‹ Histoire universelle [microforme] (volume 5)Chapitre 24 sur 245 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les événements que nous venons de raconter nous ont fait connaître Frédéric I de Prusse. D’une petite stature et laid, doué d’une grande mémoire, de pen d'imagination, il ne recherchait guère, à l'exception de la table, les plaisirs du corps, mais beaucoup ceux de l'esprit; ik se plaisait encore aux traits piquants et aux satires. Logicien avant tout, il ne savait saisir ni la beauté de l’art ancien , ni la profondeur de la science moderne. Il aimait ses parents, fort peu sa femme, et peut-être n’eut-il d'amour pour aucune autre; il eut des amis, et non des favoris, les traitant sur le pied de l'égalité, et sachant se servir d’eux au besoin. Il faisait profession de détester l'affectation et la feinte; mais ; tout en se donnant un air de franchise confiante , il ne se faisait pas faute de dissimuler et de feindre. Les contrariétés domestiques qu’il eut à subir dans sa jeunesse avaient émoussé en lui la bienveillance ; aussi, avec l’âge mûr, les sentiments doux firent-ils place chez lui à lacrimonie, et, à la fin de sa vie, il se tint renfermé et solitaire, Sa force de volonté le faisait réussir, et il

(1) FRéDéric IL, Histoire de mon temps.

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