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Jugement.
Il est difficile de porter un jugement sur un prince mort au milieu de ses travaux et de ses espérances. Mais celui qui, dans l’élève d’Aristote, ne sait que maudire le conquérant ambitieux, ne fait pas preuve de plus de jugement que ce pirate qui, tombé en son pouvoir, lui dit : J’infeste les mers du méme droit dont tu ravages la terre. Un conquérant, sans doute, est le fléau dont la Providence se sert, de temps à autre, pour avertir les peuples de l’énorme distance qui sépare la gloire du bonheur, la victoire de la vertu; mais la Providence elle-même emploie ces instruments sanguinaires à de grandes fins, et aucun autre, si nous ne nous
trompons, ne semontra jamais plus digne de les accomplir que le héros macédonien.
Naturellement libéral et magnañime, il sut mépriser les flatteurs, et les faits démentent les paroles d’une vanité stupide qu’ont mises dans sa bouche les rhéteurs des siècles suivants. Combien je serais heureux, disait-il, de ressusciter dans quelques années pour voir ce que l’on dira de moi! Maintenant je ne suis pas surpris que chacun me loue : les uns craignent, les autres espèrent. Tandis qu’il naviguait sur l’Euphrate, Aristobule, son historio-
dans la salle du bain, avec de la fièvre. Le lendemain, après avoir pris un bain, il passa toute la journée dans sa chambre à jouer aux dés avec Médius ; le soir, après avoir encore pris un bain, sacrifié aux dieux et mangé, il eut la fièvre, qui dura toute la nuit. Le 20, il prit un nouveau bain, fit le sacrifice ordinaire, et s'étant mis au lit dans la salle méme du bain, il s'entretint avec Néarque, écoutant ce qu'il lui racontait de sa navigation et de la grande Mer. Le 21, après qu'il eut fait de même, sa fièvre devint plus ardente; il se sentit très-accablé durant la nuit, et le jour suivant il avait une fièvre encore plus forte. Il fit porter son lit près du grand lac, et s’entretint avec ses capitaines au sujet des bataillons restés sans commandants, pour y nommer des hommes méritants et expérimentés. Le 24, il eut une fièvre très-forte, cependant il se fit porter au sacrifice et l'offrit lui-même ; il ordonna que les principaux officiers demeurassent dans la cour, que les capitaines et les commandants montassent la garde au dehors durant la nuil. S'étant fait ensuite transporter au palais qui était au delà du lac, le 25, ilprit quelque peu de somincil; mais sa fièvre ne diminua point, et ses officiers s’élant rendus près de lui, le trouvèrent sans voix. Il resta le 26 dans le même élat : c'est pourquoi les Macédoniens, le croyant mort, s'en vinrent aux portes en poussant des cris, et par leurs menaces, par leur violence, s'étant fait ouvrir les portes, ils défilèrent tous en simple tunique devant son lit. Le même jour, Python et Séleucus envogèrent au temple de Sérapis pour demander au dieu s'ils devaient y transporter Alexandre; le dieu répondit de le laisser au lieu où il élait. Le 28, il expira sur le soir. » PLUTARQUE, Vie d'Alexandre, 76. Ce récit exclut tout soupçon d’empoisonnement. Plutarque observe sagement que les bruits de poison furent répandus, plusieurs années après , par ceux qui voulaient adapter un dénoûment tragique à un si grand drame.
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graphe, lui lisait le journal de son expédition dans l'Inde. Comme il mélait des fables à la vérité, Alexandre lui arracha le manuscrit, et, le jetant dans le fleuve, lui dit : Tu ériterais qu'on t'en fit autant, pour oser attribuer de: faux exploits à Alexandre. Un architecte vint lui proposer de tailler le mont Athos à sa ressemblance, enle représentant tenant une ville dans une main, et versant de l’autre un fleuve ; il le repoussa. A son lit de mort, Perdiccas lui ayant demandé quand il voulait qu’on lui rendit les honneurs divins : Quand vous serez heureux, répondit-il, c’est-à-dire jamais ; Car il prévoyait et disait que l’on célébrerait des jeux étranges à ses funérailles.
Vaillant de sa personne, il ne s’épargnait pas plus que le dernier de ses soldats ; il partageait leurs fatigues, et lorsque, dévoré de soif dans les déserts de la Libye, on lui apporta un vase plein d’eau, il la répandit à terre, ne voulant pas, disait-il, satisfaire seul un besoin commun à tous. Il s’appliquait assidèment aux affaires, et l’on trouva, après sa mort, des notes relatives à ses projets. Il passa plusieurs jours de sa maladie à écouter, de la bouche de Néarque, le récit de ce qu’il avait fait, et à pourvoir dignement aux postes vacants dans l’armée.
