ANATOMIE
tence * l’air dans les cavités internes du squelette des oiseaux; il sig uaia aussi les variétés naturelles de l'espèce humaine, et les caractères tirés de la conformation des os de la tête. et de l'angle facial, règles d’après lesquelles Blumembach classa ensuite les races humaines, Tylor fit de belles obsprvations sur la structure de l'œil et sur la cataracte ; l'Écossais Hunter, sur lutérus dans l’état de grossesse. Bianchi, de Turin, opposé à Haller, étudia le foie, et engagea à ce sujet. une controverse avec Morgagni. Malacarne, de Saluces, porta son attention sur le cervelet humain, et reconnut l’un des premiers l'importance de l’anatomie comparée, science à laquelle s’appliqua également Jacques Rezia, professeur à Pavie. L'école pratique! de chirurgie fut instituée dans cette ville par Antoine Scarpa, du Frioul, Il seiliaà Paris avec Vicq d’Azyr, le fameux lithotomisté frère Côme, loculiste Wensel, à Londres avec: les deux Hunter, avec Pott, le prince des chirurgiens, et il observa les injections opérées alors dans cette capitale sur les sujets lymphätiques. Les gang'ions nerveux, les hernies, les organes de la vue et de l’ouje, furent l’objet de ses études particulières ;; il.écrivit mervéilleuse-
ment sur la cataracte, recommandant de l’abaisser au lieu de
V'extraire comme: on le faisait alors; on peut dire: que son traité sur les maladies des yeux fut le premier qui enseigna en Angle-
su des talents secondaires, Cuvier et Dupuytren l’admiraient, et il exerçalune grande influence dyns sa science.
Félix Fontana, qui écrivit sur le venin de la vipère, suggéra au grand-duc Léopold l'idée du musée physique de Florence, et il fut appelé en Autriche, pour établir celui de Vienne, dont on admire encore les sujets en cire.
Beaucoup de médecins, à la fin du siècle, continuaient les investigations physiologiques de Haïler, en se bornant comme lui à la structure visible des parties ; d’autres y associaient plus d'anatomie, en demandant à cette science les preuves de Pitritabilité. Les travaux de Sæmmering et de Monro sur le cerveau et la moelle épinière, de Vicq d’Azyr et de Scarpa sur l’ouïe et l'odorat, sont élassiques'en ce genre. Crüuikshamk et Mascagni s'ogcupêrent du système. des. vaisseaux lymphatiques, qu’on avait négligé depuis la découverte de Rudbedk et de: Bartolino; ils prouvèrent qu'ils existent dans tout le corps, qu'ils absorbent les liquides animaux, à l'exception du sang, êt qu’ils n’aboutissent pas tous âu canal thoracique. On publia, après la mort de Bartolino, son Anatomie à l’usage de ceux qui étudient la sculp-
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ture et la peinture, scsi ge le Prodrome de la grande anatomie, où il représeni: ::vc: exactitude, et de grandeur naturelle, toutes les parties du corps. :
Le système des humoristes allait toujours déclinant depuis que des découvertes anatémiques ét physiologiques avaient paru établir l’action vitale dans les parties solides, et en faire dépendre la circulation du sang ainsi que là sécrétion des humeurs. De là vint. le système. du docteur, Brown. d'Édimbourg , que, Christophè Girtanner répandit sur le opntinent,. en le, faisant, passer pour son ouvrage. La santé, selon Brown, consiste dans une quantité réglée. de forog ales dont. l'excès ou. le, défaut, produit les maladies, qui sont de deux ordpes seulement ; celles où il y a amas du principe irritable (sthéniques), et celles où il y, a épuisement. (asthéniqués) ; l'opium est, pour ces dernières le remède souverain. LE strass Aodtn à ll iléionate cree
