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palais. Ispahan fut embelli et fortifié ; il supprima plusieurs impôts, allégea les droits d’entrée, fit distribuer des grains aux pauvres, et les terres désertes furent remises en culture, Afin d'effacer le souvenir de la famille détrônée, et comprenant que le royaume serait faible tant qu’il y aurait des habitudes et des pratiques religieuses hostiles à l’action du pouvoir royal, il exigea que les musulmans se réunissent dans un seul rit, sans distinction entre la secte d’Omar et celle d’Ai, menaçant de son indignation quiconque se permettrait d’injurier par faits ou par paroles, pour cause de religion. Cet édit mécontenta extrêmement les mollabs; il les fit donc venir, et leur dit : À quoi empioyez-vous vos revenus? — À entretenir les ministres du culte, les mosquées et les collèges, répondirent-ils. — Je me charge d'y pourvoir; el, puisque voilà les instruments (il montrait ses soldats) dont Dieu s’est servi pour relever cet empire, j’ordonne que vos biens soient employés à leur entretien.
737, La paix fut troublée par les Afghans du Kandahar, que soutenait le Grand-Mogol ; mais Nadir-Schah les vainquit, et éleva près de la ville démolie de Kandahar la nouvelle cité de Nadir- Abad, qui a repris aujourd’hui son ancien nom. Puis la vengeance et l’amt tion le poussèrent dans l'Inde par la route d’Alexandre ; il s'avançait avec un parc d'artillerie enlevé par ruse à la Russie, et une armée à laquelle il avait inspiré son courage, sa patience etson ambition.
Après l’extinction des Ghaznévides, plusieurs princes maho- au { métans avaient régné dans ce pays jusqu’à Tamerlan; un des der descendants du conquérant, Mohammed-Schah, occupait alors mot le trône, et « n’était jamais sans un vérre à la main et une belle per
9, dans les bras, » Les vice-rois du Caboul et de Lahor ne purent 1 résister à Nadir; Mohammed, qui combattit en personne à Kar- Tar nawl, après avoir perdu trente mille hommes, son bagage, son cur artillerie, ses éléphants, dut se livrer à la merci du vainqueur, Kh: qui le traîna à sa suite lors de son entrée triomphale à Delhi. ces
Nadir y agissuit en maître, et s’occupait d'en ramasser les éta trésors, lorsque éclata une insurrection des seigneurs mongols, de
qui coûta la vie à six mille Persans; Nadir entra dans une telle fureur qu’il ordonna le massacre de cette grande cité. Cent mille
cadavres encombraient’ déjà les rues, quand un derviche se pré- (( senta devant lui: Si tu es un Dieu, s’écria-t-il, montre-toi clé- LL ment comme lui; si lu es un prophète, enseigne-nous la voie du nr salut; si lu es un roi, ne nous égorge pas, mais rends-nous heu- il f
reux. qui
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