ÉPILOGUE
naître les théories de tous les beaux-arts, et d’importantes découvertes ont été faites, étendues ou appliquées. La science de l’homme intérieur s’est développée plus que celle du corps et de la nature; la pensée s’est abandonnée avec confiance à ses propres forces, et l'intelligence et la raison ont pris un merveilleux essor.
Mais la pensée grecque, belle et artistique par essence, dont l'intelligence ne se révélait que sous les voiles , les symboles et les formes de la religion, de l’art, de la grâce , devint plus sévère avec Socrate ; elle sacrifia alors son ingénuité native pour revêtir les formes de la réflexion, et s’initier aux profondeurs de la conscience philosophique. Platon allie de la manière la plus remarquable la grâce et l’étude. Vient ensuite Aristote, qui se sépare tout à fait du caractère hellénique pour suivre le sien propre dans les formes élevées et abstraites , pour exposer la pensée privée de tout ornement , ?t dans la forme où eile est conçue. Mais la Grèce, maintenant qu’elle a dépassé ses limites, perd beaucoup de su nature harmonique; hors d’état de soutenir le poids du monde, elle succombe à la peine, pour donner place à une société nouvelle, qui , plus riche d’éléments septentrionaux, laisse la force et l’activité se développer sans entraves.
Ces progrès se font remarquer autour de la Méditerranée, dans la chaîne des établissements phéniciens, qui s’échelonnent de la Syrie à Cadix, et dans les deux Grèces avec leurs colonies, qui répandent les arts etla civilisation , de la mer Caspienne à la Gaule et à l'Espagne. L'Afrique occidentale et Éthiopie sont en relation avec Carthage , Gyrène et Tyr; l'Égypte n’est plus inaccessible ; les Grecs de la Sicile et de l'Italie, les Étrusques , les Romains, parcourent la Méditerranée; Marseille fait le commerce des Gaules, et Gadès, celui des côtes d’Espagne ; Corinthe et Athènes peuplent de coloniesles côtes de la mer Égée et de la mer Noire; les conquêtes rapprochent les peuples de l’Asie : tout annonce que l'antiquité , dans laquelle chaque nation avait accompli isolémit sa civilisation ,est prête à disparaître , et que la diversité absoiue des formes politiques va cesser au moment où les Macédoniens et les Romains en font prévaloir une seule sur tant de peuples vaincus. Jusqu'ici chacun d’eux s’est trouvé à “n poste; désormais ils seront placés dans celui où les poussera l’épée.
Oui, l’épée ! puisque, de même que la mer, qui sem: ‘«rait de- “oir être une arrière sntre les nations , les rapproche au contraire, ainsi la terribl: nécessité de la guerre opère le mélange des peuples, et les aide dans leur marche à travers le sang.
s38 TACYSIÈME ÉPOQUE.
La pl'vart des autres nations réstaiéht étrangères à cette irnpulsic:. 1:28 Indiéns consérvaient leur constitution immobile. Un pelp'e o:%érent d'éük, hègre peut-être, habitait l’île de Tapro: bäne ui: Ceylan. L’Afabie restait hartagée entré de petits scheiks, qui le gouvétniaient pattiarcalement, et dont les noms, s’il le fallait, pourraient être recueiliis dans des traditions postérieures, L’isthme caücasien, éntré la mer Noire et là mer Caspiehne, sait presqué les mêmes habitants qu’atijourd’hui. L’A*ménie sépten. trionale , la Géorgie, l’Albarie, ne furent pas assujetiies pat Alexahdte. Au nord-oiést de l'émpiré perse, qu'il détruisit, se trouvaient à l’écart la Sogdiane et la Tranisoxiane , hahiides peutêtré par cetix que les annales chinoises désignétit sous lé noin de Srou, et dont sont descendus probablement les Afchans, de race indo-gérmianique. Au nord de la Trasoxiane résidaient les Massa gites, C'est-k-diré Gètes lointains, de la même souche que les Gètes européens , tes Parthes et les Alaiñs. Au centre de VActe erraient les t bus des Tarés, appelés par lés Chinois Hian-Yiout, ayant au nôfa lés hions sanioyèdes, près désquelles habitaient les ancütres dés Mois acttiels et des Toungouses. La Chine gisait igrorée dans le funeste excès du gouvernement patriarcal qui sacrifie lout à l'Etat.
Nous ne pouvons notts former une idée des mœurs de ces peuples qu’en les comparant à d’autres peuples parvenus à un égal dégré de civilisation ; mais , dans quelque liéü qu'aient pénétré les voyageurs et les historiens, ils ont aperçu tüne immense corruption répandue sut la descendance égarée d’Adäm. 8i Carthage famole des victimes , il n’ést pas étonnant qu’en Afrique, à peu de distañce de Cÿtrèné, ville grécque , les Nasamons éussént la prostitution en honneur, et que les Atarantes maudissent le soleil, Ainsi, au nord de la Grèce, das 14 voisinage de la Thrace, remplie encore des chants d’Orphée, la naissance d’un enfant est une occasion de deuil public. En Europe, au delà du Danube, on égorge les prisonniers pouf rafraîchir de leur sang la rouille d’une épée , emblème du dieu des combats ; on arrache les yetix des esclaves pour qu’ils travaillent avec plus d’assiduité ; on égorge, aux funérailles du voi, sa femme et ses serviteurs , et l’on iimolé cinquante victimes humaines à l'anniversaire de sa mort. Chez les Issédons, le fils , quand son pèré est mort , en sert, dans t'n banquet, les chairs à ses parents avec celles d'animaux. Pré: üe la colonie de Marseille, on apaise la colère des dieux en lis: :. aux flammes dés colosses d’osier remplis de bêtes et d’homm:: ants. Quelques-unes de ce: : tions sont restées depuis : :: iongées
stte in dans cet état de dégradation ; d’autres se sont relevécs à travers bile. Un mille souffrances , en suivant la route que nous avons vue or | Tapro: la plèbe romaine à la conquête de l'égalité des droits. Cette éga ité, Scheiks, | une fis recouvrée dans sa plénitude et dans sa se jl le fale è. tière , ne saurait plus se perdre. Les temps d’esclavage et d'a tieutes, tissement ne reparaîtront plus ; car l’histoire atteste que ne e, 4vaié s n’est jamais la répétition du passé , et, au milieu des calamités sépten.. 4 uxquelles la société comme l'individu sont sans cesse eil pute , es pär elle nous récrée ou nous console par l’espoir d’un progrès conisi!, Se tinu.
S peutnoin de de race A Massa. À que les à e VAste
Yiouit,
bitaiént
line gi-
‘cal qui