‹ Histoire universelle [microforme]Chapitre 130 sur 146 · TETE · texte numérisé non relu

TETE

DI GRABOVIE TIOM ESU BUE PERACRI PIHIACLU OCREPER FISIU TOTA PER HOVINE ERER NOMNEPER ERAR NOMNEPER.

DI GRABOVIE TIOM SUBOCAU , etc.

La traduction qu’on donneici n’est pas certaine, mais probable :

Jovi Grabovi suboco.

Jovem Grabovem invoco in sacrificio pro tota jovina (gente), eorum nomine, earum nomine, uti tu volens sis, propifius sis sacrificio.

Jupiter Grabovi, macte esto eximio bove piaculo sacrificio pro Lota jovina, eorum nomine, earum nomine.

Jupiter Grabovi, hujus rei ergo quoniam ad,sacrificium ignis ortus est toti jovinæ, armi desecti subactique sint tanquam sacrificio uno.

Jupiter Grabovi, prout pestlos mactare factum est, posilum est, dictum est, mactare pesclos fas jusque est.

Jupiter Grabovi, dissecto eximio bove, piaculo piatus esto.

Jupiter Grabovi, piamine sacrificii expiato totam jovinam.

Jupiter Grabovi, piamine sacrificiorum totius jovinæ nominibus, agrûm, viräm, pecus , oppido expiato, fiasque volens propitius pace tua sacrificio totius jovinæ gentis, eorum nomine, earum nomine.

Jupiter Grabovi, salvo satu sacrificii, satum sospita toti jovinæ.

Jupiter Grabovi, salvo satu sacrificiorum totius jovinæ nominibus arvâm, virdm, pecudum, oppido satum sospita, fiasque volens propitius sacri- Jicio totius jovinæ gentis eorum nomine, earum nomine.

Jupiter Grabovi, macte esto eximio bove piaculo sacrificio, pro tota jovina gente, eorum nomine, earum nomine.

Jupiter Grabovi, macte hic honore esto, etc.

Grotefend s’écarte en divers endroits et de ce texte et de cette version; il en lit et traduit ainsi un fragment :

TEIO SUBOCAV SUBOCO DEI GRABOVI, FISOVI, SANSI, TEFRO JOVI! OCRIPER IFSIU, TOTAPER HOVINA, ERER NOMNEPFR, ERAR NOMNEPER : FOS SEI, PACER SEI OREC FISEI, TOTE HOVINE, ERER NOMNE, ERARD NOMNE,. ASIE | TIO SUBOCAV SUBOCO, DEI GRABOVE.

ARSIER FRITE, TIO SUBOGAV SUBOCO, DEI GRABOVE, ETC.

Te bonas preces precor, Jovem Grabovem! Fisovem Sansium! Tefram Joviam! pro monte Fisio, pro tota Iguvina, pro illius nomine, pro hujus nomine, uti sies volens propitius monti Fisio, toti Iguvinæ, illius nomini, hujus nomini. Benevole ! Le bonas preces precor, Jovem Grabovem ! Bencvolentia tua fretus, te bonas preces precor, Jovem Grabovem, etc.

Mais la longue et patiente étude de Grotefend ne conduit pas encore à des résultats décisifs. Ce même philologue a mis en tête du traité sur la langue latine de J. Henop une préface où il étudie diverses questions relatives à la langue des Sabins (1).

(1) De singularum litteràrum apud Sabinos ratione. — De lingua grxca el sabina. — Quaæritur quem locum inter reliquas Italiæ linguas tenueril sabina. — De linguæ sabinæ et latinæ ratione ; Hanovre, 1837, in-8°.

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mn

R HOVINE

rum n0dota joor£us est

, dictum

, agrüm, acrificio

FA ibus àr- US sacr'i-

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ersion ;

ER IFSIU, SEL OREC BOCO, DEI

Tefram 0 hujus nomini, { Bence-

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DU LIVRE Ill, 565

La langue la plus répandue dans l’Italie méridionale était l’osque; on le parlait jusque dans le Brutium et dans la Messapie, où naquit Ennius, qui disait, suivant Aulu-Gelle (1), avoir trois cœurs, parce qu’il savait parler grec, osque et latin. L’osque, comparé au latin, ainsi que l’a démontré Klense, n’offrait pas de différence fondamentale, et si nous avions des livres écrits en osque, nous pourrions en comprendre sinon tous les mots, du moins le sens. Dans les inscriptions que nous avons en osque, on retrouve les éléments du latin qui sont étrangers au grec, avec des flexions inusitées en grec, et sous des formes qui, dans le latin, ont perdu des syllabes et des terminaisons. Le p est souvent substitué au g, comme pid pour quid, et pidpid pour quidquid ; \'ei remplace l’é, et lou lu; le d est ajouté à beaucoup de mots qui finissent en o.

Ainsi les osques disaient akera, anter, phaisnum, famel, solum , ce que les Latins modifièrent ainsi, acerra, inter, fanum, famulus, solus, etc. Il y avait si peu de différence entre les langues osque et latine, qu’à Rome on mettait des inscriptions en csque sur les maisons, comme arse verse (arsionem averte), etque, jusque sous les empereurs, on jouait en osquedes farces qui amusaient beaucoup le peuple. « Le sort des Osques, dit Strabon (2), a ceci de particulier : après leur destruction, leur langue n’a pas laissé de subsister dans Rome, au point que l’on s’en sert sur la scène pour certaines pièces dramatiques et certaines farces composées dans le goût de celles qui.se représentaient chez ce peuple dans ses jeux. »

On serait porté à croire que l’osque a été la langue fondamentale et vulgaire de l’Italie ancienne, qui s’est toujours maintenue dans les basses classes du peuple, même à côté de la langue latine, aux plus belles époques de la civilisation et des lettres ; puis, dans la suite des temps, après la décadence de l'empire, il a de nouveau prévalu, au point de redevenir la langue vulgaire de l'Italie moderne.

