CHAPITRE XV
NOUVELLES INVASIONS DES BARBARES; SIÈCLE DE LÉON X; CONQUÊTES DU MILANAIS ET DE NAPLES
L’ITALIE SE LIVRE ELLE-MÊME. — EXPÉDITION DE CHARLES VIII; BATAILLE DE FORNOVO; CHUTE DES MÉDICIS (1492-1498). — CONQUÊTE DU MILANAIS PAR LOUIS XII ; ALEXANDRE VI ET CÉSAR BORGIA (1498-1503). — JULES II; SOU- MISSION DES ÉTATS DE L’ÉGLISE ; LIGUE DE CAMDRAI; GUERRE DE L’iNDF.PEN- DANCE (1503-1512). — MAXIMILIEN SFORZA RÉTABLI DANS LE MILANAIS; RENTRÉE DES MÉDICIS A FLORENCE ; LES ESPAGNOLS A NAPLES (1512-1513).
— LE PAPE LÉON X ET SON SIÈCLE ; SA POLITIQUE ÉGOÏSTE ET IMPRUDENTE ; MAR1GNANJ LETTRES ET ARTS (1513-1521). — ADRIEN VI, BATAILLE DE LA BICOQUE (1521-1523). — CLÉMENT VU, BATAILLE DE PAV1E (1523-1525). — CONSPIRATION DE MORONE , TRISTE ESSAI DE GUERRE NATIONALE, PRISE DE ROME (1525-1 52T). — CHARLES-QU1NT COURONNÉ EMPEREUR Et ROI A BO- LOGNE (1529). ™
■/Italie se livre elle-même.
Absorbée dans ses discordes intestines, éblouie par la prospérité de son commerce et l'éclat de sa civilisation, l’Italie à la fin du xv siècle ne s’était point aperçue que les nations voisines sortaient de l’anarchie bt de la faiblesse du moyen âge. Le roi de France, vainqueur des Anglaisât de la féodalité, était devenu le chef d’un État puissant, dont la frontière longeait les Alfïbs occidentales ; Ferdinand le Catholique, roi d’Aragon, réunissait par son mariage^avec la Castillane Isabelle, presque toute l’Espagne et la Soumettait à une dure discipline. L’empereur d’Allemagne, dans ses » États héréditaires d’Autriche, prenait une position plus dan-
1. \oy*. Guicciarclini, Sloria d’Italia: Machiavel, Frarqmcnti istorici ; derennali; Benibo, Hitt. venet.; Roscoe. Vie et pontificat <ii Leon X; Hanke, H<it. de la papauté.