2. Généreux en amitié, il distribua aux siens tout ce qu’il possé-
dait, avant de partir pour une expédition que la fortune s’est chargée d’absoudre du reproche de témérité. Quand il visite le tombeau d’Achille, il lui envie moins encore la lyre qui l’a rendu fameux que l’ami fidèle dont il fut aimé. On lui écrit que son médecin Philippe, qu’il chérissait, veut l’empoisonner : il lui présente la lettre accusatrice, et, dans le même moment, il avale le breuvage qu’il lui avait préparé. Quand la mère de Darius se prosterne aux pieds d’Héphestion, qu’elle a pris pour Alexandre, il lui dit : Tu ne t'es pas trompée, ma mère; c'est un autre moimême.
Les honneurs qu'il rendit à cet ami, après sa mort, témoignent de l'affection qu’il lui portait, et révèlent en même temps ce qu’il y avait de romanesque dans son caractère ; disposition qui donne à ses actes une physionomie orientale. Rien chez lui ne devait être médiocre : tout dédaigner ou tout avoir. Aussi, quand il eut vu Diogène le cynique se rouler, exempt de désirs, dans son tonneau, ils’écria : Si je n’étais Alexandre, je voudrais étre Diogène.
Ada, reine de Carie, lui ayant envoyé deux cuisiniers des plus experts, il les refusa en disant qu’il en tenait deux de son instituteur : pour le diner, la marche avant le jour ; pour le souper, un diner frugal.
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Après la victoire du Granique, il épargne les vaincus; à Issus, il fait trêve aux joies du.triomphe, pour consoler la fanillé de Darius, et il évite jusqu’au danger de voir la femme et les filles du grand roi, qui sont tombées en: son pouvoir. Il rend enfin aax restes de son ennemi des honneurs dignes de lui. Que l’on compare maintenant une conduite si noble avec l'indécente explosion de joie qui salue, dans Athènes, la mort de Philippe ; avec l’insatiable cupidité et la popularité babillarde des démagoguesgrecs ; avec l’obscénité affichée par les héros et les villes entières. Cellesci continuaient l’infâme trafic des jeunes gens voués à la prostitution; Théodore de Tarente étant entré au port avec un chargement de ces malheureux, Philoxène, gouverneur de la côte, écrivit à Alexandre poux lui en proposer deux d’une rare beauté. Alexandre, indigné, lui répondit en lui demandant de quelle ignoble volupté il l’avait jamais entendu accuser, pour lui faire une semblable proposition. Il ne se montra pas moins sévère envers Agnon, qui offrait de lui acheter un certain Cléobule, lequel, dans Corinthe, trafiquait de sa personne à un prix exorbitant.
Combien il est regrettable de voir de si belles qualités, qui font de lui l’unique héros chevaleresque de l’antiquité, gâtées par un caractère d’une extrême vivacité, par une prospérité non interrompue, et par la pire espèce d’ennemis , les flatteurs! Les anciens courtisans de Denys le Jeune, après la chute de ce tyran de Syracuse, accoururent auprès d'Alexandre pour le flatter (1). Les sophistes qui, dans Athènes, faisaient métier d’égarer le peuple, mirent tout en œuvre auprès du héros pour assoupir les remords de ses premières iniquités. Ils justifièrent le meurtre de Clitus, l’un en l’attribuant à la colère de Bacchus, l’autre en disant que la justice se tient à la droite de Jupiter, pour indiquer que les actes des rois sont toujours justes (2). Callisthène justifiait indirectement la mort de Parménion; Anaxagore suggérait à Alexandre de faire exposer sur sa table les têtes des rois et des satrapes, et quand il entendait gronder la foudre, il lui demandait : Est-ce toi qui tonnes, 6 fils de Jupiter (3)?
Il dépouilla le trésor de Suze , où l’on trouva 48,000 talents en barres, et 9,000 en argent monnayé ; des étoffes de pourpre d’une valeur de 5,000 talents, etsi belles qu’elles semblaient sortir
(t) ATRÉNÉE, XI, 538, (2) ARRIEN, IV, 9.
(3) ATHÊNÉE, VI, 57.
