‹ Histoire universelle publiée par une société de professeurs et de savants sous la direction de M. V. Duruy Histoire de l'Italie depuis l'invasion des barbares jusqu'à nos joursChapitre 264 sur 347 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

l’excommunication contre l’assemblée française qui détruisait une partie de la constitution de l’Église; cependant, dans le livre des Droits de l’homme, tentative de transaction entre des principes ennemis , il prit parti pour la liberté contre le despotisme, fit du christianisme le fondement de tous les droits, et tenta moins d’arrêter le torrent que de le détourner au profit de la religion. Seules les républiques de Venise et de Gènes, où le patriciat était cependant identifie avec l’Etat, mais où étaient grandes aussi les défiances contre 1 Autriche et le roi de Sardaigne, parurent, malgré leur neutralité, pencher vers la France.

«lierre de la république française sur les Alpes* niouremcnls Insurrectionnels des Italiens (lltMitlj.

1 elles étaient les dispositions de la péninsule lorsque la déclaration de guerre faite en 1792 par l’empereur François a la revolulio^ française, jeta l’Italie dans la lutte. L 'ambassadeur français Sémonville proposa vainement à Victor-Amédée JI lu cession de tout ce qui serait conquis sur les Autrichiens en Lombardie. Il fut reconduit, sans être entendu à la frontière. Victor-Àmédée envoya dix mille hommes sous Lazzari dans la Savoie et huit mille sous Curten dans le comté de Nice, pour menacer peut-être le territoire ennemi. La ieine Marie-Caroline mit ses troupes en mouvement, et fit appareiller ses navires. La guerre commença, et l’Italie fut ainsi entraînée par ses souverains contre la révolution dont elle pouvait peut-être attendre son indépendance Dès les premières hostilités éclata la division qui existait entre les souverains et leurs peuples. Dans l'armée de Sardaigne les soldats étaient fort mal disposés pour leurs officiers , de familles nobles. Les troupes du général Lazzari attaquées par les Français dans les gorges de Mians lâchèrent pied dès les premiers engagements ; les habitants de la Savoie coururent avec enthousiasme au-devant des troupes françaises, qui occupèrent facilement Chambéry et presque tout le reste de la province. Dans le comte de Nice , Curten s’enfuit avec la même précipitation, et laissa le général français Anselme et l’amiral Truguet s’emparer de Niée, Mon-

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