LES MONTÉNÉGRINS, GRECS
(1) Les Monténégrins reprirent ies armes chaq: . fois que la Turquie fut en gverre avec une puissance chrétienne ; puis, en 1796, ils tuèrent le pacha qui combattait contre eux, et’ ‘eur indépendance date de ce moment. En 1820 le Grand Seigneur essaya de le soumettre, mais en vain, puis de nouveau en 1832. Leur avenir se prépare.
EIST, UNIV, — 7, XVII, 18
Grecs.
16 juillet.
Grecs avaient dominé autrefois. Les parents venaient parfois assister aussi à l’enseignement ; les pompes de l'Église catholique leur rivisment, et ils ornaient de fleurs et de feuillages les fêtes du saint sacrement.
L'amour de la patrie et de la religion survivait indestructible dans l’âme des Grecs, et il se manifestait, soit par de fréquents soulèvements, soit par la résistance continuelle qu’opposaient , les armes à la main, un certain nombre des leurs, réfugiés sur les montagnes ; on les flétrissait du nom de voleurs (k{efti). Grégoire Papas-Ogli (fils de prêtre), de Larisse, au service de la Russie, exalté par de brillantes espérances, insurgea le pays. Catherine, sous feinte de spéculations rommerciales, expédia deux bâtiments, les premiers sous pavillon russe que l’on vit dans la Méditerranée, afin de fournir des secours à Papaz-Ogli ; quelques-uns de ses émissaires pénétrèrent dans le Monténégro sous prétexte de vérifier l'identité du prétendu Pierre III.
Panaioti Benaki, primat de Calamata, et Mauro Mikali, chef des Maïnotes, s'entendirent avec Grégoire Orlof, dont les deux frères, Théodore et Alexis, faisaient des préparatifs en Sardaigne, à Livourne, à Port-Mahon pour procurer à la flotte, qu’on équipait secrètement dans la Baltique, sept vaisseaux de ligne, quatre frégates et quelques bâtiments de transport. Cette flotte, ex, effet, mit à la voile, mais dans un état si misérable, qu’elle fat pour l’Angleterre, où elle aborda, un sujet de risée ; mais & le s’y approvisionna, et des officiers anglais en prirent le commandernent, notamment le lord écossais Elphinston. Puis, lorsque Moustapha, trompé, se fortifiait sur le Danube, et que l’Europe, abusée comme lui, croyait ces forces destinées à agir contre la Suède , elles débarquèrent à Coïon, sous le commandement de Théodore Orlof. Aussitôt deux cent vingt hommes mis à terre se réunirent aux Maïnotes, qui, habitués au pillage, saccagèrent Misitra d’une manière horrible ; en même temps, les Russes prenaient Navarin (Pylos), en proclamant que Catherine protégeait la foi grecque, et ils mettaient le siége devant Modon et Coron. Battus sur terre, ils vainquirent sur mer dans la journée extraordinaire de Gesmé, où la flotte ottomane fut brûlée dans le port, et la ville ruinée par l’explosion des poudres.
C'était une chose nouvelle qu’une victoire navale des Russes. S'ils eussent attaqué les Dardanelles, peut-être s’emparaient-ils de Constantinople. En effet, l'amiral Elphinsion entra dans le canal, fit battre les tambours et préparer l’attaque ; mais la jalouse opposition d’Orlof le décida à se retirer. Moustapha fut soutenu par
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