CL ES
4), ceux-ci enaient ; et
ur, Tysias, cent trente es, jeu perconcis (2).
| vengea en rate donna temployer ina les péndant plus , du mour des rapiexistaient sent jamais ssa dix an- , l'est des de l’Éloge :s louanges qui les ont ssi criante, le faire du gé. Néanl’école , il er par son lerons à sa ul prendre > juridique | vivement Philippe, s survivre
ys d'Halides chants
de Périclès,
KOTE, TETÔV-
« spondaïques et à des mélodies doriennes ; mais, quand je tiens en « main quelque harangue de Démosthène, un enthousiasme nou- « veau transporte mon esprit çà et. là, et me fait passer d’une « impression à une autre, de: ‘fiance à l'espoir, de la crainte « au dédain, de la haine à l'amour, de la pitié à l’envie ; je reçois « toutesles émotions qui peuvent maîtriser le cœur del’homme (1). » Telle est, en effet, la puissance de ce grand orateur. Élevé dans de misérables écoles, ayant une prononciation vicieuse, bafoué les premières fois, il apprit d’un comédien la différence qui existe entre une chose bien dite et la même chose mal dite ; il s’opiniàtra donc à vaincre ses propres défauts, et, grâce à la constance qui est le caractère du génie, il triompha de tous les obstacles. Renfermé dans la solitude, étudiant sans cesse Thucydide, il acquit la vigueur du style et des pensées, et finit par élever l’éloquence au niveau de la dialectique , de la politique, de la morale. Il trouva le goût corrompu, la tribune occupée parCharès, impétueux démagogue qui couvrait son incapacité de promesses magnifiques ou d’insolentes assertions, et gouvernait la plèbe. Ii voit venir de la Macédoine le nuage qui menace la Grèce ; or, quand tout plie devant la tempête, il résiste seul, rêve encore les plus beaux temps de son pays, et, plein de confiance , il se flatte de les faire revivre. Ce n’est plus un rhéteur qui cherche des applaudissements ; c’est un citoyen pouvant se tromper sur les moyens qu’il propose, mais qu’anime une conviction profonde, et dès lors une éloquence véritable, inspirée.
Sa manière n’a rien de ce que ses contemporains ou Cicéron appelait éloquence, c’est-à-dire le pathétique, la fine et légère ironie, les gradations délicates, la tempérance d’expressions, la magnificence ; mais il possède un style naturel, etcependant choisi, harmonieux. Chose importante, il se montre homme d’affaires, et déploie ce caractère fort qui exclut la servilité du talent. Il fait penser aux choses qu'il dit plutôt qu’à la manière dont il les dit; il va droit à son but par des efforts continuels, extraordinaires, et dédaigne les détours, les artifices. On dirait qu’il improvisa ses harangues, si nous ne savions pas au contraire qu’il les élaborait longuement, et (chose étrange pour nous, mais très-usitée autrefois ) qu’il préparait des exordes dans ses moments de loisir. C’est ainsi qu’il produisait cette impression indéfinissable que
(1) De la puissance de la parole de Démosthène, Tepi rñç Aeutixñs AnuocÜévous Gervétntoc.
nous appelons le sublime , et qu’il se montra digne defaire l’oraison funèbre de la liberté grecque expirante.
I n'eut qu’un émule digne de lui, Eschine d'Athènes. Nous avonsde lui le discours dans lequel, ayant Démosthène pour adversaire, il accuse Timarque d’immoralité et de corruption. Il s’y montregrandorateuretgrand dialecticien, non moins que dans la harangue Pour la Couronne contre Démosthène lui-même ; non-Seulement elle rivalise avec celle du grand orateur, mais il en est même qui la trouvent préférable (1). Certes, Eschine dut posséder des qualités très-éminentes, pour qu’il ait pu et puisse encore disputer la palme au plus grand orateur de l’antiquité ; maïs on lui demanderait en vain l’imperturbab!e véhémence, la richesse des formes et la finesse des considérations de Démosthène : il ne sait pas, comme lui, porter la discussion, par des voies obliques, sur le terrain où on l’attend le moins , briller par les contrastes, s'élever sublime pour retomber d’une plus grande hauteur sur son adversaire. Tous deux virent le parti que l’on pouvait tirer du comique à la manière dont l’entendaient leurs concitoyens ; aussi se plaisent-ils à descendre dans la vie privée, à dessiner des caractères, à peindre les mœurs, les passions, à s’abandonner à l’invective; mais chacun d’eux avait reconnu le côté faible de son talent. Démosthène évite les portraits, parce qu'ii exagère avec trop de facilité ; tandis qu’il se laisse aller volontiers aux récits , aux apostrophes envers son adversaire, et cherche l’occasion de s’épancher en sarcasmes spirituels. Eschine, convaincu que l’arme puissante de la plaisanterie lui manque, ne vise pas à l’esprit, mais plutôt aux raisonnements et aux conclusions qu’il veut en déduire.
Démosthène tirait un grand avantage de sa situation : il pou-
(1) Démosthène, ayant été chargé de réparer les murs d'Athènes, avait contribué de ses deniers à cet ouvrage pour une somme de trois talents (16,500 fr.). 11 fit en outre un présent de cent mines (9,000 fr.) aux commissaires choisis par les tribus pour présider aux sacrifices. Tant de générosité excita la reconnaissance des bons citoyens, et détermina Ctésiphon à rédiger un décret adopté par le sénat et le peuple, aux termes duquel Démosthène devait recevoir solennellement, dans les fêtes de Bacchus, une couronne d'or ; en même temps, le héraut devait proclamer que les Athéniens lui décernaient cet honneur pour avoir bien mérité de la patrie. Eschine, ennemi politique de Démosthène, et son rival en éloquence, jatoux de la gloire que ce décret lui assorait, attaqua devant les Athéniens le décret lui-même, comme contraire aux lois, et eita Ctésiphion en jugement. Démosthène se chargea de défendre sa propre réputation en soutenant le décret de Ctésiphon. Eschine, n'ayant pas obtenu en faveur de son accusation le cinquième des votes, nécessaire pour échapper au châtiment d’une dénonciation téméraire, fut condamné à l'amende et banni.
re l’oraison
nes. Nous our âdver- Il $’y monis la haran- -seulement ême qui la les qualités lisputer la demandeormes et la is, comme terrain où r sublime dire. Tous la manière -ils à despeindre les ais chacun hène évite andis qu’il nvers son asmes Spilaisanterie nnements