FIST, UNIV, = TON
Perses modernes.
mane, plutôt que d’abjurer, ils quittèrent leur patrie ; réfugiés dans les déserts du Kerman et de l’Indoustan, ils y conservent encore la flamme immortelle et le code sacré que nous tenons d’eux. À Surate, à Bombay, sur le Gange, u midi de la Perse, sur la mer Caspienne, les descendants des Guèbres abhorrent l’idolâtrie , et voient dans le feu le symbole de la Divinité. Il existe à Artesh-Gah, dans le Caucase, une enceinte carrée contenant vingt cellules : c’est un couvent de sectateurs du Zend-Avesta. Au milieu du cloître s’élève un autel avec quatre cheminées quadrangulaires, au centre desquelles un foyer est sans cesse alimenté par le naphte qui abonde en cetendroit. Dans chaque cellule sont des tubes nombreux, d’où s’échappe du gaz inflammable que les reclus allument à certaines heures du jour et de la nuit. Ces moines, toujours tranquilles, épient avec anxiété le lever du soleil, le saluent de leurs acclamations, et s’embrassent l’un l’autre dès qu'ils le voient paraître ; c’est ainsi qu’ils savent manifester encore cette noble dignité, ce fort et puissant amour de la nature, qui plaisent tant chez les anciens Perses (1)
(1) OuseLeY ( Travels in various countries of the Fusi, °° particularly in Persia ; Londres, 1819) déduit, de l'examen de la religiu : arses actuels, qu'ils adoraient en effet Dieu et le feu comme son symbole :.- 1 iciples de Zoroastre se donnent le nom de Behedin, Mazdeisnan. Le premier signifie secéateur de la religion excellente; l'autre, invocateur d’Ormuzd. Lorsqu'ils parlent de personnes antérieures à la réforme de Zoroastre, ils les appellent Pakdin, homme de religion pure, Æhoda-perest , Ieed-perest , adorateurs de Dieu, en opposition à Bout-perest, adorateurs des idoles. Les Persans aujourd’hui les appellent Guèbres, nom dérivé de cajir, qui, en arabe, veut dire infidèle, et a la même racine que Ghaour, Giaour ; ils les nomment aussi Nogouschas, c'est-àdire apastats; Alisc-perest, adorateurs du feu; Philivs ou Calivs, insensés ; mais plus communément Moghs, de mage, ou Zioudiks, Saducéens. Lorn (History of the Persees ), voyageur de peu de critique, il est vrai, mais qui racontait ce qu'il avait recueilli de la bouche d’un de leurs prêtres, rapporte les cinq commandements que chaque Behedin ou laïque est obligé d'observer ; les voici :
1° Avoir toujours avec soi la honte, comme préservatif du péché ; car un supérieur n’opprimerait jamais ses subalternes, s’il avait de la honte. On ne volerait pas, si l’on avait de la honte; on ne ferait pas de faux témoignage, si l’on avait de la honte; on ne s’enivrerait pas, si l’on avait de la honte. Mais parce que les hommes chassent parfois la honte, ils sont disposés à commettre tous ces péchés. Ainsi, que tout Behedin pense à la honte,
2° Avoir teujours peur de soi-même, au point de ne jamais ouvrir ni fermer les yeux sans craindre que par hasard les prières ne montent pas au ciel. Que cette pensée retienne de commettre aucun péché; car Dieu fait attention à la conduite de tout homme qui élève ses regards vers lui.
3° Chaque fois qu'on a une chose à faire , réfléchir si elle est bonne ou mauvaise, commandée ou prohibée par le Zend-Avesta. Si elle ect prohibée, s’en abstenir ; la faire, si elle est permise,
4° La première créature de Dieu que l’on voit le matin doit nous rappeler l'e-
mari qui v ajouta Le a de pour
réfugiés
nservent
s tenons
a Perse,
rrent l’i-
Jlexiste
ontenant d-Avesta.
nées qua- , alimenté lule sont le que les Ces moiu soleil, le ’autre dès ter encore ature, qui
particularly arses actuels, ciples de Zosignifie sec/asqu'ils parlent lent Pakdin, s de Dieu, en ard’hui les apdèle, et a la chas, c'est-àvs, insensés ; s. Lorp (Hisais qui raconporte les cinq er ; les voici :
s; car Un Sue, On ne volegnage , si l'on e. Mais parce mettre tous ces
ni fermer les iel, Que cette à la conduite
onne ou mauiibée, s’en abs-
s rappeler l'o-