ ploposliüfis. Le EF p8 Hal, Sélôn lui, etérbé 84$ moliVarenté au Hiÿén dé féicéé tHélériellés gui opèrent Véc hômibré, poids et mésüre : élléé s6ht Mécanidués, ét dépéhüenit dé fonhémeénts Mathématiques: quélffés-dhes nt une plis bah hctivité, Btâte à l'Amé #éitéhré , SUBstänce d'ühe finéssé ét d'Uné éfiétgié Singulietés, éthét uhivétsélléfhent rébañdu, qui sé louve Sépaté du Sang, Suttout dans le cerveau, et donné origihé à tous les fouvéménts et à l’âction dés organes animaux. + | En attribuant tout À l’amè séhêitive, 1 réfutait Stahl, qui attribuait Loût à l’Athé ratiohfiélle, satis Voir qué lésiñériies raisons ren- Versént 84 théorié, sal qué Pine de Stähl apète sut la machine avec réfléxion, et la Slehnie par des lois inaltérablès ; fhäis, cornme là philosophié d'alors tépüdiait cë qui était surnaturel, on récônnäissait dans tés corps l’éxistence d’üh principe qui n’est ni matière Ni Aïné : 11 présidé à la foriiation ét aux opérations dés ofganés, À l’aide d’Unié fuissancé, d’uné chimie, d’une mécatiqué éntiéreniént à fui, ét qu’üh appela force vitale. L’existencé én était inÿstériéuse : il Süffisaît de l’étudier dahs ses cfféts sensibles. Les ékpériéhicés sé mültipliérent sût l’existénée ét l’influence de ce fuidé qui circulé dans lés nets, et plusieurs médecins en Îta\:é adoptèrent aussi 1e Mécanismé d’'Hoffinanh. Géorge Baglivi, dé Räguse, qui'suiVit lés idées dé gtahl sas le nomiier, arriva âu sôlidismé , après avoit démontré les erréurs de la chimiatrié. N voudrait quélés fnéningés Mibsent l’élémént dé tous les orgäñes ; 1 attribüaît AIN à ün organe sécondairé les phénôthènes de l'éconbiiié añtiñalé, et donnait à la dure:lère Une puissance d’impulston indépéndänté et Presqté éxclusive : tant on äVait alors là manie de déduiré d’üñ principe unique les phénomènes orgàniques. N divisa dünc lès muladies én trois classes : célles où les solidés ont ün énergré EkcessiVe; célles où ils en ont peu ; enfin celles où il y a exubérance dans les uns et télächement dans les autres. Ces théoriés Manquaient de précision ; mais elles donnaient Occasion à ces vues élevées sans lesquelles on n’émbrassé pas l’en- Sémble d’uné Ssciéncé.
La force particulière des fibres, agissant indépendamment des
‘ Lütsanne, ‘4
esprits Vita réduite ëh” | Bernt ‘è Boéthaäve.
les otgähies samiment, 6 d'la Volonté brant’conri qué, Pussé) gliôns ; au prouvé par müller.
[l'appela coPpS aftima niait l’ivritat tion; d'Hutre tribuées. L'
rer 4ppliq hallérienne ciennes hypc tion des obse Lés ‘hallér se trouve pa plus irritable ne différaién la volonté. O tabilité indé) ceuxcéi n’inf Guüiltaume à un vérital linflammatic l'Irlande, cé dépendre les dar:ss toute l pathôlogiste: tenant-que 1 corruption q salubres ou fluides, susci dynamisme Biéhat jai
'MÉDÉGINE. 723 esprits Vitaux, déjà admise par quelques-uns comme hypothèse, fut réduite êh” sYÿstêmé, ‘dit de Pirrifubilité, par Albert Haller, de Bernë, ‘éb fut le dérnier coup porté aux théories mécaniques de Botthaäve. À la suite de longues expériences, il trouva que, dans les otgahies garnis dé fibres musculaires, lirritabilité agit incessatimént, ét il en exclüt les nerfs, dont la force est subordonnée d'a Volônté. 1! nià que ceux-ci transmissent les sensations en vibrant' ohime üne torde de clavecin, attendu qu’ils sont mous et qué, Pusséntils Oscillèr, ils én seraient empéchés par les gangliüns; au contraire, il ÿ admet ‘un fluide vital, qui paraissait prouvé pat les expériences de Hill, de Lœvenhoeck et de Ledermuiler. j: | Ég Pecaé |
Îl'appela ‘ainsi observation sur les forces fondamentales du cotps añimal, ét les trois systèmes se trouvèrent én présence, L’un niait l’irritabilité, l’autre la sensibilité, un troisième leur distinction; d’hutres différaiént sur les parties auxquelles elles étaient attribuées. L'nsensibilité ‘des tendons fut soutenue par Tissot, de
‘ Lütsanne, Moscati, de Milan, et Borsieri, de Trente, qui le pre-
mer Hppliqua parmi les modernes, avec exactitude, Pirritabilité hallérienne à là théorie dé linflammation, en écartant les anciennes hypothèses dé Pobstruction, et en exposant sans présomption des observations excellentes.
‘Lés hallériens s'étaient fondés principalement sur ce qu'il ne se trouve pas de nerfs dans le cœur, qui pourtant est l’organe le plus irritable ; mais Antoine SCarpa les y montra, et fit voir qu'ils ne différatént en rien, pour leur structure, des muscles assujettis à la volonté. On hé pouvait donc conclure que le cœur eût une irritabilité indépendante des nerfs cardiaques, mais tout au plus que ceuxcéi n’influétit en rien Sur ses mouvements.
