C.redendosi aver sempre il vento in poppa
Non si curô di rovinare ognuno.
Un poète seul donna un avertissement inutile : « Nobles esprits, » s’écria Sannazar dans une ode où il essayait de réveiller contre l’étranger le sentiment national : « Nobles esprits ! Italie bien-aimée ! Quel vertige vous pousse à jeter le sang latin à d’odieuses nations ? » C’était un Napolitain ; on le laissa dire, et on attendit avec une confiance aveugle ce jeune homme qui ne faisait que saillir du nid, tout échauffé des récits des grandes batailles de Charlemagne , brave de sa personne, mais entouré de jeunes et folles gens. Chacun espérait exploiter à son profit les coups de son épée vaillante et inconsidérée. Il ne ferait d’ailleurs, croyait-on, que passer à travers l’Italie pour aller, comme un héros de Pulci ou du Boïardo , s’escrimer contre les infidèles , conquérir Constantinople, délivrer Jérusalem ; et le poète