; à Issus, des mains de l’ouvrier, bien qu’elles fussent là depuis cent quatrelé de Da- vingt-dix ans; des vases pleins d’eau du Nil et du Danube, pour filles du montrer l'étendue de l’empire perse, et un trône d’une merveil-
nfin aux leuse richesse. Alexandre s’y assit, et, petit comme il était, ses ’on com- pieds ne pouvaient s’appuyer au sol; quelqu'un s’en apercevant >xplosion lui mit sous les pieds, en guise de tabouret, la table de Darius (1). vec lin- Alors un eunuque, vivement ému de voir cette table, sur laquelle esgrecs ; son ancien maître avait si souvent pris ses repas, servir de mars. Celles- chepied au nouveau maître , éclata en sanglots. Le Macédonien, a prosti- touché de sa douleur, ordonna de l’enlever ; mais Philotas s’y op- | charge- posa en disant : Elle n’a pas été mise là par ton ordre, ainsi lu la côte, n'as rien à Le reprocher ; la Providence a permis qu'il en fit ainsi > beauté. pour montrer l'instabilité des choses humaines. Alors Alexandre la le quelle fit laisser sous ses pieds. Le Corinthien Démarate, le voyant siéger lui faire en grande pompe sur ce trône magnifique, versait des larmes d’atvère en- tendrissement , et proclamait malheureux ceux qui n’avaient pas ule, le- contemplé Alexandre dans sa majesté. L’Athénien Athénophane exorbi- lui suggéra, pour s'amuser tandis qu'il était aa bain, de faire
vindre de naphte un jeune garçon , et de mettre le feu à l’enduit.
qui font Enfin, la courtisane Thaïs se déclarait bien dédommagée de toutes s par un les peines qu’elle avait souffertes en errant dans toute l’Asie, puisn inter- qu’elle avait la satisfaction d’insulter à Porgueil des rois de Perse,
rs! Les de fouler sous ses pieds leurs magnificences : Mais ma joie seraül e tyran bien plus grande, ajoutait-elle, si je pouvais incendier le palais tter (1). de ce Xerxès qui incendia Athènes ! si l'on annonçait au monde le peu- qu'une faible femme a vengé la Grèce micux que ne l'avaient fait, les re- avant elle, les chefs de tant de soldats! Les applaudissements et rtre de les acclamations éclatent à l'appui de ce qu’elle vient de proposer ; en di- Alexandre, en proie à l'ivresse, saisit une torche , et Porsépolis diquer est en flammes.
justi- La corruption fut chez l’homme à la hauteur du héros. Il se ggérait montrait tantôt en Mercure , tantôt en Hercule , tantôt en Jupiter, et des et se livrait à des infamies sous ces infâmes transformations. Pour ndait : se conformer aux mœurs des vaincus, il devint superstitieux en Égypte, dissolu en Perse ; il fut despote , et ra: conséquent cruel,
talents tantôt par l'effet de l'ivresse , tantôt par celui du soupçon : l'horourpre rible massacre de Thèbes , le supplice des défenseurs de Tyr et de tsortir Gaza, l'incendie de Persépolis, le meurtre de ses amis, s’é-
lèvent contre lui au tribunal de la postérité, qui doit reconnaître
(1) Table basse à l’orientale. Voyez Jusrin, XI, 15. — DIODORE , XVIE. — ARRIEN, Il, 26. — QuintE-Curce, V, 2. — PLUTARQUE, Vie d'Alexandre.
aussi dans Alexandre le mérite de la clémence et la gloire du pardon. Iln'infligea aux soldatsgrecs, plusieurs fois mutinés sous sés enseignes, d'autre châtiment que deles congédier. Ilfit rappeler dans leurs foyers tous les exilés de la Grèce , afin que personne ne fût malheureux sous son règne, et il accorda leur grâce aux assassins que Darius avait envoyés contre lui. On peut conclure de là que ses bonnes qualités lui. appartenaient en propre , tandis que les mauvaises étaient chez lui le résultat de limitation ou des mauvais conseils.
On lui a reproché de s’être fait Perse; mais les grands conquérants de l’Asie, ou furent des barbares, et ils acceptèrent les institutions qu’ils y trouvèrent, ou ils étaient civilisés, et ils comprirent qu’il était de leur intérêt de s’y plier. Les successeurs d’Alexandre voulurent se conserver Grecs, ce qui explique leur faiblesse et la facilité avec laquelle les Parthes renversèrent leur domination. Si Alexandre eût vécu, ou s’il eût eu un successeur digne de lui, une dynastie nouvelle aurait donné une nouvelle vie à ce vaste empire asiatique ; la Perse réformée aurait assujetti la Grèce ; de là, elle aurait tendu la main à Carthage ; Rome aurait succombé dans la lutte où elle triompha ; la race commerçante de Sem l'aurait emporté sur la descendance guerrière de Japhet; un ordre moral et politique tout autre aurait dominé l’avenir de l'Europe.
