‹ Histoire universelle publiée par une société de professeurs et de savants sous la direction de M. V. Duruy Histoire de l'Italie depuis l'invasion des barbares jusqu'à nos joursChapitre 175 sur 347 · C.redendosi aver sempre il vento in poppa · texte numérisé non relu

C.redendosi aver sempre il vento in poppa

Non si curô di rovinare ognuno.

Un poète seul donna un avertissement inutile : « Nobles esprits, » s’écria Sannazar dans une ode où il essayait de réveiller contre l’étranger le sentiment national : « Nobles esprits ! Italie bien-aimée ! Quel vertige vous pousse à jeter le sang latin à d’odieuses nations ? » C’était un Napolitain ; on le laissa dire, et on attendit avec une confiance aveugle ce jeune homme qui ne faisait que saillir du nid, tout échauffé des récits des grandes batailles de Charlemagne , brave de sa personne, mais entouré de jeunes et folles gens. Chacun espérait exploiter à son profit les coups de son épée vaillante et inconsidérée. Il ne ferait d’ailleurs, croyait-on, que passer à travers l’Italie pour aller, comme un héros de Pulci ou du Boïardo , s’escrimer contre les infidèles , conquérir Constantinople, délivrer Jérusalem ; et le poète

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