Ce, système fut combattu par Hufeland, et Joseph Frank l'adopta, mais. non pas aveuglément;. observant, avec calme et circonspection, il donba, dans sa Méthode pour traiter les maladies de L'homme, de belles descriptions. et, une excellente introduction, à la pathologie et à la thérapeutique. On lui doit un cours; de. police médicale, service que, les, gouvernements .s’occupaient alors d'établir, et auquel. appartiennent les secours à donner, aux noyés. L'Anglais Gaodwyn, démontra que la, mort provenait, dans ce dernier cas, du manque d'oxygène ; puis Grocy perfectionna l’appareil. pour l'insufflation de l'air vital, On remédia aux inhumations précipitées en établissant les cimetières à découvert.et hors, des endroits, habités. Venel. introduisit dans le canton de Berne des, méthodes d’orthopédie.. Pasta, de Bergame, exprima le vœu que.la..philosophie, s'associAt, à l'art:de. guérir, dans son livre. Du courage; dans Les maladies, et dans le Gadateo (A), où iLtend à ramener les médecins à cette austérité de manières, à cette sagesse. de sentiments indispensables à celui qui approche l'humanité souffrante, 4 jvais jun oil
RESTE ET 19 HS ji b Usldisioe 41 8
(1) La Politique du médacin, par Alexandre Kuipp's ,Macoppe, professeur à Padoue, est un ouvrage du même genre ; il y expose, en cent aphorismes latine, les moyens et mêrne les sacrifices auxquels le 'médecih doit recourir pour’ acquérir du crédit. 11 commence ainsi : Omnis: médicina la Déo est: Ars nostra sine religione vel impia, vel nihil.:.:Sanctos venerare, religionem illustra, non obnubila... Impium horrendumque est æmulum invidumque virtutis Deum credere.
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sl 408 avtotritdl paf: nn AU AV Le on cd pr” (4 ‘Au milieu dés scandalauses misbrés doht l4 France eut À gémir soûs lle règne de ce Lobis XV, qui semblait 'résuinéer én lui l’i- Canard Hinagé tt le profond égoismé ‘du siéclé, ‘les yeux’ se tüutnaient aVèc amôué Vérs le dauphin. On sé plaisait à répéler ‘dé lui dés traits de bonté, dés mots caractéristiques. ‘Il! s'était amusé un jour à dessiner des jardins à des paläis magnifiques ; comme il entendait les courtisans à ‘en faire Véloge’: Leur véritable mérite, s’écriait-il, c'est qu'ils ne codteront rién'au peuple, Car ils né seront Jamais exécutés. 1 dvait dit à larbässadeur d'Espagne : Pour qu'un prince puisse gouter les" plaisirs de la table, il faüdrail qu'il Jt sûr que, dans té mémé jour, 'œu-
“un de ses sujets ne se couchera süh$ souper. Son père voulant
‘augrentér sa penéion, il Ini répondit ? J'aimerais thicux que les impôts fussent diminués d'autant. Pendènt unie ”clinsse, il" éVita dé passer sur un Champ ‘ensemeñcé, et comme les paysans Chantaient’ ses ‘louanges + Ces’ bfaves ‘ÿéns, dit-il, ‘nous 'favent gré même du mal que nous né'letr faisons pus: Lots dé la faissatice de son fils, ld ville dè Paris ayant déstiné 600,000 livres à un feu d'artifice ; il proposa: 'dé'tés emplôÿer plutôt a'dotér six 'cénts jeunes filles. Les férmiérs ét lès ‘récevêurs ‘généraux ajoutévent leüts ‘offrandés à cette somme, ‘et sept cent” s0ixnte-sélze rariages se firént én!'u# seul jour) ”indépendatment de céix'que Péxémple ‘dela éoùr fit doter ‘par d’äutrés' prihcés ét séiÿnéurs. + Le ‘dauphin était donc un! type de’ cétte phildnthropie ‘dont on ‘faisait alors“ ‘parade; mais ''elle’ avait’ pour base chèz lui Ja réligion, qui voyait diminuer de plus'én lis''lé: nômbré!des croyants. Il semblait donc fait pour réconcilier les gens pieux et lès philosophés, et° prometiré une ère" de Bonlieür, de morale, d'économie, de religion. mais.il, mourut à l'âge de, irénte-six ans; laissant trois :fils,.le. dauphin,le comte de, Provence. et le comte d'Artois, qui furent plus tard Louis XVE; Louis XVII et Charles X' , 4 AR \ Ve BIC TARA EE RATES ,,,, 0
L’ainé de ces princes avait été élevé dans des sentiments de piété étroite qui le rendaient timide, et lui inspiraient, selon les désirs de la du Barry, l'éloignement des hommes et des af-
ATI4.