La fondation d'Alexandrie prouve combien il connaissait les positions favorables pour mettre en communication le monde, qu’il se proposait de gouverner de Babylone, une des capitales les mieux situées de l'univers. Dans la fondation d’Alexandrie, ce héros oriental né en Macédoine ne fut pas déterminé uniquement par l’idée politique et commerciale ; il vit, ou plutôt, à l'exemple des grands hommes, il devina l’importanceintellectuelle que cette ville acquerrait un jour. Ecbatane et Persépolis, entourées de leur gloire antique, pouvaient devenir le centre de l'empire qu’il rêvait ; il pouvait encore le transporter sur les rivages de l’Asie Mineure, et, cependant, il préféra cette autre limite entre le monde oriental et occidental. La splendeur de la Grèce était désormais éclipsée, Thèbes détruite , Athènes bouleversée par de basses ambitions , Sparte dégénérée de ses traditions sévères , la liberté un vain nom, jouet des démagogues ; l’astuce avait remplacé la valeur, Les peuples de PAsie étaient énervés , serviles ; les éléments hétérogènes du royaume de Perse s’écroulaient au premier choc. Il semblait qu’un nouvel élément fût nécessaire à l’ancien monde pour le régénérer ; Alexandre, chef de deux peuples également
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= ALËXANDRE LE GRAND. 285
corrompugy de mœurs et d'institutions différentes , eut la mission de recomposer le monde nouveau, en fondant l’Orient et l’Occident.
Il mourut dans l’âge le plus favorable aux grandes entreprises , alors que la jeunesse n’a pas encore perdu de son ardeur, et que pourtant l’expérience et la réflexion’ ont müri l’homme, en lui donnant les qualités qui manquaient à ses vértes années. Il mourut avant d’avoir pu rien affermir, et sa monarchie tomba pour être partagée entre dés mains incapables ; néanmoins sa conquête, qui embrassa ou toucha toutes les nations historiques , excepté l'Épire, Carthage et Rome, dut nécessairement exercer une grande influence sur le monde. L'Europe se rapprocha des sources du dogme et de la science, où elle puisa beaucoup de connaissances géographiques et philosophiques. Les livres transmis à Aristote lui furent certainement utiles , et si l’on ne veut pas croire qu’il tira de l'Asie toute la partie de sa logique que les modernes retrouvent dans les systèmes indiens , on conviendra du moins que ses travaux pénétrèrent dans ces régions ; ce qui aboutit toujours à une participation réciproque de civilisation. La civilisation grecque se répandit dans la haute Asie, et si elle ne put y prospérer à cause de l’irruption de nouveaux barbares, il est certain que nous en aurions trouvé plusieurs traces, si l’histoire étrangère nous était mieux connue. En somme, une ère nouvelle commence pour humanité. Les nations , jusqu’alors divisées par les lois, par les gouvernements , par les mœurs, commencent à se mélanger entre elles , s’acheminant avec plus d'accord vers cette amélioration sociale dont le glaive de Rome facilita l’accomplissement à la croix du Christ (1).
Avecl’expédition d'Alexandre , se ferme le cycle poétique de la Grèce , représenté par Homère, Platon, Aristote et lui-même. La Grèce cesse d’occuper le premier rang, dans l’ordre intellectuel ou politique ; elle use dans les discordes intestines le peu de forces qui lui restent. Sparte déchoit, le pouvoir despotique s’établit, les violences des Étoliens accélèrent la perte de l'indépendance, retardée en vain par les efforts héroïques des Achéens.
(1) Alexandre avait ordonné que son corps fût enseveli dans le temple de Jupiter Ammon : Ptolémée le fit conduire et enterrer à Alexandrie. On prétend y avoir trouvé sa tombe. Le docteur Clarke le transporta en Angleterre et voulut en démontrer l'authenticité ( Testimonies respecting the tomb of Alexander). C’est un sarcophage d’un seul morceau, de dix pieds de long sur cinq pieds de large et trois pieds de haut, couvert d’hiéroglyphes.
Sur l'étendue de l'empire d'Alexandre, on peut voir Van per Lys, Tabula geographica imperii Alex. M. Leyde, 1829.
Au point de vue littéraire même, la Grèce, après avoir parcouru les deux périodes de l'imagination et de la réflexion, n'avait plus à explorer que le champ de la critique, œuvre véservée d'ailleurs à son nouvel établissement d'Alexandrie , qui devint le: centre de l’activité intellectuelle, comme Rome le fut de l'activité politique: Alexandrie, dès l’origine , avec sa population mêlée de Grecs, d’Asiatiques , de Juifs, avec ses temples pour tous les cultes, fut destinéo à être la siége de l’éclectisme, Un nouvel ordre de choses exige un nouveau symbole, un nouveau nom, un centre où la pensée providentielle du fondateur puisse prendre racine et se développer sans être arrêtée par l’’obstacle d'institutions antérieures ; telle fut Alexandyrie. La science, néanmoins, n’entrait pas dans une voie nouvelle ; mais, après un pèlevinage long et fructueux , elle retournait au foyer de ses aïeux, riche: des nombreuses acquisitions qu’elle avait faites en revoyant avec Alexandre les temples mystérieux de l'Égypte et les écoles de Inde (1).