Les Sabins parlaient l’osque. Tite-Live (X, 20) dit, en effet, que pour espionner l’armée samnite (3), on envoya des émissaires gnari oscæ linguæ. Les Volsques devaient avoir une langue quelque peu différente ; car, dans une citation rapportée par Festus, au mot Oscur, il est dit : osce et volsce fabulantur, nam latine nesciunt. Les Brut. 1: parlaient l’osque et le grec; de là l’épithète de bilingues (4). On cite le raot hérpus (loup) comme également en usage chez les Falisques et les Samnites. Suivant Denys d’Halicarnasse et Strabon, les Falisques avaient une langue particulière. Servius attribue aux Sabins le mot hernæ (roches), et Varron le mot #ulta (amende); au lieu de arena (sable), ils disaient fasena ; tebas chez eux signifiat collines, et de leur embratur est venu l’imperalor

(1) Nuits attiques, XVIL, 17 : Tria corda habere sese dicebat, quod loqui græce, osce et latine scirel.

(2) Liv. V, p. 233.

(3) Les Samnites étaient de race sabine, et quelquefois on les appelle Sabelli, petits Sabins.

(4) Bellingues Brutiates. Fesrus.

des Romains, Enfin, selon Tite-Live (XL, 62), les habitants de Cumes demandèrent et obtinrent la permission d'employer le latin dans leurs actes publics et dans les ventes à J’encan ; ce qui prouve que jusqu'alors ils s’étaient servis de leur propre langue. Avec le temps, et à mesure que les Romains devinrent les maîtres de l'Italie, tous ces dialectes disparurent et se confondirent dans la langue romaine , qui devenait la langue officielle, celle des affaires et de l'administration; elle était tellement regardée comme le symbole de la domination que, dans la guerre sociale de 663, cette dernière réaction del’Italie contre Rome, les peuples confédérés reprirent par un décret public leurs langues nationales et primitives, et s’en servirent dans les-légendes des monnaies qu’ils frappèrent. Dans cette lutte, les armées romaines et la langue latine triomphèrent. Le seul étrusque survécut encore quelque temps, grâce au respect religieux que le gouvernement romain affectait d'avoir pour les rites secrets de l’Étrurie.

Dans la langue des maîtres de l’Italie, dans le latin, on peut facilement reconnaître deux éléments : l’un d’origine italienne et locale, l’autre de dérivation grecque. C’est au dialecte éolien et au dorien qu’il a été fait le plus d'emprunts, et Denys d’Halicarnasse a pu dire que les Romains parlaient une langue ni tout à fait barbare ni tout à fait grecque (1). Tout ce qui, dans le latin, n’est pas d’origine grecque ou pélasgique, vient des Celtes, des Sicules, des Ombriens, des Osques. Les mots qui expriment les relations de famille, les usages et les instruments de l’agriculture (2), sont analogues au grec, tandis que les termes de guerre ou de chasse paraissent étrangers ; ce qui indiquerait le mélange de deux nations distinctes, les Pélasges, par exemple, voués à la vie agricole et pastorale, et une nation septentrionale et guerrière, comme les Sicanes ou les Rasènes. En même temps que Rome se constitua et s’étendit, sa langue dut se coordonner ets’enrichir ; cependant une littérature écrite n’apparut que lorsque les guerres de Pyrrhus eurent rapproché de nouveau la Grèce et Rome, surtout quand les captifs de Tarente y firent pénétrer les lettres grecques. Sous leur influence active et continue, une grande révolution s’opéra dans les mœurs et le langage; aussi, un siècle après, du temps de Polybe, on ne comprenait plus le texte des traités faits avec les Carthaginois après l'expulsion des Tarquins.

Nous n’avons plus ces traités dans leur texte primitif (3). En général,

(1) Popator GO povav pëv oùx äupav BapGapov, oùd’ &naptiouévuwe ÉAAGO 4 gbéyyovrou, puurhv dé tive E &upoïv, fc à nhelwv Aiodis, I, 40.

(2) Parmi les mois latins d’origine grecque, appartenant au fond primitif de la langue latine, nous ne choisirons quefquelques exemples : Deus, O:65.— Domus, dôuoc. — Sylva, Un, dor. Üa.— Sedes, Edoc. — Aratrum, äparpov. = Vinum, oïivos. — Oleum, Elatov. — Lac, yédx, yéhantos. — Bos, Boës. — SUS, Üç. — Equus, {rnos, éol. ixxos. — Somnus, Ünvoç (Voy. AuLU-GELLE, Nuits Alt, 13, 9). Le nombre des mots communs aux deux langues est si considérable qu’on a pudirequ'apprendre le grec, c'était apprendre le latin sous une autre forme.

(3) Pose, mt, 22 : « Nous allons donner la traduction de ce traité, aussi fidèle

es ders actes hors ils que les irent et icielle, bgardée de 663, nfédéitives, . Dans nt. Le digieux de l'É-

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