‹ Histoire universelle [microforme]Chapitre 129 sur 146 · LATIN. SANSCRIT. LATIN · texte numérisé non relu

LATIN. SANSCRIT. LATIN

dus (1). maduras malurus yuvan juvenis navas novus malas malus putas patis malinus malignus varmitas armatlus mascitas mixtus anaicas iniquus mertas morluus sudin sudus madias . medius prativid providus mutas mulus

On pourait indéfinimétit étendre cette nomenclature, en comparant dans les deux latigues les iiôt$ composés ; il y a sur ce point encore une singulière anälogie. Ainsi, là 6Ù les Latins mettant a, in, inter, ab, præ, le sanscrit place a, ni, antâr, ada, dra ; par exemplé :

ada äddo antarbu inter fui atul ättollo apasta absto acar äccurro apai abeo

alig dlligo prasad præsideo nisad insideo prada prodo nidil indico pradica prædico nista insto prasta præsto antari intereo

Ce qui est plus frappant eficore que ces analogies verbales, c’est l’identité presque complète de la construction grammaticale dans le latin et dans le sanscrit ; elle se retrouve dans l'italien même, chose d’autant plus remarquable pour cet idiome, qu'il n’a aucune ressemblance ni au fond ni en détail avec les langues sémitiques de la côte africaine, bien que le nord de l'Afrique soit en continuelle relation avec les parties méridionales de la péninsule italique.

Ce n’est pas à dire pour éela que les anciens peuples de l'Italie proviennent directement de l’Indé ; mais on reconnaît bién manifestement la dérivation d’une souche commune. Par de longues pérégrinations et des mélanges successifs, les langues primitives s’altérèrent ; ainsi ‘expliquent les différences notables qui existaient entre les idiomes de l’Ombrie, de l'Étrurie et du Latium,

Grotefend, directeur du gymnase de Hanovre, a longuement exposé les éléments de la langue ombrienne (2). Auparavant, dans une dissertation alleamnde, insérée aux nouvelles Archives de philologie et de pédagogie,

(1) L’adjectif italien asciué{o, sec, en vient sans doute, avec l'addition de l’a privatif, On sait que l’a est une particule négative en sanscrit comme en grec, ct c’est là une de ces particularités qui montrent l’analogie de deux langues mieux que cent mots d’une parfaite conformité.

(2) Rudimenta linguæ umbricæ , in inscriptionitus antiquis enodata ; Hanovre, 1835-1839, huit fascicules,

mparant core une ab, præ,

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DU LIVRE IIf. 563

1829, n° 26, il avait traité des langues de l'Italie centrale, à savoir des Étrusques, des Sabins, des Sicules; il s’est étendu plus longuement sur la langue ombrienne, parce qu’il la regardait comme celle d’où le latin tire son origine.

Les sept Tables eugubines, découvertes en 1444 à Gubbio ( Zguvium et Eugubium), sont le pr'acipal monument de cette langue; il y en a cinq écrites en caractères étrusques. Lesdeux plus grandes, qui semblent un fragment de liturgie païenne, sont en lettres latines, comme aussi onze lignes d’une troisième table, Toutes sont différentes d'orthographe, d'écriture et de langage, de sorte qu’on pourrait les croire d’époques trèsdiverses; mais aucune de ces époques n’est connue, et il n’y a pas de raisons bien puissantes en faveur de la conjecture de Lepsius (1), qui prétend que les tables écrites avec l’alphabet latin sont postérieures à celles qui portent des caractères étrusques,.

Ces Tables ont donné lieu aux plus bizarres interprétations ; Gori, Lami, Bardetti, ont prétendu y lire les lamentations des Pélasges sur les calamités qu’ils eurent à souffrir; Maffei et Passeri, des actes légaux de donations ou de procès entre particuliers. Lanzi (2) les assimile aux Pontificales et rituales libri dont parle Cicéron. En voici un fragment, qui ressemble à une sorte de litanie ; on y voit un parallélisme et un retour de certains mots, comme dans les prières en usage chez les Hébreux.

TEIO DEI GRABOVE (3).

DEI GRABOVI OCREPER FISIV TOTA PER HOVINA,ERER NOMNEPER ERAR NOMNEPER ZRAR NOMNEPER FOSSEI PACERSEI OCREFISEI,

DI GRABOVIE TIO ESU BUE PERACREI PIHACLU, OCREPER FISIU TOTAPER HOVINA ERER NOMNEPER ERAR NOMNEPER.

DI GRABOVIE ORER OSE PERSEI OCREM FISIEM PIR ORTOM EST TOTEME HOVINEM ARSMOR DERSECOR SUBATOR SENT PUSEI NEIP HEREITU.

DI CRABOVIE PERSEI TUER PERSCLER VASETOM EST PESETOM EST PERETOM EST PROSETOM ET DAETOM EST TUER PERSCLER VIRSETO AVIRSETO VAS EST,

Di GRABOVYIE PERSEI MERSEI ESU BUE PERACREI PIHACLU PIAFEI.

DI GRABOVIE PIHATU OCRE(M) FISI(M) PIFATU TOTAM HOVINAM.

DI GRABOVIE PIHATU OCRER FISIER TOTAR HOVINAR NOME NERF ARSMO VEIRO PEQUO CASTRUO FRI PIHATU FUTU FONS PACER PASE TUA OCRE FI$I TOTE HOVINE ERER NOMNE ERAR NOMNE.

DI GRABOVIE SABYO SERITU OCRER FISIM SALYAM SERITU TOTAM HOVINAM.

DI GRABOVIE SALYOM SERITU OCREM FISIER TOTAR HOVINAR NOME NERP ARSMO VEIRO PEQUO CASTRUO FRIP SALVA SERITU FUTU FONS PACER PASE TUA OCRE FISI TOTE HOVINE ERER NOMNE ERARD NOMNE.

(1) Voy. C. R. Lersius, de Tabulis eugubinis, Berlin, 1855.

(2) Lanzi, tr, p. 571, du Saggio di lingua etrusca.

(3) Teio, du grec tiou, sois honoré.— Dei, de Al, où yeviun Atôç (Eustathe), Jupiter.— Grabove, surnom de Bacchus, de Mars ou de Jupiter (a cura boum. Voy. la suite du commentaire dans Lans, t. II, p. 657, du Saggio @i lingua elr'usca.

re ee.

RL

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