194 DIX-SETMÈMÉ ÉPOQUE.
faires.. 11 ‘acquit: de Pinsteuction, mais non celle qui donne de l'énergie; il 86 ‘livrait à des travaux de maçonnerie et de serrurérié. “En traduisant la ‘vie de Charles T°, par Hume, il avait lu que ce ‘prince était moft Sur Pééhafaud” pour: avoir tenu tête:à {la révolte; il''en conclut qué lé moyen d’apaiser les
mécontents était d’user de condescendance. L'alliance de la'
France ‘et de l'Autriche, ce chef-d'œuvre dé Kaunitz, avait éié effectuée en dépit des répugnancés dé la nation, ‘qui se
rappelait l'éterhélle rivalité dé'ceité. puissance, és ‘déVaétations
du pays parlé Autrichiëné la captivité dé François It, 16 troubles
datphin:"Lôks des fêtes de’18ûr inatiagé !'ün" grand nombre dé péréoñnés péfirént paf un aécident étrange, a milieu de la fülile qu'avait /atiréé le Fou” d'artifice! le éhiffié n'est porté à ‘ris
cenité/par les uis ; À douze céfits pat les autres : déplorable hél’ catombé, dont on‘ né mañqua pas dé tirer des auglires sinistres. Märie-Thérèse inspirait à la future réitie dé France les Sehtifnents' hautäins ‘dont 'élle-niêrné était ahirmée, cé qui fit dire aùx Franz
çais que fa dxéphiné avait 1 cœur autrichien : en mêtie térnps
vive et cupricietse, ellé désoldit''sés'dathes d’honneut pat 865
infractions taux réplés ! rigoutétises ‘dé ‘l'étiquette (4). La’ du Barry ét Ses Créatutes totindient ét ridicule 168 deux époux, eût toût’ée dauphin dévot, sans grâce dans le miäintien, "San$ prormbtitudé d'esprit; ét l'on prédisait qu'il sèfait' sévère Mrs
que, parce qu'il n’était PAS corrompu ébtime tout Ce’ qui l'en-
tôufaïit (2). AIR LT LISE x
‘Quand té (fracas dés courtisans qui S'éloighaient du tadavre dé
Li SACS SE PROC FIÉ ip lrar or SG BON JUS
(1) M: de Barañte dit, eù pürtant de Marf :Antôinetté , dans sa nôtice sur le comte de Saint-Priest: (Paris; 1845) : « Elle avait'appôrté: eb France la simplicité « des prinees d'Autriche et l'habitude viennoise de vivre dans wne spciété res- « treinte el familière, où le commerce est animé d’une bienveillante gaieté, où « l'on s'ainuse d'une conVersation facile, qui a quelquefois les forines de esprit «sans ën avüitte Hôhd, ét'où, se livratit à \utes les diétéhétiohis du ionüé, oh « m6 porte point Bon regard un dé de ce verclé qui enférme la vis, les senti- « ments et les idées. À ces dispositions la reine joignait. un eœur généreux ; un « grand fond de bonté et une vraie noblesse d’âme, que tant de frivolité n'abais- « Sait jamais. » NS UN de R Le APN RENE
"O) De rAïtoUE, Louts XVI; Paris, 1840. dires
Daos, Histoire durègne de Louis XVT, etci; 1839: HE]
SouLAvIE, Mém. historig. et politig. du règne de Louis XVI.