‹ Histoire universelle [microforme]Chapitre 132 sur 146 · SATUR FURERE MARS, LIMEN SALI STA BERBER · texte numérisé non relu

SATUR FURERE MARS, LIMEN SALI STA BERBER

SEMONIS ALTERNI ADVOCABIT CONCTOS,

ENOS MARMOR JUVATO

TRIUMPE TRIUMPE,

Chaque ligne ou vers est répété trois fois. En voici la traduction ( Voy. aussi celle de Hermann, dans ses £lementa doctrinæ metricæ ):

Nos, lares, juvate (ter) : neve luem', Mamers, sines incurrere in plures (alii in flores) (ter) : satur fueris Mars : limen sali, sta, vervex (ter) : semones allerni, advocabite (advocate) cunctos (ter). Nos, Mamers, juvato (ter) : triumphe, triumphe.

Hermann , Klausen et Grotefend pensent que cette inscription est métrique et en vers saturnins.

Après le chant des Arvales, nous avons quelques fragments des bois de Numa, que Festus nous a conservés. Tels sont les suivants : SEI HEMONE FOLMINI JOBEIS OCEISET, EM SOPRAD CENOAD TOLITOD. HEMO SEI FOLMINED OCEISOS ESIT, OLE IOUSTA NOULA FIEISIER OPORTEITOD. C’est à-dire si hominem fulmen Jovis accisil ( p. occiderit ),ne supra genua eum tollito. Homo si fulmine occisus est, illi justa nulla fierioportet. — PELECS ASAM JUNONIS NEI TANCITOD. Pellex aram Junonis ne tangito.

Dans Varron, ontrouve quelques restes'du chant des prêtres Saliens (Carmen saliare, Horace, Épit., IL, {,86 ), de ces prêtres institués par Numa pour la garde des anciles ou boucliers sacrés. Grotefend , dans ses Rudimenta linguæ umbhricæ, en dispose ainsi le texte :

COZCIAULOIDOS ES80 : OMINA ENIMVERO AD PATULA’ OSE’ MISSE JANI CUSIONES

qu’il nous a été possible de la faire ; car telle est la différence de l’ancienne langue latine avec la Jangue moderne, que les plus habiles ne peuvent qu'avec peine y comprendre quelque chose. »

(1) Ils ont été recueillis et commentés dans les Laltini sermonis vetuslioris reliquiæ de M. Egger (Paris, 1843 ), ouvrage devenu classique.

(2) On trouvera cette inscription avec un admirable commentaire, dans l’ouvrage publiée par le savant Marini, sous ce titre : Gli attie monumenti dei fratelli Arvali, Rome 1795, 2 vol. in-4°,

mn em - mr

DUONUS CERUS ESET, DUNQUE JANUS VEVET, ee M LIOS EUM REGUM.

C'est-h-dire Choroiauloidos (dux cantuum) ero' omina: enimvero ad pa. tulas aures misere Jani curiones. Bonus Cerus (nom mystique de Janus) crit donec Janus vivet, melior eorum regum.

Festus nous a encore conservé une loi de Servius Tullius, cinquième roi de Rome , ainsi conçue : SEI PARENTEM PUER VERBERIT; AST OLOE PLORASSIT , PUER DIREIS PARENTUM SACER ESTOD ; SEI N'URUS , SACRA DIREIS PARENTUM ESTOD. En latin classique : Sé puer verberaverit parentem, at ille ploraverit, puer diris parentum sacer eslo; sinurus, sacra dirisparentum esto.

Les lois des Douze Tables sont le cinquième monument de la langue latine ; elles sont postérieures d’un siècle à Servius Tullius, et datent de 450 ans avant notre ère. Il en reste des débris assez considérables ( Voy. Histoire du droit romain de M.,Giraud (1841), p. 467 ); en voici un extrait curieux, TABULA IIt, de rebus credilis : 1. AIRIS CONFESEI REBOSQUE IOURED IOUDICATEIS XXX DIES IOUSTEI SUNTOD. 2. POST DRINDE MANIUS ENDOIACTIOD ESTO, ENDO IOUS DUCITOD. 3. NEI IOUDICATOM FACSIT AUT QUIPS ENDO EO IM IOURE VINDICIT SECUM DUCITOD, VINCITOD AUT NERVOD AUT COMPEDEIBOUS XV PONDO NEI MAIOSED AUR SEI VOLET MINOSE VINCITOD. 4. SEL VOLET SOVO VIVITOD NEI SOVO VIVIT QUEI EM VINCTOM HABEBIT LIBBAS FARIS ENDO DIES DATOD SEI VOLET PLOUS DATOD. On en trouvera la traduction page 484 de ce volume.

Après les lois décemvirales , il s'écoule un siècle et demi sans qu’il se présente de nouveaux monuments écrits. Le premier qu’on rencontre est une inscription du tombeau des Scipions découvert dans des fouilles faites à Rome en 1780. Les lettres sont gravées sur une espèce de lave, en creux, et de couleur rouge, suivant un usage dont parle Pline ( Hist. nal., XXXIIT, 7 ). Cette inscription sépulcrale est celle de Scipion Barbatus, consul, l’an 456 de Rome. La voici :

CORNELIUS LUCIUS SCIPIO BARBATUS GNAIVOD PATRE PROGNATUS FORTIS VIR 8A- PIENSQUE. = QUOIUS FORMA VIRTUTEL PARISUMA FUIT. — CONSOL CENSOR AIDILIS QUEI FUIT APUD VOS. = TAURASIA CISAUNA SAMNIO CEPIT, — SUBICIT, OMNE LOU= CANA OBSIDESQUE ABDOUCIT.

C'est-à-dire : Cornelius Lucius Scipio Bärbatus, Cneo patre prognalus, Jortis vir sapiensque, cujus forma virtuli parissima fuit, consul, censor, ædilis, qui fuit apud vos, Taurasiam, Cisaunam, Samnium cepit, subjecit omnem Lucaniam, obsidesque abduxit.

Une trentaine d'années après la mort de ce Scipion, l’an 464, onéleva au consul C. Duillius Népos une colonne rostrale, en souvenir de la victoire navale qu’il avait remportée sur les Carthaginois. Une inscription

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DU LIVRE III. b69

fut gravée sur le piédestal de cette colonne, et ce piédestal, avec l’inscription suivante, existe encore dans une des salles du Capitole:

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0 0e DEXEMET .socooooooooee

° «+ LECIONEIS MAXIMOSQUE MACISTRATOS, . .

.' + OVEM CASTREIS EXFOCIONT MACELL, .

+ + VONANDOD CEPET ENQUE EODEM MACIS. «

+ «+ EM NAVEBOS MARID CONSOL PRIMOS C...

CLASESQUE NAVALES PRIMOS ORNAVET PAR,

CUMQUE ElS NAVEDOS CLASEIS POENICAS OM,

PRÆSENTED DICTATORED OL... OM IN ALTOD MARID PUCN,.. etc,

C'est-à-dire

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