Guillaume Cüllén, professeur d’Édimbourg, après avoir ramené à un véritable système létudé dés nerfs, fit dériver la fièvre et l'inflammation des altérations de l’irritabilité. De l'Écosse et de Pirlande, cétté doctrine, qui exclut les maladies humorales et fait dépendre les phénomènes dé l'a Vie de la force nerveuse, se répandit dar toute l’Europe. Le Toscan Vabca Berlinghieri appartient aux pathôlogistes solidistes, bien qu’il réfute en partie Cullen, en sou tenant que les humeurs circulantes ne peuvent êtres soumises à la corruption qué hors des vaisseaux, et que les altérations des corps, salubres ou nuisibles, viennent de là réaction des solides sur les fluides, suscitée par une nécessité physique : acheminements au pur dynamisme et à l’excitabilité des modernes.
Biéhat laissa en mourant, très-jeune encore, trois ouvrages ca-
Haller.
Bichat.
sen er. LE 18 nat quniiee-triminre 3 DO TE EDR ANT MR RE er RE OT EU EC © sait. APE
724, DIX-SERTIÈME, ÉPOQUÉ.
pitaux : les Recherches physiolügiques sur da via et lai mort; \'4; natomie' générale appliquée à \la physiologie el:à la médecine, et un Traité d'anatomie descriptive, non terminé: Il distingue: la vie animale ét la Vie! végétativé ou’ organique; et prétend: établir la phÿsiologié sut I4''théorie dés propriétés vitales; voulant qu'il yait entre les phénômèriés vitaux et les phénornènes physio-chimiques non-seulement de la dissemblance, mais encore de l'opposition: He) que cette” doétrine ‘né puisse se soutenir, sés observations aur les agoñisants, où ît'élidia la mamière donticessentles fonctions dés deux Vies, sont dan l'extrême ‘intérêt! Dans l'anatomie générale,'il réduisit èn science l'istologie. humaine. : : 1:14
Bordéu ne ‘suivit pas Stahl'piéd à piëd; mais il établit. ie dus dements de 1 vitalité dans l'organisme, en ouvrant la voice à l’é- Cole physiologiqué; qui grandit ensuite! :en: France :‘«1Le Corps animal, dit-il, résulte d’un ensemble d'organes etide: parties qui conspirent au même but : ainsi la vie qui en dérive est l’ensémble dés/vies spéciales dés organes particüuliers'; leur!mutuelle harmonie donnera l'état ‘normal; une disproportion ‘produire l'état
"morbide. Le cerveau; le cœur, estomac; sont: les trois fondements de Ta'"vie; lé ' pathologisté doit donc pôrterison’ attention sur: les
fonctions dé ces’ ‘organes, sur leurs vices etleurs-perturbations, » Bordeu dévança ainsi Brotssaisi Le: pouls est considéré - par, Bordeu commé l'indicateur infaillible ‘des accidents les plus: partiouliers, même du siége et de la qualité ‘de l’érgane ; malade, ainsi que de l’émonctoiré’ à ouvrir à la Matière:morbides:1: 01 « ‘Bätthéz réporta li médecine vers lé principe vital, parce qu'il voyait partout des forées sénisitives dès forces toniques ét des forces motrices. Oppôsé’aux inécahicièns etaux animistes, il veut queles corps'Orgañisés ébiént fiourvüs de’‘orcds propres, réglées par des
lois spéciales ‘et'äitférentes, les udesmiotrices;:18s autressensitives.
Les forcés ‘sénitives sont, de! leur nature)! activesy spontanées, et l'impression reçue! par fés0rganus n’en'est.que Foccasion:elles.ont üne inflaëncé inexplicable, mais-certaine, sûr les forces motrices. L'action ‘dés médicäfnénts ‘vient dusmouvenentoimprimé à, çes
‘forces ; la chialeut raturélle eébtproduite par cémouvemént; la santé "est l'exercice régulier. des forces) vitale”; étla: maladieinésuile de
leur défaut d’équilibre. piiqo'h etalo"h 15700 Les découvertes sérienséset la mode, de son: côté donmaient naiséänicé à de nonvenux syétètnes.: Lorsque :larebimie-se fut, renouvelée, lléhimiatrie) reprit vignes léto lon -prélandit faire sérvîr cett® Sbience de hase”à da-théorie ‘des maladiésset des:médicaments ; mais, bien qu’elle éclairât l’action de la nature sur les
êtres vivants prétendre:]
° Les prog soutenir lei cyclopédis ?
moquant de:
favorisa l'hy théories:
L'ouvrage l'homma) es le physique, « Avec un courageux ÿ) prévoyante, ment, com le tembpéran bitudes5!
5 Lorsque quérent à la réservait: à” ‘beaucoup; 8 tireroparti:d et qu'il suffi
-trisées, D’au
‘ralysie,/eñr d La croyar lement'chez
“aux maladie
les jénsénist -de YOratoire P.''Gagsner, ‘supposa l’œ les: livres d'e issant am
“sèssi. L'évêc
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moyen d’eff :15Getté phi
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qu'il forces geles x des tives.
es et »s Ont rices.
à,çes santé te de
aient k,refaire méir les